Réalisation : Sandy Collora

Année : 2011

Genre : Science Fiction

L'histoire : Suite à un incident d’origine inconnue, le vaisseau de transport militaire Promotheus a quitté sa trajectoire pour s’écraser sur une planète non répertoriée. Les membres du commando stellaire qui ont survécu ont pour ordre de ramener vivant le détenu qu’ils escortaient. Mais le prisonnier ne compte pas se laisser reprendre facilement.

La Critique De Titi70 :

Après un passage remarqué en 2003 au Comic Con de San Diego avec son court métrage Batman Dead End, Sandy Collora (qui est un homme, comme son prénom ne l'indique pas) décide de poursuivre l'aventure en passant à la réalisation de son premier long métrage.

Après avoir déja travaillé comme créateur d'effets spéciaux à des oeuvres comme Abyss, Jurassic Park ou Predator, l'homme décide de s'inspirer de ses précédents travaux et se lance donc dans un film à petit budget qui sortira directement dans les bacs dans la plupart des pays (dont la France).

Hunter Prey (titre original du long métrage) se déroule dans une planète inconnu et commence après que des soldats extraterrestres s'y soient échoué, à bord de leur navette Promotheus. Les militaires viennent de perdre le prisonniers qu'ils étaient chargé d'emmener sur leur planète.

Ayant reçu comme ordre de le récupérer en vie, les soldats commencent donc une traque à travers ce qui ressemble à un désert hostile. Leur ennemi s'avèrent rapidement bein plus malin qu'il n'y parait et elimine assez vite une bonne partie du bataillon. Il ne reste bientôt plus que le commandant et son lieutenant.

Le film commence précisement à ce moment, tandis que nos extraterrestres, le visage caché derrière des combinaisons et des casques tentent de rattraper leur prisonnier, avec comme unique aide un robot manifestant sa présence par la voix d'une femme grâce à une télécommande.

Autant le dire, le début du long métrage fait peur tant il ne s'y passe franchement rien. On a donc deux individus sous des casques qui se disputent sur le rôle de leur hiérarchie alors qu'un ennemi insaisissable leur échappe constamment et qu'une voix robotique leur parle.

Pourtant, passé cette première demi heure assez laborieuse, le film commence à entrer réellement dans le vif du sujet.

Nos personnages ont, entre temps, enlevé leur casques et l'on découvre que le fameux prisonnier est en fait un humain. Du coté des poursuivants, il ne reste bientôt plus qu'un seul extraterrestres qui nous révèlent bientôt un faciès assez moche.

Peu à peu, les deux personnages vont pourtant prendre conscience qu'ils ne sont peut être pas si différents, car, ils détestent tout les deux toute forme de hiérarchies et n'aspirent qu'a survivre avant tout.

Évidemment, Promotheus - Commando Stellaire est souvent victime de son maigre budget et possède un scénario pas toujours abouti (durant les affrontements ou lorsqu'une seconde race extraterrestre, incarné par un alien joué par le metteur en scène lui même, vient se mêler à l'histoire durant quelques minutes), mais, au final, malgré ses imperfections, le long métrage s'avère plutôt intéressant.

En bref, une oeuvre souvent victime de son budget étriqué, qui met pas de temps à vraiment démarrer, mais, qui n'en demeure pas moins agréable et s'avère au final un bel hommage à la SF des années 70, but avoué du réalisateur.