Réalisation : Claude Berri

Année : 1990

Genre : Comédie Dramatique

 

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L'histoire : Dans un petit village, tandis que la seconde guerre mondiale vient de se terminer, chacuns se retrouvent face à ses actes passé et, alors que les chasseurs d'hier deviennent les proies d'aujourd'hui, tous en profitent pour regler des comptes, de differentes manieres.

La Critique De Titi70 :

Après avoir brillamment adapté Marcel Pagnol dans les années 80 en racontant l'histoire de Manon Des Sources, Claude Berri décide, quelques années plus tard, de réadapter à nouveau un grand romancier et choisit Marcel Aymé. Pour l'occasion, il s'entoure d'un casting tout simplement royal : Gerard Depardieu, Philippe Noiret, Jean Pierre Marielle, Michel Blanc, Daniel Prevost, Michel Galabru, Ticky Olgado et Fabrice Luchini.

Le film nous emmène en 1945, juste après la libération, dans un village bombardé ou il ne reste que quelques bâtiments. A cause de ces évènement, l'ingenieur Archambaud s'est senti obligé d'heberger chez lui des personnes. Il y a d'abord Gaigneux, un membre du parti communiste qui s'est donc installé avec sa femme et ses enfants, mais, aussi, Watrin, un homme extremement cultivé, professeur de français. A cause des bombardement, l'ecole à été détruite et l'instituteur se voit contraint de faire la classe dans le bistro de Leopold Lajeunesse, un homme alcoolique et colérique à la force herculéenne, mais, qui s'est pris de passion pour la poésie depuis qu'il assiste aux cours.

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Un jour, Rochard, un cheminot également membre du parti communiste,manque de respect à Watrin. Léopold décide alors de lui infliger une correction, mais, celui ci se vengera plus tard en accusant le patron de bistro de cacher Maxime Loin, un collaborateur des Nazis activement recherche par la résistance. Peu de gens le savent, mais, celui ci à en fait été recueillis par Archambaud.

Les gendarmes emmènent donc Leopold en prison, mais, avant, l'homme ordonne à Rochard de tenir la boutique à sa place.  Au bout de quelques jours, le patron de bistro est libéré grâce à son avocat, Megrin. Dans le même temps, Jourdan, autre membre du parti communiste, décide d'éliminer Rochard, celui ci commençant à devenir gênant, mais, il se trompe et assomme l'avocat. Il sera soumis à une séance énergique d'aveu mené par Leopold.

Toujours soupçonné de cacher le collaborateur, le patron de bistro demande de l'aide à Monglat, un homme riche et puissant qu'il avait aidé du temps ou celui ci faisait des trafics avec l'occupant. 

Tandis que chez les Archambaud, la femme trompe son mari avec Maxime Loin et la fille couche avec Gaigneux, tous ignorent qu'un grand drame sanglant s'apprette à se jouer dans le village. En effet, Leopold, complètement bourré à fait le cirque au milieu de la nuit en révélant tout les petits secrets des habitants et c'est peu dire que certains n'ont pas apprécié, notamment Monglat.

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C'est donc un film ou chacun trouve un rôle à sa mesure, que ce soit Gerard Depardieu qui se déchaîne totalement dans le rôle de ce patron de bistro, Daniel Prevost en individu sournois qui passe son temps à recevoir des corrections de la part de Leopold Lajeunesse, Fabrice Luchini égale à lui même ou Philippe Noiret et Jean Pierre Marielle qui forme un duo d'amis très souvent ensemble.

La surprise viendrait plutôt de Michel Blanc, completement à contre emploi dans un rôle pas du tout comique, et surtout Michel Galabru. l'acteur est tout simplement formidable dans la peau du terrible Monglat. Tout en retenu, Michel Galabru campe un personnage cruel, méchant et sournois qui n'hésite pas à balancer en direction de son fils :"Oui, je suis une ordure, mais, une ordure riche, et quand je te vois, ça me dégoûte." ou encore lancer avec délectation : "Les dénonciations, ça me fait jouir". A ce titre, le monologue finale de l'acteur est tout simplement inoubliable et glaçant, dommage que le personnage ne soit pas plus present dans le film.

C'est donc un oeuvre porté entièrement par des acteurs très en forme et qui font, ici, preuve de tout leur talent dans cette histoire ou chacun règle ses comptes après cette période trouble, entre ragots et dénonciation. Certains regrettent même que Hitler ne soient plus la alors que d'autres essaient de neutre politiquement, à la manière de Watrin qui tente de garder, coûte que coûte, sa "recette du bonheur".

Claude Berri raconte cette histoire avec tout le cynisme nécessaire et nous offre un très bon film, une excellente oeuvre sur une période mal connu, car, si on sait beaucoup de choses sur la seconde guerre mondiale, la suite des évènements demeure beaucoup plus flou. 

Quoi qu'il en soit, Uranus (le film porte son titre d'une reflexion de Watrin), rèste un très grand film français dont les 6 nominations au César sont entièrement justifié. Une oeuvre porté, encore une fois, par un casting parfait et par le génie de Claude Berri. Je terminerais simplement avec la phrase de Philippe Noiret résumant parfaitement le film : "Nous sommes des laches et de hypocrites comme la majorité des gens. Vous en connaissez beaucoup des gens courageux, des héros, des amis ? N'empèche que les hommes sont des créatures admirables". 

Petit indication pour terminer la bande annonce ci dessous est raconté avec la voix off du regretté Philippe Noiret et, pour ma part, je vous la conseille fortement.