Réalisation : Andreas Marschall

Genre : Horreur

Année : 2011

L'histoire : Après plusieurs échecs dans divers conservatoires d'art dramatique, Stella est enfin retenue dans un atelier privé aux méthodes très particulières.

La Critique De Titi70 :

Tout droit venus d'Allemagne, voici une oeuvre qui a déjà fait le tour des festivals, notamment le Paris International Fantastic Festival, organisé par Mad Movies, ou Masks à reçu le prix spécial ciné + frisson et le prix du public en 2011.

Le film d'Andreas Marschall se présente comme un hommage aux Giallo (style inventé en Italie, cousin des Slasher Américain, ou des personnes sont assassiné, le plus souvent à l'arme blanche) et plus precisemment à l'un des plus illustres représentant, Dario Argento.

PDVD_000 copie

L'histoire se passe dans une école de théâtre ou, dés la première scène, une fille se fait arracher un ongle. Après un générique d'ouverture sublime qui ravira les fans de Mario Bava (notamment ceux qui ont vu la bande annonce d'époque de La Baie Sanglante), Le film revient sur cet endroit charmant ou atterrit Stella, une jeune fille très ambitieuse ne rêvant que de faire carrière sur les planches. Cet endroit, baptisé du nom du créateur Matteusz Gdula , enseigne une méthode d'apprentissage assez particulière, basé sur l'implication extrême de l'acteur dans son jeu.

En outre, l'école dégage une ambiance étrange, mais, Stella veut réussir sa dernière chance et, finalement, se voit intégré parmi les élèves. Ceux ci restent malgré tout très froid avec elle et, à l'évidence, ne l'apprecie pas beaucoup, tout comme son professeur d'art dramatique, qui lui mène la vie dure.

Quelques jours après son intégration dans l'école, la jeune fille apprend qu'un meurtre s'est produit, il s'agit d'une ancienne élève qui prenait la fuite au moment ou Stella s'était présenté. Une autre pensionnaire de l'école lui parle d'une méthode étrange basé sur la souffrance avant de disparaître également. Stella se voit alors proposé cette fameuse "méthode" et, pour elle, commence un long cauchemar qui ne mène qu'à une seul issue : la mort.

Andréas Marschall signe ici son second long métrage, après le film à sketch Tears Of Kali tourné en 2004 et sortit chez nous en 2009. Le metteur en scène a d'ailleurs auto-produit son second long métrage , tournant directement dans une véritable école de théâtre, durant des vacances scolaires, et n'hésitant pas à embaucher de vraies élèves de l'établissement, à la fois devant et derrière la caméra.

Autant le dire, le film pourrait s'apparenter, sur bien des points, à un remake déguisé du film de Dario Argento, Suspiria. Non seulement l'histoire est ressemblante, mais, le cinéaste reprend également plusieurs scènes, comme ce face à face entre la fille qui s'enfuit de l'école avec celle qui arrive. De même, la musique, joué par un groupe de métal, est très semblable à celle du film original.

PDVD_001 copie

Pour autant, réduire ce film à une simple copie carbone de Suspiria serait commettre une grave erreur, car, si le metteur en scène maintient cette impression durant toute la première partie, c'este pour mieux nous emmener dans une direction totalement différente de celle du chez d'oeuvre de Dario Argento.

Car, si cette école n'abrite aucune sorcière, elle demeure un endroit démoniaque avec un monstre bien humain. L'ambiance du film s'alourdit alors de plus en plus jusqu'a un final très particulier, montrant que la quête de célébrité de Stella devra se payer au prix fort.

Masks contient énormément d'idée assez uniques, avec des scènes de meurtres assez rare, mais toujours filmé dans le pur style parfois cruel du Giallo Italien (le policier qui se fait d'abord percer le tympan avec une pointe en acier).

Le long métrage demeure imparfait, notamment à cause d'acteurs pas franchement à la hauteur, à l'ecpetion de celel qui incarne Stella, et de personnages secondaire qui en servent pas toujours à quelque chose, mais, l'oeuvre dégage une ambiance unique et nous emmène doucement vers un scénario plus original qu'il n'y parait. et à l'heure ou le cinéma Américain à de plus en plus de mal à offrir du film d'horreur de qualité, ça fait tout de mème du bien de voir un film qui sort des sentiers battus.

En bref, Masks reste un bon film de genre, assez particulier, mais, qui prouve que le cinéma horrifique à encore beaucoup à nous offrir. A signaler, pour terminer, que Masks sortira dans les bacs le 1er février 2013.