Réalisation : Noboru Igushi

Genre : Action / Fantastique

Année : 2010

L'histoire : Après le décès de son père, un jeune homme hérite d'une de ses inventions : Un robot programmé pour se battre et capable de transformer en moto. Ensemble, le garçon et le robot vont devoir affronter une puissante organisation criminelle du nom de Sigma.

La Critique De Titi70 :

Attention, gros nanar en vue, j'ai nommé Karaté Robot Zaborgar, réalisé en 2010 par Noboru Igushi, un nom bien connu des lecteurs de ce blog puisqu'on lui doit déja des oeuvres bien frappadingues comme The Machine Girl ou encore Mutant Girl Squad.

Cette fois, le réalisateur à choisi de s'attaquer aux Sentaï, popularisé chez nous dans les années 80 par des séries télé comme Bioman ou X-Or, et d'en livrer une sorte de parodie.

Produit par Sushi Typhoon, la boite de production regroupant les réalisateurs Japonais les plus turbulents du pays, le long métrage est une adaptation ciné d'une série des années 70 destiné au jeune public

L'oeuvre nous conte donc l'histoire d'un jeune flic du nom de Damon Yakata qui lutte contre une organisation criminelle du nom de Sigma, responsable de la mort de son père.

Il est épaulé dans sa tache par un robot qu'il contrôle simplement avec la voix. La machine est en fait constitué de l'ADN du frère jumeaux décédé de Damon, et lui à été légué par son père.

Le robot est programmé pour le combat, avec plein de gadget différents, et peut se transformer à volonté en moto.

Le duo affronte des ennemis aussi diverses que des mutants ou même une femme bionique, sans oublier plein de créatures démoniaques. Heureusement, notre robot est du genre efficace et n'hésite pas à recourir aux art martiaux si besoin. D'ailleurs, il n'hésite pas à s'entrainer regulièrement avec Damon.

Les choses se compliquent le jour ou Damon tombe amoureux de la fameuse méchante bionique, un sentiment que, bientôt, elle partage. C'est le début d'une grande aventure qui va s'étaler sur 20 ans (le film est divisé en deux chapitres, avec un carton comportant les titres, à la manière d'épisodes d'une série) et verra notamment notre héros, à plus de 40 balais, affronter ses progénitures.

Autant l'avouer direct, s'il fallait une preuve que le Japon est vraiment le pays le plus imaginatif en matière de délire, ce Karaté Robot Zaborgar en serait un bon exemple. C'est simple, à travers ce film, Noboru Igushi ne recule devant aucune excentricité, que ce soit en terme d'action ou même d'humour.

Un exemple ? Lors d'un combat entre deux robots, on a droit au méchant qui fait perdre la tète à Zaborgar l'éspace de quelques secondes, tout simplement en lui montrant sa petite culotte.

Et ce n'est qu'un des exemples de l'humour très particulier qui parsème tout le long métrage. Remplis de gags en dessous de la ceinture, et pas franchement dans la finesse (entre autre lorsque des types qui s'envolent en allumant une mèche, grace à un pet), le film fait également dans l'humour carrément macho (le femme bionique fouettée par son maître ou la fille géante usant des ondes du téléphone comme d'une arme, procédé appelé aussi le coup de la lycéenne) avec une petite touche sexy (les filles sont en général court vétue).

Enfin, Karaté Robot Zaborgar regorge de créature caoutchouteuses, voir carrément kitchs, et d'acteurs mauvais comme pas possible, sans oublier un doublage et des dialogues à se pisser dessus.

Malgré tout, il faut bien admettre qu'hormis quelques longueurs, on ne s'ennuie jamais tant le film est rempli de scène d'action parfois bien sanglantes. Pour ceux qui qui ont toujours trouvé les séries cité plus haut bien trop sage, le film de Noboru Igushi reste un vrai bonheur.

Au final, le film est un véritable concentré de n'importe quoi, sauf que c'est complètement assumé et qu'à partir de la, Karaté Robot Zaborgar devient franchement un gros nanar jouissif et hilarant qui enquille une tonne d'idées toutes plus folles les unes que les autres, à un rythme totalement frénétique et se termine en laissant sur le visage du spectateur un sourire béat qui signifie "c'est con, mais, qu'est ce c'est bon".