Aujourd'hui, je vous propose une double chronique puisque j'ai eu l'occasion de visionner les deux versions du film de pièce de théatre Le Prénom (disponible dans l'édition DVD).

La Pièce De Théatre

Mise en scène : Bernard Murat

Année : Première en 2010 au Théâtre Édouard VII

Genre : Comédie Dramatique

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L'histoire : Vincent va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d'enfance. En attendant l'arrivée d'Anna, sa jeune épouse, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s'il a déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos et déclenche le début d'une soirée inoubliable.

La Critique De Titi70 : Je vais vous parler d'une pièce de théatre, avec Paaaatttriickk Bruel, à savoir Le Prénom, qui fut un des évènements théâtrale de l'année 2011 et donna lieu à une adaptation cinématographique.

La pièce réunit donc, outre Patrick Bruel, Valerie Benguigui, Jean Michel Dupuis, Guillaume De Tonquédac et Judith El Zein.

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Tout commence avec Bruel expliquant en voix off le passé de tout les invités à cette soirée qui se déroule dans l'appartement parisien d'un couple de bobos, Elisabeth Larcher, surnommée "Babou" et son mari, Pierre. Tout deux travaillent dans l'enseignement. Les convives sont donc Vincent Larcher, agent immobilier et frère de "Babou", mais, également ami d'enfance de Pierre. Il y a également Claude, tromboniste dans un orchestre symphonique et ami d'enfance de Pierre, Vincent et "Babou".

Il seront rejoint par la suite par Anne, la femme de Vincent qui attend un enfant. C'est d'ailleurs sur ce sujet que la soirée débute, assez mal, il faut bien le dire. Car, l'agent immobilier se retrouve face à sa soeur et ses amis qui insistent pour savoir le prénom du futur enfant.

D'un naturel moqueur et un peu cynique, Vincent leur annonce alors qu'il a décidé de baptiser l'enfant, Adolphe, du nom d'un personnage de roman qu'il prétend avoir aimé.

Évidemment, malgré l'ortographe diffèrent du patronyme, tout le monde est consterné. Et les disputes commencent rapidement.

Au cours de la soirée, les choses vont progressivement s'envenimer, allant bien plus loin que la simple boutade et dépassant largement la méchanceté. En outre, quelques révélations surprenantes vont tomber et chacun révélera un visage et une facette jusqu'alors inconnu.

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Mème entre amis, on ne se dit jamais tout. Le Prénom donne une idée de ce qui peut se passer lorsque ça arrive. L'histoire devient alors rapidement un huit-clos ravageur ou, progressivement, les masques tombent dans ce groupe d'amis appartenant tous à la classe moyenne.

Ce qui donne au final une pièce de théâtre très bien joué, notamment Patrick Bruel qui n'hésite pas à interpreter un personnage qui se révélera un véritable anti-héros, succeptible et trop sur de lui.

Si on peut reprocher à Jean-Michel Dupuis d'ètre un peu dans l'exces, son rôle demande à l'évidence beaucoup d'énergie puisqu'il passe son temps à hurler.

Le Prénom est une très bonne pièce de théâtre, passant du vraiment drôle (la révélation du surnom de Claude) au plus tragique en quelques secondes.

Pour ma part, j'ai passé un excellent moment devant ce spectacle également très bien écrit et au succès amplement mérité.

Le Film

 

Réalisation : Mathieu Delaporte & Alexandre De la Patelière

Année : 2011

Genre : Comédie Dramatique

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L'histoire : idem

La Critique De Titi70 :

Après le succès de la pièce de théâtre, les auteurs décident, donc, de transposer le spectacle au cinéma. Un pari toujours risqué tant le long métrage risque d'ètre plus du "Théâtre Filmé" qu'un long métrage à part entière.

Pour l'occasion, on retrouve la plupart des membres du casting d'origine, à savoir Patrick Bruel, Valerie Benguigui, Guillaume De Tonquedec et Judith Al Zein. Seul Jean Michel Dupuis est remplacé par Charles Berling. En second rôle, figure la comédienne Francois Fabian qui joue la mère de Vincent et "Babou", personnage qu'on ne voyait pas dans la pièce de théâtre.

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Si l'histoire reste inchangée, les auteurs ouvrent tout de même le film avec une première scène totalement nouvelle ou, sur un monologue de Patrick Bruel, un pauvre livreur de pizza se présente chez Elisabeth et Pierre Larcher ou, après un accueil un peu particulier, il découvre qu'il s'est trompé d'appartement.

La suite reprend les grandes lignes de la pièce d'origine, avec ce repas chez les Larcher, ou sont convié Vincent, le frère d'Elisabeth dit "Babou", et Claude. Tous sont donc amis d'enfance et se prépare ? une soirée sympathique.

On a donc l'illustration d'un groupe de Bobos parisien bientôt rejoins par Anna, la compagne, enceinte, de Vincent. Celui ci, avec son humour un peu particulier, sort sa superbe idée de prénom pour son futur enfant et déclenche, sans vraiment en avoir conscience, le début des hostilités. L'occasion de se rendre vraiment compte à quel point se personnage demeure une véritable caricature du type sur de lui, riant à ses propres blagues et n'hesitant jamais à faire preuve d'un humour parfois bien cruel.

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Le film reste donc fidèle à sa trame d'origine et, hormis quelques idées comme la fin illustré en image (elle était simplement raconté par Bruel dans la pièce), cette version cinéma ne surprendra pas ceux qui, comme moi, connaissent la pièce de théâtre.

Pour autant, ce film demeure agréable et très bien joué, notamment par Charles Berling qui interprète à sa façon le rôle de Pierre Larcher, sans jamais chercher à imiter son prédécesseur. Tout juste peut on reprocher aux auteurs de n'avoir pas accordé un peu plus de place au personnage incarné par Francoise Fabian qui demeure assez effacée.

Le Prénom version cinéma est donc un bon film, pas surprenant pour qui connaît l'histoire, mais, bien réalisé et très réussi.