Réalisation : Robert Aldrich

Année : 1967

Genre : Guerre

L'histoire : Pendant la Seconde Guerre mondiale, douze criminels, tous condamnés à mort, aux travaux forcés ou à une peine de prison, se voient proposer une mission suicide en échange d'une amnistie : attaquer un château en France où se sont installés une trentaine de généraux nazis et en massacrer le plus possible.

La Critique De Titi70 :

A l'origine, Les 12 Salopards s'inspirent à la fois d'un roman, mais, également d'un film de Roger Corman sortit en 1964, L'Invasion Secrète ou, durant la seconde guerre mondiale, un homme réunit des prisonniers, les entraine en vue d'une mission dangereuse en Italie.

On retrouve donc la même histoire avec le film de Robert Aldrich qui réunit Lee Marvin (les producteurs voulaient John Wayne, mais, pas le réalisateur qui obtint gain de cause), Charles Bronson (tellement mécontent de tourner ce film qu'il passa le tournage à faire la gueule à tout le monde), le chanteur Trini Lopez (dont le personnage meurt hors écran après que son agent ait tenté de renégocier le salaire de sa star), Robert Ryan, Telly Savalas, Georges Kennedy (qui devait, à l'origine jouer le role de Arthur Magott, mais, du ceder sa place à Telly Savalas), Jim Brown, Donald Sutherland et Ernest Borgnine.

Pour l'anecdote, après le tournage fut projeté un premier montage du film aux producteurs. A l'issue de la projection, l'un des exécutifs expliqua à Robert Aldrich qu'il aurait certainement l'oscar du meilleur réalisateur à condition de retirer une scène ou le personnage incarné par Jim Brown balance des grenades dans une cave ou sont retranchées plusieurs soldats Allemand et leur famille. mais, le réalisateur refusa catégoriquement, expliquant que, selon lui, la guerre était un enfer et ne devait jamais être édulcorée au cinéma. De fait, Robert Aldrich n'obtint jamais un seul oscar. 

L'histoire est donc celle du commandant John Reisman, et se déroule durant la seconde guerre mondiale. Borné et rebelle, l'homme est peu apprécié de ses supérieurs qui lui donne une dernière chance avec une véritable mission suicide : Former un groupe de prisonniers au combat pour ensuite les envoyer détruire un chateau occupé par les Allemands en France. A l'issue de la mission, les survivants pourront bénéficier de la liberté.

C'est ainsi que le commandant visite une prison et recrute douze individus extrêmement dangereux, tous condamné et pret à ètre exécuté.

La première partie du film est d'ailleurs largement consacré au fameux entraînement que subissent les prisonniers. Rythmé et plein d'humour (que ce soit dans les répliques ou les situations), cette première partie atteint son apogée lorsque nos salopards effectue une mission d'entraînement ou il vont ridiculiser des soldats professionnelles à la solde du principale ennemi du commandant Reisman.

La seconde partie replonge le film dans un ton plus sérieux, car, notre équipe de choc effectue une mission dangereuse dont beaucoup ne reviendront pas vivant.

Injustement taxé de fasciste à sa sortie, Les 12 Salopards contient pourtant nombre de thème dénonçant l'armée Américaine (d'ailleurs miné par des désaccords entre soldats).

Porté par un casting hors pairs, filmé impeccablement et donnant une image pour le moins réaliste de la guerre, Les 12 Salopards est considéré comme un des plus grand film de guerre existant, ce qu'il est assurément. D'ailleurs, son succès fulgurant entraînera la mise en chantier de trois suites, toutes sous forme de téléfilm et d'une série télévisé qui ne durera qu'une saison. Je vous parlerais d'ailleurs bientot de la première de ces suites. 

En ce qui concerne le film de Robert Aldrich, ça rèste un chez d'oeuvre indispensable du cinéma de guerre et du cinéma tout court.