Réalisation : Norman J. Warren

Année : 1978

Genre : Horreur

L'histoire : Une jeune femme tombe sous la coupe d'un culte sataniste organisé par son oncle et son cousin. Elle ne peut faire confiance à personne, et même les gens qu'elle croyait morts reviennent pour la hanter.

La Critique De Titi70 :

Pour les fans de pur séries Z, le nom de Norman J. Warren n'est pas inconnu puisqu'on lui doit notamment des oeuvres pas franchement imperissables comme Inseminoïd, Le Zombie Venu D'Ailleurs ou Les Mutants De La Saint Sylvestre.

A la fin des années 70, suite au succès du film de William Friedkin, L'Exorciste, la mode est aux histoires de posséssions en tout genre, et Norman J Warren se dit qu'après tout, pourquoi ne pas suivre ses camarades dans la mouvence.

C'est ainsi qu'il signe Satan's Slave qu'on trouve parfois sous le titre Evil Heritage et rebaptisé L'Esclave De Satan ou Diabolique Pulsions chez nous.

Ce sera son premier long métrage, pour lequel il reunit Candice Glendenning, Michael Gough et Barbara Kellerman.

L'histoire est relativement simple. On suit une jeune femme du nom de Catherine Yorke vivant en Amérique et fetant bientot ses 20 ans.

Mais, avant l'anniversaire, elle doit se rendre, avec sa famille chez un de ses oncles, vivant dans la campagne Londonnienne.

A peine arrivée, un brutale accident la sépare de ses parents et Candice est receuillie par ce fameux oncle Alexandre, qui vit avec son fils, Stephen, et une femme du nom de Frances.

Peu à peu, dans cette grande demeure, Candice découvre l'histoire de ses ancètres, tandis que de curieux evenements se produisent. La jeune femme est loin de se douter de ce qui l'attends pour son anniversaire.

Le film commence très fort avec une scène totalement ridicule ou une femme se retrouve allongée nue lors d'une messe noire ou le grand pretre porte un masque de bouc.

Le passage suivant nous montre un jeune homme en compagnie d'une autre femme qu'il séduit sans difficulté (elle ne demande que ça), embrasse et attire dans la chambre avant de tenter de la violer. Il finira par la tuer en lui écrasant la tète entre deux portes.

Autant dire qu'entre la cérémonie ridicule et le second passage, atrocement mal joué, le spectateur que je suis est déja pret à se taper un sacré nanar.

Il ne faudra pas longtemps avant que Candice, l'heroïne, ne finisse dans le chateau ou on retrouve l'assassin du début (en fait le fils du propriétaire ) et c'est à partir de la qu'on sombre vraiment dans le navet le plus totale.

C'est toujours aussi mal interpreté, mais, Norman J. Warren ajoute à cela une bose dose d'incoherence. Par exemple, quel interet de nous montrer le meurtre du compagnon de Candice, puisque celle ci semble avoir totalement oublié son exixtence, avant de s'en rappeler miraculeusement dans les dernieres minutes.

Entre temps, la jeune femme tombe amoureuse de son cousin et s'envoie en l'air avec lui sur une musique qu'on croirait tiré d'un film érotique avec une scène ou on ne voit rien, mais, qui dure tout de mème plusieurs minutes.

Car, le réalisateur ne se gène pas pour rajouter un peu de sexe à son film, notamment lors d'un flash back totalement gratuite, virant au lesbianisme.

Combre du ridicule, Norman J Warren tente, dans les dernières minutes, de nous faire douter avec Candice qui ne sait plus si tout cela est vrai ou non. La réponse est visible à des kilomètres et achève de montrer à quel point le réalisateur prend le public pour un con. Et je ne parle mème pas de la scène ridicule ou un type se retrouve avec une épingle dans l'oeil. 

Au final, Satan's Slay est un énorme navet, ou surnage tout de mème le comédien Michael Gough, dont on peut clairement se demander ce qu'un acteur pareille fout dans une tel merde filmique. Mais, mème en étant fan de lui, difficile de s'entousiasmer pour un pareille film.