Réalisation : Ryan Johnson

Année : 2012

Genre : Action / Science Fiction

L'histoire : Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les "Loopers") les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

La Critique De Titi70 :

Réaliser un bon film de science fiction apte à satisfaire tout les publics est toujours un projet compliqué. Soit vous signez une oeuvre avec des thématique ambitieuse en oubliant tout effets spectaculaire et vous vous mettez à dos le spectateur de base, celui qui s'installe devant son écran après une journée de boulot harassante et n'a surtout plus envie de réfléchir, ou vous optez pour le divertissement et les fans pur et dur de SF vous accusent d'oeuvrer dans le navet et d'ètre un imbécile.

Rare sont les oeuvres du genre qui réussissent à allier les deux (à savoir le réfléxif et le spectacle). Rian Johnson, lui, à décider d'opter pour une méthode plus Tarrantinesque : le piochage dans plusieurs référence étallé dans une oeuvre appellé Looper.

Réunissant notamment Bruce Willis, Joseph Gordon Levitt, Emily Blunt, Paul Dano, et les participation de Jeff Daniels et Piper Perabo, le film traite du voyage dans le temps et se déroule en 2044.

Dans cette époque futuriste, des tueurs exécute des cibles envoyé du futur par une organisation criminelle, on les appelle des Looper. Joe est l'un d'eux. un type sérieux et le meilleur dans son domaine. Mais, le jour ou il doit tuer une version plus âgé de lui même, faisant ce qu'on appelle :"boucler sa boucle", les choses se compliquent, car, le Joe plus âge (Non, c'est pas G.I Joe) n'a pas l'intention de se laisser avoir et compte bien profiter du voyage pour tuer celui qui à abattu sa femme et se fait appeler "Le maître des pluies".

Lorsque le Joe plus jeune se rend compte qu'il s'agit d'un enfant aux pouvoirs exceptionnelle, il décide de le protéger, tout comme la femme qui s'occupe du gamin, et dont l'homme est tombé amoureux.

A travers cette histoire, on reconnaît celle d'un autre film, Terminator de James Cameron, avec ce robot envoyé trente ans plus tôt pour tuer pour éliminer une jeune femme. Remplacer simplement le robot par un humain joué par Bruce Willis.

Pour autant, le film n'est pas un décalque de l'univers de James Cameron et possède sa propre identité visuelle en nous proposant un futur assez pauvre (pas de voiture volante, mais, des motos volante) ou le crime est sévérement puni (les voleurs sont rapidemment abattu) et ou des êtres aux pouvoirs télékinesiques vivent au coté des humains (X-Men ?).

C'est donc un univers assez pauvre que nous décrit le réalisateur, et la première partie du film est plus dans le registre dramatique que dans la science fiction.

Il faudra attendre la seconde partie et la fuite du Joe âgé pour que le film entre plus dans le domaine de l'action, avec notamment une très bonne scène ou Bruce Willis décime le quartier général des Looper et le grand chef des tueurs, incarné par Jeff Daniels.

L'éspace de quelques minutes jouissive, on retrouve le Bruce Willis comme on l'aime, le visage barbouillé du sang de ces victimes, dommage que l'acteur en soit réduit à jouer les second rôle, le réalisateur étant visiblement plus occupé à nous décrire comme le personnage de Joseph Gordon Levitt fait connaissance avec un gamin aux pouvoirs terrifiant et tombe amoureux de celle qui s'occupe de lui et tient la ferme. 

Relativement intimiste, ces moments font fortement penser au cinéma de M Night Shyamalan, plus porté sur les personnages que sur les évènements (ce n'est pas un reproche, c'est un fait).

Malgré quelques maladresses (certain détails ou personnage du film n'ont guère d'interet, à l'instar de la prostituée avec laquelle couche Joe au début du film), Looper reste une oeuvre sympathique, mais, non plus une oeuvre inoubliable, la faute à un univers tout de même assez pauvre. Comme quoi, étaler des références sans chercher à les comprendre ne garantit pas forcement la réussite totale.