Réalisation : Luis De La Madrid

Année : 2005

Genre : Horreur

L'histoire : Elèves dans une école privée, six jeunes femmes subissent les mauvais traitements d'une nonne impitoyable. 17 ans après ces événements, les six amies ont grandi et se sont éloignées. Quand l'une d'entre elles est retrouvé morte, la fille de la victime décide d'enquèter pour savoir la vérité, mais, les révélations seront surprenantes.

La Critique De Titi70 :

A priori, la Nonne, réalisé par Luis De La Madrid et produit par Brian Yuzna au début des années 2000, semble s'inspirer de la vague des films dit de Nonnesploitation.

Le terme désigne des oeuvres horrifiques matiné d'érotisme apparu pour la première fois en 1922 et très prisé dans les années 70 et 80. Les histoires impliquent toujours des bonnes soeurs et se déroulent également souvent dans l'inquisition ou toute libérté était proscrite.

C'est un sous genre qui compte énormément d'oeuvres, et on pourrait citer notamment Les Diables, réalisé par Ken Russell en 1971 ou Le Couvent De la Bète Sacré, signé par Norifumi Suzuki en 1974, sans oublier L'Autre Enfer, de Claudio Fragasso et Bruno Matteï réalisé en 1981.

Pourtant, malgré le fait qu'il s'inscrive bien dans les films de Nonnesploitation, le film de Luis De la Madrid n'en retient pas vraiment les codes, hormis la présence du fantôme d'une nonne.

L'histoire est relativement simple, une jeune femme se fait assassiner chez elle par un spectre démoniaque, sous les yeux de sa fille adolescente.

Celle ci se rend alors en Espagne pour essayer de comprendre la raison de la mort de sa mère, tandis que le fantôme d'une mysterieuse nonne assassine tour à tour plusieurs personnes.

La jeune fille va faire de nombreuses découverte sur le passé de sa génitrice, et notamment que celle ci à fait partie d'une école catholique et fut souvent martyrisé par une des soeurs de l'endroit.

Avec un scénario signé Jaume Balagero, on aurait pu s'attendre à un grand film d'angoisse. mais, malheureusement, le cinéaste éspagnol n'a pas réalisé La Nonne, laissant donc le poste de metteur en scène à un jeune cinéaste.

A l'évidence, celui ci peine clairement à illustrer correctement cette histoire, et plombe le film par une mise en scène lente et impersonnel, loin de rendre justice au scénario de base.

Dans ses conditions, pas étonnant que le long métrage écoppe d'une mauvaise réputation dés sa sortie. Pour ne rien aranger, le film est mal jouée par des acteurs adolescents peu concérné, et les apparitions du fameux fantôme sont trop rare et loin d'ètre innoubliable.

Rèste des effets speciaux soignée, mais, l'ennui predomine rapidemment face à ce film Espagnol plus proche de productions adolescentes Américaines que ce à quoi le cinéma Ibérique nous à habitué jusqu'ici.

Vous me direz qu'avec un tel somme de défaut, le film mérite de se retrouver dans les navets puant, et ce serais surement le cas si je n'y trouvais pour ma part, un certain plaisir dans les révélations asséné au compte goutte et un final que je trouve plutot sympathique.

Je saurais difficilement l'expliquer, mais, la lenteur et les défaut du film de Luis De La Madrid ne m'empeche nullement de l'apprecier au point de l'avoir revu recemment une seconde fois. Heuresement que tout le monde n'est pas comme moi, sinon, le cinéma serait dans un drôle d'état.

Au final, La Nonne reste un de mes plaisirs coupable, un film indéfendable que je prend malgré tout toujours autant de plaisir à revoir, alors qu'il compte le genre de défaut qui me font habituellement détester un film, allez comprendre.