Réalisation : Tim Johnson & Patrick Gilmore

Année : 2003

Genre : Animation / Aventure

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L'histoire : La déèsse du chaos envisage de voler le livre de la paix. mais, pour cela, elle à besoin du concours d'un aventurier et voleur reconnu. Mais, pour reussir sa mission, le bandit devra mentir à son meilleur ami, dont la famille détient le livre depuis depuis des générations.

La Critique De Titi70 : 

Adapté d'une légende Persanne et sortie au début des années 2000, Sinbad, la Légende Des Sept Mers n'est pas le dessin animé sortit de chez Dreamworks le plus fréquemment cité (en comparaison des Shrek, notamment).

Si je vous dit que le film est produit par Jeffrey Katzenberg, vous me repondrez peut ètre que ce nom ne vous dit rien. Pourtant, le bonhomme, outre le fait d'ètre le responsable du departement animation chez Dreamworks, est également un ancien de chez Disney.

Revenons un peu en arrière pour comprendre le parcourt du bonhomme. Nous sommes au début des années 80 et la firme aux grandes oreilles est dans une passe financière difficile, on peut même parler quasiment de faillite.

Jeffrey Katzenberg est donc appellé au secours et lance un bon paquet de projet que ce soit dans l'animation (La Belle Et La Bète, La Petite Sirène, Le Roi Lion, Aladdin) ou dans le cinéma traditionnelle via Touchstone, la branche adulte de Disney (Qui Veut La Peau De Roger Rabbit, Pretty Woman, Good Morning Vietnam, Le Cercle Des Poètes Disparus). Quoi que l'on pense de ces oeuvres, les faits sont la, ce furent de grand succès encore plebicité aujourd'hui.

Dix années après, Jeffrey Katzenberg à donc réussi à redresser Disney et espère avoir un minimum de reconnaissance. Ce sera tout le contraire. Pour les dirigeants de la firme, l'homme n'a rien à voir avec ce renouveau de Disney et n'est en rien responsable de la nouvelle situation. Pire, son travail est même minimisé au sein de la firme.

Furieux, Jeffrey Katzenberg claque la porte de Disney et s'en va donc fonder Dreamworks avec Steven Spielberg et David Geffen. L'homme espère ainsi pouvoir prendre sa revanche sur son ancien employeur.

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Sortiront donc notamment Le Prince D'Egypte, Shrek, Spirit et ce Sinbad dont je vous parle aujourd'hui et qui mélange l'animation traditionnelle avec des elements en 3D.

Au niveau des voix internationales, on trouve du joli monde : Brad Pitt (Russell Crowe, initalement envisagé, ne pu se libérer), Catherine Zeta-Jones, Michelle Pfeiffer, Joseph Fiennes et Dennis Haysbert (les président des premières saison de 24 Heures Chrono) pour les personnages principaux.

Comme souvent, c'est un peu moins glorieux du coté de chez nous, même si on a pas affaire qu' à des inconnus : Patrick Bruel, Monica Bellucci et Emmanuelle Bondeville (la voix Française officielle de Michelle Pfeiffer sur quasiment tout ces films).

Le film commence au milieu des mers, sur le bateau de Sinbad tandis que celui ci croise un de vieux amis, Proteus, fils du roi de Syracuse. L'homme est en possession d'un objet sacré appelé Le Livre De La Paix qu'il ramène dans son pays. Or, Sinbad s'est mit en tète de voler l'objet par tout les moyens. Les deux hommes livre alors un combat acharné avant qu'une créature gigantesque sortit de l'eau ne les mettent d'accord en attaquant le bateau.

Dans la bataille, Sinbad se retrouve au fond de l'eau et ses camarades commencent à penser qu'il est mort. Il n'en est rien, car, Eris, la déesse du chaos, à d'autre projets. Elle explique alors à Sinbad qu'il doit voler le fameux livre pour elle en échange de sa vie. Celui ci accepte et se rend à Syracuse avec son équipe. Sur place, il y retrouve la fiancée de Proteus, Marina, dont le mariage arrangé avec celui ci doit avoir lieu bientôt. Mais, Sinbad à toujours des sentiments pour elle et, par amour et loyauté envers son ami, il renonce à voler le livre, mais, passe tout de même la nuit dans la cité.

Sinbad l'ignore encore, mais, il vient de tomber dans un piège tendu par Eris qui prend l'apparence du marin et s'empare de l'objet convoité après avoir assassiné les gardes.

Traîné devant un jury composé des notables de la ville, le voleur ne dispose de rien pour se défendre. Plus grave, sa réputation d'homme sans coeur et à qui on peut faire confiance joue contre lui. Malgré tout, alors que Sinbad vient d'être condamné à mort, Proteus lui sauve la vie en demandant à être emprisonné à sa place. Le marin se voit donc obligé d'aller trouver Eris et de lui reprendre le livre avant que son ami soit éxecuté. Pour cela, il sera aidé de Marina qui, sous ses airs calme, cache un temperament volcanique d'aventurière.

De nombreux dangers les attendent, car la déesse du chaos, qui observe tout depuis son repaire, n'est pas disposé à se laisser faire.

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Si je vous ai parlé de Jeffrey Katzenberg et de son parcourt chez Disney, ce n'est absolument pas un hasard, car, Sinbad pourrait presque appartenir à la firme, hormis le fait qu'on y retrouve pas de passages chantés.

Film d'aventure trépident de la première à la dernière minutes, ce dessin animé ne laisse guère de temps de souffler au spectateur, enchaînant les passages d'aventures à toute vitesse.

Revers de la médaille, il n'y a guère de place pour la présentation des personnages, ce qui est plutot dommageable, car ceux ci sont plutôt interessant. En premier lieu, Sinbad, un voleur ayant navigué partout dans le monde, un macho grande gueule et un peu arrogant, mais, aussi lâche. Tout le monde pense qu'on ne peut lui faire confiance, ce qui est en partie vrai au début (il ne compte absolument pas sauver son ami puisqu'il prévoit de fuir vers les Îles Fidji avant que Marina n'insiste suffisamment). Il n'empèche que le duo de personnages fonctionne parfaitement.

On peut également regretter certaines ficelles utilisé dans l'histoire ( à votre avis, les sentiments de Marina et Sinbad vont il rester platonique l'un envers l'autre à ), mais, il n'empèche que le dessin animé constitue un excellent divertissement, très rythmé et ou on ne s'ennuie jamais. Par ailleurs, les auteurs ont glissé pas mal d'humour, mais, plus orienté adulte (voir parfois quelques allusions croustillantes) comme cette scène de dialogue avec Sinbad et son adjoint : "Pense aux femmes des Fijis -Mais, ce sont des cannibales à - Justement"

Bref, vous l'aurez comprit, mème si on est encore loi des Pixar (faut pas pousser non plus), Sinbad La Legende Des Sept Mers est un des meilleurs Dreamworks doublé d'un excellent film d'aventure au rendu particulièrement reussi et merite amplement le coup d'oeil. Pour moi, il enterre même complètement l'ensemble de la saga Pirate Des Caraïbes, mais, cette dernière phrase ne concerne que l'avis de son modeste auteur.