Réalisation : Grégory Lamberson

Année : 1989

Genre : Horreur

L'histoire : Un jeune étudiant emménage dans son nouvel appartement, afin d'ètre plus proche de sa petite amie. Mais, il ignore que l'endroit est hanté par une présence démoniaque qui va le transformer en créature assoiffé de sang et de meurtres.

La Critique De Titi70 :

Quand les fans de cinéma horrifique se mettent à signer eux même un long métrage, cela peut donner le pire, mais, aussi, parfois, le meilleur.

Biberonné aux films d'horreur depuis sa plus tendre enfance, et assistant de Frank Henenlotter sur Elmer, le Remue Méninge, Gregory Lamberson décide de se lancer lui même dans l'aventure d'un long métrage à la fin des années 80 avec Slime City, qu'il écrit, produit et réalise pour un budget relativement modèste de 50 000 dollars.

 

Le jeune homme à peu de moyens, mais, il a des idées et surtout de l'entousiasme. S'inspirant de son amour du genre, et des leçons apprises, notamment auprès du réalisateur de Basket Case, il met en scène un casting composé d'inconnu et nous raconte l'histoire d'Alex, un étudiant emménageant dans son nouvel appartement, au grand dam de son ancien colocataire.

Le but est également pour le garçon de se rapprocher de Lori, sa compagne qu'il compte épouser prochainement. Alors qu'il déménage, il fait la connaissance de son aguichante voisine.

Quelques jours plus tard, il est invité à souper chez un autre locataire de l'immeuble. Celui ci lui sert une étrange mixture verte et, en guise de vin, un liquide tout aussi verdâtre créé par un ancien alchimiste.

Il ne faudra pas longtemps à Alex pour découvrir que les effets de ce repas se ne limitent pas à quelques problèmes gastriques. Dés le lendemain matin, les effets de la mutations se font sentir et Alex devient un véritable monstre, obligé de se balader avec un bandage sur la tète.

Seul remède à ce mal, du sang humain que le jeune homme va devoir prélever sur des victimes de passages, après les avoir assassiné.

Pendant ce temps, Lori croise une étrange voyante qui va lui faire prendre conscience que quelque chose ne va pas chez Alex.

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Si, encore une fois, l'influence de Frank Henenlotter est évidente avec ce quartier délabré rempli de sans abri ou se déroule l'intrigue et qui fait penser au film Basket Case, Gregory Lamberson s'inspire également de Street Trash avec ces nombreuses scènes de mutations, notamment lorsqu'un voyou se fait sectionner arracher la main après avoir tenté de poignarder Alex, le torse du jeune homme devenant une créature vorace avec des dents au milieu.

Le réalisateur parvient à signer une oeuvre plutôt sympathique, et remplit de séquences bien dégueulasse et à déconseiller aux âmes sensibles, mais, qui trahit malheureusement souvent sa nature de film à petit budget, notamment à cause d'effets spéciaux franchement grossier et d'éléments scénaristiques pas toujours bien géré, notamment dans la seconde partie ou l'histoire de ces locataires possédé par d'ancien membres d'une secte n'est pas franchement passionnante.

Malgré tout, Slime City à pour lui ce charme des productions réalisé avec peu de moyens et beaucoup d'amour (à l'image des productions Troma des années 80 auquel le film fait souvent penser), une admiration pour le cinéma d'horreur porté par Gregory Lamberson qui confère beaucoup de qualité à ce film qui se consomme comme un agréable petit nanar assumé. Une série Z Limité, mais, très divertissante et à conseiller vivement aux amateurs de genre de péloches trash (d'ailleurs, le film est sorti sous la bannière de l'éditeur Uncut Movies, ce qui n'est pas un hasard).