Cela fait bientôt un an (à la fin de l’année) que je publie des chroniques sur ce blog, plus si l’on compte mon ancien blog, et, alors que je vais, dans quelques temps, me prendre un an de plus sur le coin de la tronche, je me suis rendu compte que je n’avais jamais parlé vraiment de mes influences cinématographiques, et en particulier les films ayant bercé mon enfance et ma jeunesse, dont plusieurs que je revois toujours avec le même plaisir aujourd’hui.

 

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Comme certains le savent, j’ai grandi dans les années 80 dont j’ai eu la chance de connaître toute la décennie, vu que je suis arrivé juste avant le début de cette période.

D’aussi loin que je me souvienne, les premiers films ayant marqué ma jeunesse furent les Walt Disney, que ma mère m’emmenait voir dés qu’ils passaient au cinéma. C’est ainsi que j’ai découvert La Belle Et Le Clochard, Mary Poppins ou Rox Et Rouky et La Petite Sirène sur un grand écran la première fois. Avant le film, on avait droit aux ouvreuses apportant leur lot de sucreries, ce qui n’existe malheureusement plus aujourd’hui.

En grandissant, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus au fantastique et à l’horreur. Nous étions en plein essor de la VHS et, pendant que ma mère faisait les courses, je traînais du coté des vidéocassettes et je contemplais avec envie les jaquettes de films interdit aux moins de 12 ou 16 ans. J’imaginais à quoi pouvaient ressembler ces films en me régalant de visuels sanglant. Je me souviens particulièrement de la collection de Warner Home Vidéo baptisé « Nuit Fantastique » et qui regroupait le deuxième épisode de la saga Freddy, Jeu D’enfant de Tom Holland ou Le Monstre Est Vivant de Larry Cohen et bien d’autres.

J’ai, d’ailleurs depuis, récupéré des cassettes de cette collection via Price Minister.

 

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Mon attrait pour le cinéma sanglant à commencé très jeune puisque, par un bel après midi, je me trouvais avec le fils d’un oncle et ses copains.

Etant tous des adolescents et moi un gamin de 6 ans à peine, ils ne faisaient logiquement guère attention à moi et ont décidé d’allumer la télé pour voir la fin d’un film commencé la veille. Devant mes yeux d’enfant ébahis, je découvre un type en train de s’arracher un œil devant un lavabo. Je ne le savais pas encore, mais, je venais de découvrir une partie du Terminator de James Cameron. Puis, une fois le film finit, les amis décident d’en commencer un autre. C’est ainsi que j’assiste au spectacle de jeunes terrifié par des cauchemars ou apparaît un homme au visage brûlé et à la main dotée de griffes tranchantes. Vous avez évidemment reconnu Les Griffes De La Nuit de Wes Craven, dont je ne verrais pas la fin ce jour la puisque les jeunes décideront de couper le visionnage à moitié pour aller faire un tour.

Il n’empêche que je suis rentré chez moi totalement terrorisé, et que même la vision d’un épisode de la série Agence Tout Risques, diffusé sur la télévision restée allumée du salon familial, n’a pas su me calmer (je vous rappelle que je n’avais que 6 ans à l’époque)

Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, cette sensation de frisson avait un goût agréable. J’aimais avoir peur.

Six années plus tard, alors que j’entre en pleine adolescence, mon attrait pour les films d‘horreur est toujours vivace. Entre-temps, j’ai découvert également Beetlejuice (qui est passé un sacré paquet de fois sur le magnétoscope familiale), L’Histoire Sans Fin 1 et 2, quelques De Funès, les Retour Vers Le Futur et d’autres.

Un soir, la troisième chaîne à même consacré une soirée spéciale au genre que j’affectionne avec la diffusion de Gremlins (doté d’un carré blanc) et de Dream Lover, film oublié d’Alan J Pakula dont je ne garde,d ‘ailleurs, aucun souvenir, contrairement au film de Joe Dante qui à subit autant de visionnage que le long métrage de Tim Burton. Ce sera également le cas pour Gremlins 2, je vous rassure.

Grâce à un copain, j’ai même eu l’occasion de visionner quelques minutes de Freddy 5 qui m’ont fait autant d’effet que le premier film de la saga en son temps.

C’est donc vers 12 ans que je commence à visionner vraiment des œuvres horrifiques, et pas en cachette de mes parents. Tandis que d’autres se refont pour l’énième fois La Guerre Des Etoiles de Georges Lucas (que je découvrirais des années plus tard), je m’apprête enfin à voir une œuvre dont l’affiche m’avait enthousiasmé, il s’agit de Jeu D’Enfant de Tom Holland, enregistré grâce à un ami de ma mère qui avait Canal +  (chaîne qui diffusait, à cette époque trois films d’horreur par mois à raison d’un long métrage tout les samedi soir vers 23h, sauf le premier samedi du mois qui restait réservé à un autre genre de long métrage que les pervers connaissent bien).

Après avoir réussi à traîner mon père au cinéma pour voir le Dracula de Francis Ford Coppola, puis Histoire De Fantômes Chinois 3, mes parents décidèrent que j’étais assez grand pour aller dans les salles obscures seul. Mais, mon vrai plaisir se situait plutôt du coté du vidéoclub du coin, qui restait pour moi une véritable caverne d’Ali Baba (je rappelle qu’à l’époque, Internet n’existait pas, c’était donc le seul moyen de satisfaire sa curiosité cinéphilique). Ma mère m’emmenait une fois par mois dans l’antre du rêve et je pouvais choisir les films que je voulais, seulement limité par mon argent de poche.

 

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Autre bouleversement dans ma jeune vie, un espace rien qu’a moi ou je pouvais satisfaire ma cinéphilie. Car, après avoir subi les cris répétés des personnages de Critters 1 ou Chucky 2, mes parents avaient estimé que je pouvais désormais avoir mon coin personnel. Munis d’un magnétoscope et d’une télévision achetée par hasard dans une brocante (autant dire des antiquités, mais, je m’en fichais du moment que ça fonctionnait), j’ai pu, à loisir, découvrir Halloween 5, Chucky 3, Critters 2 et 3 ou l’ensemble de la saga Freddy. Un camarade de cours, connaissant mon penchant déviant, me prêtait des cassettes appartenant à sa voisine, la plupart du temps des séries B ou Z comme Bogeyman de Uli Lommel ou un film bien degueulasse baptisé Le Monstre Qui Vient De L’Espace, film que je n’ai jamais pu retrouver d’ailleurs.

Comme si ça ne suffisait pas, c’est à cette époque que M6 diffusait ses fameux « Jeudis De L’Angoisse », qui m’ont permis de découvrir Chromosome 3, Carrie, Suspiria (en version censurée), Inferno, Poltergeist 3 et d’autres.

Enfin, ma mère avait décidé de m’offrir le plus beau des cadeaux : Elle m’avait proposé de m’abonner durant 1 an à Canal + et j’ai ainsi pu voir Necronomicon, Evil Dead, Rosemary’s Baby, La Nuit Déchirée, Le Retour Des Morts Vivants 3 et j’en oublie.

Parmi les chocs cinématographiques de cette période, je retiens notamment le long métrage de John Carpenter, Halloween, diffusé un soir à la télé. J’avais déjà beaucoup aimé Fog, Christine ou Princes Des Tenèbres et je ne fut vraiment pas déçu par celui ci.

Voilà, j’ai fait un peu près le tour du sujet, même su je n’ai pas cité tous les longs métrages vus durant l’adolescence (dont les Phantasm ou Le Retour Des Morts Vivants 2 que j’aimais bien). Encore une fois, si j’ai aujourd’hui des lacunes par rapport à certains classiques que je n’ai toujours pas vu, c’est simplement parce que j’ai été particulièrement bercé aux films d’horreur, et que ce genre continue, aujourd’hui, à rythmer ma vie.