Réalisation : Takayuki Hirao

Année : 2012

Genre : Animé / Horreur

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L'histoire : Trois jeunes filles en vacances se retrouvent attaquées par une créature étrange venue de la mer. Le lendemain, c'est toute la ville d'Okinawa qui est la cible de montres marins divers et agressifs, puis Tokyo et bientôt tout le Japon. Dans ce chaos ambiant, une des filles va tenter de retrouver son compagnon, mais, peut être est il déjà trop tard.

 

La Critique De Titi70 :

Depuis plusieurs années, les histoires de virus et autres invasions monstrueuses se sont multipliés. Gyo, Tokyo Fist Attack ne part donc pas avec un postulat original, mais, cette adaptation d'un manga de Junji Ito possède d'abord une particularité puisqu'il s'agit d'un animé horrifique, genre tout de même assez rare.

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L'histoire commence avec trois amies en vacances à Okinawa. Il y a Erika, l'allumeuse prete à tout pour s'envoyer en l'air, Aki, la fille boulimique timide et frustrée et Kaori, qui demeure la plus calme des trois.

Alors qu'elles rentrent tranquillement dans la petite habitation qu'elles ont loué, les filles manquent d'être attaqué par une poisson possédant des pattes. Une fois tué, la bestiole est mise à la poubelle, mais, quelques minutes plus tard, le paquet s'envole et contamine toute la ville.

Le lendemain, Erika est attaquée et bléssée par une de ses créature. Les filles réalisent bientôt que les animaux qui semblent posseder une structure mécanique ont déférlé sur Tokyo. N'ayant plus de nouvelles de son compagnon, Kaori decide de rentrer chez elle, laissant ses amies seules. Pendant que Aki se débat avec une Erika dont le corps est devenu énorme après une étrange mutation, Kaori fait la connaissance d'un jeune reporter. Tout d'eux vont tenter de comprendre ce qui se passe, mais, également survivre à ce cauchemar.

C'est, encore une fois, une histoire assez classique que nous propose cet animé. Sauf que, dés le départ, le film ne perd pas de temps et l'on croise pele mêle, un scientifique fou, des attaques violentes et sanglantes, des mutants et autres créatures difforme. On aura droit à des contaminés péteurs, une étudiante porté sur les parties à trois ou une autre ligotée autour de tentacules dans une scène faisant penser à Urotsokidoji, référence qui revient souvent en mémoire à la vision de Gyo, Tokyo Fish Attack. Bref, le film tente de repousser les limites du bon goût tout en offrant un maximum de spectacle.

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Dans le même temps, le scénario se concentre aussi un minimum à ses personnages. Autant le dire, le résultat de tout cela n'est pas toujours très cohérent (le montage alterne durant un bon moment entre l'histoire de Kaori partie à la recherche de son compagnon et celle d'Aki qui se fait copieusement attaquer dans la cabane avant de sombrer dans la folie tout en étant contaminée, inutile de préciser que le première histoire est largement plus intéressante que la seconde qui ne mène quasiment rien) et le scénario ainsi que le déroulement sont souvent brouillon, voir, parfois bavard. De plus, l'animation reste assez sommaire et pas franchement la hauteur.

Vous l'aurez comprit, impossible de prendre cette histoire de poissons mutants et envahisseurs au sérieux, ce que semble avoir bien comprit l'équipe du film. Pourtant, Gyo, Tokyo Fist Attack possède une indéniable qualité, c'est sa courte durée et son rythme rapide qui fait qu'au cours des 1h10 de film, on en s'ennuie jamais. le mérite en revenant grandement à des attaques de monstre franchement impressionnantes (notamment ce requin à pattes fonçant à travers Tokyo).

Bref, encore une fois, tout cela n'est pas parfait, d'autant qu'encore une fois, le concept est franchement risible, mais, ça se suit agréablement si l'on veut pour qui cherche simplement du spectacle sans prise de tète.

Au final, Gyo Tokyo Fish Attack est un nanar sympathique et amusant, qui dégage une impression suffisamment bonne pour attendre la suite de ce que les producteurs envisage déjà comme une trilogie.