Réalisation : Brett Léonard

Année : 1991

Genre : Fantastique / Science Fiction

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L'histoire : Suite à une experience scientifique, un homme un peu simplet devient un véritable génie. Mais, à mesure qu'il évolue, son équilibre mentale se fragilise et il devient un dangereux psychopathe que seul un scientifique est en mésure d'arreter. 

 

La Critique De Titi70 :

Attention, malgré ce qui est mentionné sur l'affiche et ce que croit beaucoup de gens, Le Cobaye n'est absolument pas une adaptation de Stephen King. Les auteurs ont simplement profité d'avoir le mème titre qu'une de ses nouvelles (à savoir "The Lawnmower Man) pour inscrire la mention mensongère. Stephen King leur intentera un procès qu'il gagnera, obligeant les producteurs à retirer son nom de l'affiche.

Pour en revenir au film, Le Cobaye est une oeuvre réalisé par Brett Leonard au début des années 90 avec Pierce Brosnan, Jeff Fahey, Geoffrey Lewis et Austin O'Brien.

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L'oeuvre nous raconte l'histoire d'un scientifique baptisé le docteur Lawrence Angelo oeuvrant sur un projet militaire très particulier puisqu'il concerne la réalité virtuelle. Après qu'un de ses spécimen, ? savoir un singe, soit devenu fou avant d'être abattu. Le scientifique tente de se retirer du projet, mais, son gout de la recherche est le plus fort et il décide de reprendre ses test sur un sujet humain. Il choisit Jobe Smith, un simple d'esprit vivant près d'une église et travaillant pour la ville ? la tonte des pelouses et autres menues travaux.

C'est ainsi que le docteur Angelo initie son nouveau cobaye à la réalité virtuelle. Progressivement, Jobe commence alors à changer, il devient plus intelligent et acquière des pouvoirs psychiques. Bientôt, celui que tout le monde voyait comme un attardé devient un ètre puissant et dangereux éliminant quiconque se dresse sur son chemin tout en effectuant sa vengeance sur ceux l'ayant maltraité.

C'est donc un film au résonance biblique que signe Brett Leonard. Une dimension d'autant plus forte que Jobe finit par devenir une sorte de Dieu de la réalité virtuelle.

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Dans le rôle titre, Jeff Fahey est particulièrement juste, passant progressivement d'une certaine candeur, voir de la naïveté propre ? son personnage (il fait la morale à un fumeur qui manque d'ailleurs de lui en coller une) ? de la folie extrêmement dangereuse, puisque Jobe sait parfaitement ce qu'il fait, d'autant qu'il a sa propre théorie et ses intentions concernant son état.

Face à lui, on trouve un Pierce Brosnan pas encore devenu célèbre et font le jeu demeure  fade. En outre, le comédien ne semble pas vraiment croire à ce qu'il fait. Il faut dire que le film est surtout bâtit autour d'un scénario réduit à ses péripéties et passant trop rapidement sur les personnages centraux pour qu'on s'attache à eux (le gamin battu est exposé en une ligne de dialogue). De la même manière, malgré les qualités de jeu de Jeff Fahey, encore une fois très bon, on ne s'attache guère à ce que vit le personnage de Jobe et sa vengeance demeure finalement assez inoffensive.

Reste des scènes dans la réalité virtuelle qui demeure toujours aussi impressionnantes ainsi que des effets spéciaux particulièrement réussi (la mort des deux agents est vraiment particulière). Dommage que tout cela soit plombée par une mise en image raté et vieillotte empêchant de s'attacher à l'histoire. Brett Leonard ne semblant pas vraiment ètre l'homme de la situation. Il en résulte un film assez moyen et qui a tout de mème pas mal vieilli. Une oeuvre qui se regarde distraitement, mais, qui est loin de constituer une référence.