Attention, je tient à prevenir qu'il ne s'agit pas de refaire ici la chronique du film Santa Sangre, puisque celle ci à déjà été faite sur ce blog. Cet article va concerner les bonus contenu dans l'édition double du film paru en France chez Wild Side dans la collection Les Introuvables.

On commence avec un entretien ou le réalisateur parle en compagnie de ses deux fils, Axel et Adan (qui joue dans le film, je le rappelle) et baptisé The Jodorowski Connection.

Le second parle notamment du premier jour de tournage et de sa première composition en tant qu'acteur. Alors que son père s'apprette à donner le premier tour de manivelle, il insiste auprès de son fils en lui mettant la pression à coup de "Tu va jouer bien, sinon, le film est foutu" avant de lui mettre une grande gifle. Adan raconte d'ailleurs que c'est l'unique baffe que son père lui ait filé.

Quelques années plus tard, au cours d'une émission, Alejandro Jodorowski insista pour que son garçon lui rende la gifle, ce que celui ci fit devant des millions de téléspéctateurs.

Le réalisateur raconte que, notamment pour la scène ou Fénix enfant se fait tatouer un aigle sur la poitrine, il était nécessaire que le petit garçon soit bousculé un peu avant d'avoir la réaction adéquate.

Une anecdote qui illustre le coté intense du tournage

Dans la mème optique, Axel (qui s'appelle en fait Cristobal) raconte à quel point il dut s'impregner de ce personnage de criminelle. 

Le jeune homme évoque aussi ses héros, à l'instar des personnages des films d'horreur Universal des années 40 et son envie de se plonger dans un univers, en outre, celui de son père.

Un tournage tendu, notamment à la fin ou le jeune homme tente d'apporter un peu d'improvisation à son jeu, et déclenchant la colère de son père qui menace de le chasser si le long métrage ne marche pas.

Enfin, Alejandro Jodorowski parle du personnage ayant inspiré Fénix, à savoir Gregorio Cárdinas surnommé Gojo. un homme ayant tué une vingtaine de femmes et remis en libérté au bout de dix ans.

 Ayant rencontré le personnage, Jodorowski le trouva si fascinant qu'il choisit d'en faire le personnage centrale d'un script.

On trouve également sur cette édition deux scènes coupés ou Alejandro Jodorowski continue de parler du double sens de ses images, la première concernant la relation entre la mère et le fils et la seconde se concentrant sur le père et Axel.

Mais, le bonus le plus important est sans nul doute celui nommé Le Cinéma Culte d'Alejandro Jodorowski, ou, durant un peu moins de trente minutes, plusieurs personnes analysent le long métrage.

Jean Paul Couillard explique la place de Santa Sangre dans la filmographie du metteur en scène en détaillant à quel point Alexandro Jodorowski s'est inspiré de son enfance à travers ce long métrage. 

A cette époque, et pour la première fois de sa carrière, le réalisateur bénéficie d'un budget important et d'une liberté totale, lui permettant enfin de lancer un projet qu'il porte en lui depuis des années.

De même, Alejandro Jodorowski fera de son long métrage une sorte de thérapie familiale, en témoigne son insistance à faire tourner ses quatre fils.

Il mettra d'ailleurs, par la suite, en place des pièces de théâtre ou joueront l'ensemble des membres de sa famille.

Le dessinateur François Boucq s'interesse, quant à lui, plus à l'ensemble de l'oeuvre de Jodorowski, qu'elle soit cinématographique ou littéraire et parlant de sa collaboration avec l'auteur, notamment la première rencontre entre les deux hommes.

Jan Kounen témoigne de son admiration pour l'oeuvre du bonhomme, notamment dans le coté métaphisyque.

Enfin, Coralie Trinh Thi raconte que lors de l'écriture de son premier roman autobiographique, elle à demandé l'aide d'Alejandro Jodorowski qui va lui faire partager une expérience pour le moins singulière.

Pour terminer, le témoignage de Bronto Jodorowski, l'un des enfants du metteur en scène, explique l'importance de l'héritage familiale et son désir de perpetuer l'oeuvre de son père.

Au final, se dessine le portrait d'un réalisateur exigeant, et dont l'oeuvre à marqué à jamais l'histoire du cinéma et de la litterature à travèrs des complements éssentielle pour qui souhaite en savoir un peu plus sur l'oeuvre du bonhomme.