Réalisation : Tony Scott

Année : 2004

Genre : Action

L'histoire : Un ancien agent de la CIA arrive au Mexique pour protéger une fillette qui va lui redonner la joie de vivre, mais, lorsque celle ci est kidnappé, l'homme se lance à la poursuite des ravisseurs et remonte la piste, se jurant de retrouver sa protégée.

La Critique De Titi70 :

Ce n'est pas la première fois que le roman d'A.J. Quinnel, Man On Fire, est adapté au cinéma. En 1987, le réalisateur Elie Chouraqui signe une première version avec Scott Glenn, Joe Pesci et Danny Aiello.

A l'époque, Tony Scott est approché pour réaliser cette première version, mais, si il adore le roman, le réalisateur manque d'éxperience et ne se sent pas les épaules suffisamment solide. Il préférera finalement tourner Top Gun.

Par la suite, le métteur en scène nourrira toujours des regrets de n'avoir pas accépté ce projet.

Six ans plus tard, Tony Scott est désormais un réalisateur reconnu à Hollywood via plusieurs succès et il peut désormais s'atteler à des projets plus personnelles, comme la nouvelle version du roman d'A.J. Quinnell que lui propose un producteur et qu'il accepte avec enthousiasme.

Immediatement le réalisateur fait modifier le lieu de l'intrigue qui passe de l'Italie au Mexique, car, Tony Scott trouve le sujet de la mafia beaucoup trop clichés et le thème des kidnapping, désormais, beaucoup plus d'actualité dans le second pays.

Par la mème occasion, et pour plus d'autenticité, Tony Scott décidera de tourner une partie du film à Mexico.

 

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Au niveau du casting, beaucoup d'acteurs sont pressentis pour jouer John W Creasy, le personnage centrale. Mais, que ce soit Robert De Niro, Will Smith, Tom Cruise ou Bruce Willis, tous refusent. Tony Scott choisira finalement Denzel Washington, qu'il avait déjà dirigé quelques années plus tot dans U.S.S Alabama.

Quand au rôle de Paul Rayburn, l'ami du héros, c'est Marlon Brando qui est choisit, mais, l'acteur décède avant le premier tour de manivelle, laissant la place pour un successeur.

De son coté, Christopher Walken se voit proposé le personnage de l'avocat corrompu Jordan Kalfus, mais, l'acteur fait savoir qu'il en a assez de jouer les rôles de méchants. Tony Scott lui propose alors le personnage de Rayburn, que le comédien accepte immediatement tandis que l'avocat sera finalement joué par Mickey Rourke.

Enfin, pour le rôle de la fillette, le metteur en scène choisit la jeune Dakota Fanning, qui enchaîne alors les tournages. Pour se familiariser à son personnage, la fillette prendra des cours de piano, d'espagnol et de natation.

Pour l'habituer plus facilement à son univers, Tony Scott reunira la gamine et le couple d'acteurs jouant ses parents le plus souvent possible avant le tournage, facilitant ainsi la complicité.

A noter qu'on retrouve également, au casting, Radha Mitchell et Rachel Ticotin.

L'histoire se déroule donc au Mexique à une période ou le pays vit sous la terreur d'enlevements répétés. En effet, de nombreuses familles riches sont victimes de ce phénomène suivit de demande de rançon. Dans la plupart des cas, les otages ne s'en sortent pas sain et sauf.

Dans ce climat de peur permanente, ou chacun tente de protéger ses proches tandis que la police est plus corrompu que jamais, débarque John Creasy, un ancien militaire et garde du corps, alcoolique et solitaire.

Il vient voir un de ses amis, Paul Rayburn, dans l'espoir de trouver du travail. Celui ci l'oriente vers la famille Ramos, des gens aisés craignant pour la vie de leur petite fille, Pita.

Si, au début, Creasy se montre plutôt froid avec la fillette, celle ci va progressivement savoir l'attendrir au point que le garde du corps va s'attacher à elle, faisant office de figure paternelle la ou le père de Pita est trop souvent absent pour cela.

Un jour, alors que Pita sort de son cours de musique et que Creasy l'attend, une fusillade éclate et la fillette est enlevée.

Blessé et inconscient, le garde du corps est tenu pour responsable du kidnapping. Afin de ne pas subir de représailles de truand ou de la police Mexicaine, Rayburn et quelques autres personnes le cachent ailleurs.

Malheureusement, le paiement de la rançon se déroule mal et Pita est déclarée morte. Lorsque John Creasy se réveille et l'apprend, il décide de faire ce qu'il connaît le mieux : Entamer une guerre sans pitié pour venger l'enfant en éliminant les responsables, ainsi que ceux qui se mettrait sur son chemin.

Avec ce sujet, Tony Scott en profite pour continuer ses expérimentations visuelles, détesté par les uns, et adulé par les autres. Pour autant, la réalisation n'a rien de clipesque et à le mérite de posséder une vraie identité, qu'on l'apprecie ou non, tout en ne prenant jamais son sujet à la légère (à l'instar du duo Neveldine/ Taylor).

Coté interprétations, les acteurs sont absolument géniaux (mention spécial à Denzel Washington, qui écoppe ici d'un de ses meilleurs rôle, et à Christopher Walken, parfait en ami fidèle sans parler de Dakota Fanning, attachante au possible). Mais, on regrettera au passage la présence extrêmement courte de Mickey Rourke en avocat véreux. Un personnage, à l'origine beaucoup plus présent avant que les lois du montages en décident autrement.  

Le réalisateur signe d'abord une première partie emprunte de tendresse, que viendra contrebalancer un deuxième acte riche en colère et en violence. Car, John Creasy n'est pas un simple ancien soldat qui tire dans les méchants, l'homme à surtout appris les méthode de torture pour faire parler un ennemi et il va mettre en pratique ses connaissances. 

On peut citer cette scène devenue culte ou un type grassouillet se retrouve attaché à une voiture, le pantalon baissé avec une bombe enfoncé dans les fesses. Un passage incroyable allié à cette réplique mythique :"Je souhaiterais que tu ais plus de temps" balancé par un John Creasy ivre de colère.

Aussi brutale que soi la vengeance de garde du corps, Tony Scott ne manque jamais une occasion de rappeler au spectateur le pourquoi du comportement de Creasy et le fait que celui pense sans arrêt à la fillette, c'est ainsi que le fantôme de Pita apparaîtra souvent dans le décors.

Pour ma part, je considère Man On Fire comme un des meilleurs films de Tony Scott. Je n'ai qu'un seul vrai reproche à faire, c'est lors du retournement finale concernant la fillette que je trouve assez maladroit, malgré une très belle scène de retrouvailles. 

Mais, au risque de me répéter, je considère tout de mème Man On Fire comme un des meilleurs films de son réalisateur. C'est également un de mes préférés, n'en déplaise à certains.