Réalisation : Gilles Grangier

Année : 1963

Genre : Comédie

L'histoire : En revenant à Martigues, Fernand Jouvin, qui sort de plusieurs années de captivité, ne s'attendait pas à découvrir sa femme Christiane remariée. Cette dernière, le croyant mort, a refait sa vie avec André, un Normand travailleur, qui a transformé le restaurant de Fernand en une table renommée. Mais le Marseillais ne compte pas laisser cette situation continuer...

La Critique De Titi70 :

Classique du cinéma Français, La Cuisine Au Beurre, réalisé par Gilles Grangier à la fin des années 60, réunit deux monstres sacré du cinéma, à savoir Bourvil et Fernandel, pour la seul et unique fois de leur carrière.

A l’origine, le premier était un fan inconditionnel du second. Il avait d’ailleurs commencé sa carrière en reprenant des chansons de son idole.

Bourvil était alors aux anges de pourvoir lui donner la réplique. Malheureusement, les choses ne se déroulèrent pas aussi bien que prévu, la faute à Fernandel qui fut totalement invivable et prétentieux sur le tournage. Le comédien fit même cesser le travail durant quatre mois car il était mécontent du scénario proposé et exigeait des modifications.

Dés lors, Bourvil prit la décision de ne plus jamais tourner avec lui. Au casting, outre Fernandel et Bourvil, on trouve Claire Maurier, Henry Aruis et la participation, dans un second rôle de Michel Galabru.

L’histoire tourne autour de Fernand Jouvin, un homme qui, une fois la seconde guerre mondiale terminée, rentre chez lui, à Martigues, pour découvrir que sa femme, Christine, s'est remarié et que son restaurant, baptisé autrefois La Bonne Bouillabaisse, est devenu La Sole Normande, tenu par le nouveau mari de cette dernière, un normand du nom d'André Colombey. Comble de tout, l'ancien soldat à été déclaré mort suite à une erreur administrative

Se faisant passer, dans un premier temps, pour un simple client, Fernand Jouvin est victime d'un accident au sortir du restaurant. C'est à l'hopital que les médecins découvrent son identité et préviennent Christine qui tombe des nues.

Fernand raconte alors ses années en Siberie, soi disant infernale, alors que le bonhomme à trouvé refuge au Tyrol entre les bras d'une Alsacienne.

Au cours des semaines, il devient le chouchou des médias et retrouve ses anciens compagnons de beuverie et de partie de pétanques. Pendant ce temps, Christine tente de lui faire signer un papier de divorce, sans grand succès, et André Colombey est de plus en plus agaçé contre l'intrus. Ils ne sont pourtant au bout de leurs peines, car Fernand Jouvin est bien décidé à tout faire pour récuperer son épouse et la gérance du restaurant, tout en éliminant son rival.

Pas étonnant que Fernandel se soit montré peu satisfait de son personnage, puisque le rôle qu'il interprète n'est guère flatteur. Menteur, drageur invétéré, feignant et manipulateur de première, Fernand Jouvin est pret à tout pour obtenir ce qu'il veut. De son coté, le rôle incarné par Bourvil est son éxacte opposé. André Colombey est un homme travailleur, courageux et fidèle, mais, également un type jaloux et posséssif.

Avec finèsse, Fernand va entrainer son rival à faire ressortir ses mauvais instinct et, finalement, les deux hommes vont parvenir à s'entendre, au grand désarois de Christine.

Le film vaut surtout pour les compositions magistrale de ses deux tètes d'affiches, très en forme pour l'occasion, et qui nous régalent de leur talents respectifs. Dommage qu'en coulisse, les choses se soit mal passé, car, à l'écran, le duo fonctionne du tonnerre.

La Cuisine Au Beurre n'a pas volé ses galons de classiques du cinéma et rèste une comédie réjouissante comme on n'arrive plus à en faire aujourd'hui.