Réalisation : Joe Johnston

Année : 2010

Genre : Horreur 

L'histoire : Lawrence Talbot est un aristocrate contraint de revenir au domaine familial à l'occasion de la mort de son frère. Ce retour au pays natale va le contraindre à affronter son père, mais, aussi lui faire découvrir sa terrible destinée.

La Critique De Titi70 :

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il me faut préciser que j'ai découvert Wolfman uniquement dans son montage director's cut. Cette chronique portera donc uniquement sur cette version.

Remake d'un film des années 40 au titre similaire, Wolfman fut rapidemment considéré comme une oeuvre maudite, et cela bien avant le premier tour de manivelle.

A l'origine, le projet provient du comédien Benicio Del Toro, fan du personnage depuis son enfance. il propose le tout aux responsables du studio Universal qui accepte. Le film est finalement  prévu  pour une sortie en sortie en 2007.

Ils engagent alors Mark Romanek, mais, ce dernier quitte finalement le tournage pour différents artistique quelques semaines après le premier tour de manivelle. Arrive alors Joe Johnston, un metteur en scène plus habitué aux grosses productions.

Malheureusement, les ennuis sont loin d'ètre terminé, car, le montage proposé par le réalisateur ne convainc pas les responsables du studio qui exigent des changements.

De nouvelles scènes sont donc tourné et le compositeur Danny Elfman voit son travail rejeté. Mais, rien n'y fait et Wolfman fera un véritable bide dans les salles.

C'est, donc lors de la sortie du film dans les bacs que Joe Johnston proposera le fameux montage rejeté par le studio, plus proche de ses intentions initiale selon le réalisateur.

Mettant en scène Benicio Del Toro, Anthony Hopkins, Hugo Weaving, Emily Blunt, et les participations de Geraldine Chaplin en gitane ainsi que Max Von Sydow dans une courte séquence lors d'un voyage en train, qui fut, d'ailleurs, un passage non retenu dans le montage cinéma, le film commence sous les meilleurs auspices avec une attaque de loup garou comme on en avait plus vu depuis belle lurette.

Ici, le personnage retrouve sa sauvagerie et sa violence, ajouté à une redoutable rapidité. Bref, un vrai prédateur comme va le découvrir ce pauvre homme qui se fait réduire en charpie.

La suite s'interesse à Lawrence Talbot, un artiste de théâtre sans réelle talent qui reçoit la visite de Gwen, la femme de son frère qui lui apprend que ce dernier est décédé (la charpie, c'était lui) et le supplie de revenir au manoir.

Après bien des hésitations, il accepte et se rend dans son village natale ou il retrouve son père, John, avec qui les relations ont toujours été compliqué et encore plus depuis la mort de sa mère.

Lawrence découvre également un endroit ou les gens vivent dans la peur. Quelque chose ou quelqu'un massacre des gens dans la bourgade et le frère Talbot n'est pas le premier, ni le dernier.

Se rendent dans un camp gitan afin d'en savoir plus, Lawrence est témoin d'une attaque particulièrement violente. Voulant poursuivre l'intrus, il se fait mordre à la main.

Dés lors, la transformation commence à s'effectuer et le notable est victime d'une malédiction qui est ancestrale.

Wolfman est une oeuvre assez singulière mélangeant le classique et la modernité, avec un résultat qui contient pas mal de qualités, mais, aussi, beaucoup de défauts. 

On saluera le travail des responsables en ce qui concerne le fameux loup garou et ses apparitions, toutes réussi, ainsi que le  design du monstre, dont on doit le maquillage au grand Rick Baker.

Joe Johnston ne manque jamais une occasion d'iconiser sa créature lors de scènes sanglantes et jouissive, comme lorsque Lawrence Talbot se retrouve attaché face une armada de médecins, dans une salle aux fenêtres ouvertes, laissant échapper les rayons de la pleine lune.

Ceux ci veulent se persuader que le loup garou est un mythe et n'éxiste donc pas. La suite leur donnera mortellement tord et lâchera l'animal en plein dans les rues de Londres.

C'est dans ces moments la qu'on reconnaît tout le talent de Joe Johnston, son savoir faire et son sens du rythme. Malheureusement, il faut également compter sur des scènes beaucoup plus maladroites.

L'intention de placer un rapport conflictuelle entre un père et son fils en toile de fond du scénario était une excellente idée, malheureusement, elle n'aboutit qu'a un traitement maladroit et brouillon.

Jamais, le réalisateur ne parvient à faire partager la complexité qui existe entre Lawrence Talbot et son père. Certaines scènes en pâtissent franchement, comme lorsque John rend visite à son fils interné et lui avoue la vérité.

Un retournement de situation tellement attendu que ce moment en devient ridicule, au lieu d'ètre émouvant.

Enfin, comment ne pas citer le personnage de policier incarné par Hugo Weaving qui ne sert pas à grand chose, beaucoup trop superficielle pour convaincre.

Puisqu'on en est à parler des acteurs, tous ne sont pas sur un pieds d'égalité. Si Benicio Del Toro est parfait dans son personnage d'homme torturé, Anthony Hopkins effectue le minimum syndicale et semble parfois se foutre de son rôle.

Emily Blunt est plutôt convaincante, mais, à l'instar d'Hugo Weaving, son personnage reste trop à la surface des choses et ne semble la que pour rajouter un élément de trop à l'intrigue.

Au finale, Wolfman reste une oeuvre qui vaut surtout pour quelques scènes très réussi, et à le mérite d'offrir une vision fidèle du mythe (ce qui n'est pas toujours le cas), mais, patit de beaucoup trop défauts pour convaincre et faire autre chose de ce film, qu'un petit navet.