Réalisation : Brian De Palma

Année : 1976

Genre : Horreur

L'histoire : Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n'est pas rose pour Carrie. D'autant plus qu'elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu'à ce qu'elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.

La Critique De Titi70 :

Avant d'aborder, en détail demain, le récent remake avec Chloé Grace Moretz, revenons sur le film original qui reste une date marquante dans l'histoire du cinéma d'horreur. 

Classique désormais incontesté, Carrie Au Bal Du Diable constitue d'abors le premier roman de Stephen King, qu'il failli d'ailleurs ne pas faire publier sans l'insistance de son épouse.

C'est alors qu'il prenait des vacances bien mérité après avoir tourné Obsession, que Brian De Palma décida d'emporter dans son voyage un bouquin. Son choix se porta sur un roman trouvé dans le magasin de la gare.

Une fois commencé, le réalisateur ne put s'arreter et, une fois revenu de voyage, appela son agent pour se renseigner sur les droits d'adaptations.

Désormais en charge du projet et adoubé par Stephen King lui même, Brian De Palma organise le casting et reçoit notamment une certaine Melanie Griffith qui ne sera pas retenue.

Défile également Amy Irving et Nancy Allen. le première écope du personnage de Sue Snell (sa mère dans le film, Priscilla Pointer, est également sa mère dans la vie) et la seconde le personnage de Chris Hargensen.

Sont retenue également John Travolta, William Katt, P.J. Soles (qui sera, plus tard, une des victimes de Michael Myers dans le premier Halloween) et Piper Laurie.

Rèste à trouver celle qui incarnera le personnage en titre. C'est finalement une jeune comédienne de vingt ans à l'époque, marié au directeur artistique Jack Fisk, qui emporte le morceau. Son nom est Sissy Spacek.

La comédienne, qui figurait déjà au casting de La Ballade Sauvage de Terence Malick, se retrouve en charge d'incarner Carrie White, une jeune adolescente brimée par ses camarades qui découvre, le jour de ses premières règles, qu'elle possède également des pouvoirs de télékinésie.

Élèvée par une mère bigote jusqu'a la folie, la jeune fille ne peut compter que sur elle même pour approfondir son pouvoir. Pendant ce temps, ses camarades payent le prix d'une mauvaise blague. Completement paniqué à la vue du sang lui coulant entre les jambes, Carrie à demandé de l'aide et a subit une nouvelle fois la moquerie et la méchanceté des autres filles de sa classe.

Le professeur de sport leur fait donc la morale et inflige des heures de colles. Rebelle et détestant viscéralement Carrie, Chris Hergensen se fait exclure du bal de fin d'année ayant lieu bientôt et décide de préparer sa vengeance. Pendant ce temps, une autre camarade de l'adolescente, Sue Snell, prend conscience de sa cruauté et décide de se racheter. 

Elle demande à son compagnon d'inviter Carrie au bal. Désormais, le compte à rebours est lançé et se profile à l'horizon une soirée meurtrière qu'aucun habitant de la ville n'oubliera jamais.

Film culte à plus d'un titre, Carrie est déjà un véritable bijou de réalisation. Brian De Palma y expérimente des idées de mise en scènes, en bon héritier d'Alfred Hitchcock, mais, sans jamais oublier de raconter une histoire, à l'image de cette scène dans la classe ou Carrie avoue aimer le poème de Tommy Ross.

Dans la même optique, impossible d'oublier la scène du bal, filmé en Split Screen, et possédant une force rarement égalé.

Coté casting, c'est également du grand art. Nancy Allen est parfaite en garce machiavélique et Amy Irving est également très juste dans la peau de Sue Snell, mais, celle qui emporte l'adhesion est évidemment Sissy Spacek, fragile tel un chaton abandonné, puis, cruel démon ivre de vengeance. Piper Laurie est également totalement effrayante en mère complètement à la masse. Seul défaut : un John Travolta pas vraiment convaincant dans la peau de Billy Nolan.

Classique que même ceux qui ne l'ont jamais vu connaissent au moins pour son image la plus évocatrice (je parle bien sur de celle avec Sissy Spacek ensanglantée), Carrie Au Bal Du Diable conserve toute sa force prêt de 38 ans après sa sortie et n'a pas prit une ride, si l'on excepte quelques détails minimes comme les coupes de cheveux et la scène de pompes sur le terrain centrale.