Réalisation : Jean Pellerin

Année : 1997

Genre : Science Fiction

affiche

L'histoire : Il y a 250 millions d'années, une civilisation extraterrestre créait l'homme. La Terre est maintenant peuplée de six milliards d'habitants, leur dessein est désormais atteint ! Zach serait un adolescent comme les autres s'il ne croyait pas dur comme fer à l'existence des extraterrestres.

La Critique De Titi70 :

Aujourd'hui, je vous propose de nous intéresser à une vrai rareté, balancé directement en DVD dans une édition pourrave au début de l'année 2002, et réalisé par un illustre inconnu dont ce sera l'unique long métrage.

Laserhawk n'a été créé que pour une seul raison, surfer sur le succès de Jason James Richter, le morveux de la saga Sauvez Willy qui venait d'enchainer, à l'époque, le troisième opus et dernier dans lequel son personnage appairait. Il lui fallait donc un nouvelle long métrage pour rebondir, et quoi de mieux qu'une histoire de science fiction avec de méchants aliens.

Outre Jason James Richter, on trouve également Mark Hamill, le Luke Skywalker de la saga Star Wars (les premiers, enfin, les derniers, vous voyez bien de quoi je parle), devenu par la suite rapidemment Has Been et qui tente ici de payer ses factures.

Toute méchanceté mise à part, il faut reconnaître que Laserhawk commence plutôt pas mal. Une accroche nous apprend que 250 ans avant notre hère, une race d'extraterrestre cannibale baptisé Les Arachneïdes, à ensemencé la terre pour assurer ses futures ressources alimentaires. Une attitude guère du goût de plusieurs autres confréries aliens, des gardiens de la paix  qui decident de voyager dans le temps à bord d'un vaisseau baptisé Le Laserhawke jusqu'en 1984 ou ils transmettent leur savoir à trois humains qui devront protéger notre planète le jour ou les Arachneïdes viendront chercher leur nourriture.

Le thème des extraterrestres cannibale n'est pas nouveau (rappelez vous le Bad Taste de Peter Jackson), mais, ça fonctionne toujours.

La suite nous présente une scène repiqué à la série V (ben, oui, l'action se déroule dans les années 80) avec un vaisseau qui s'écrase après une bataille, puis trois lumières bleues s'écrasent sur terre. 

On fait ensuite le connaissance, 13 ans plus tard, de Zack Raymond, un adolescent passionné par les aliens au point d'avoir monté un véritable canular relayé par les télévisions. Il prétend ainsi s'ètre fait enlevé par des extraterrestres, un mensonge qui lui permet pourtant de sortir avec la plus belle fille du lycée.

Mais, le pot au rose est découvert lorsque des soldats déboulent chez lui. Pour tout le monde, Zack devient infréquentable, y comprit pour la fille avec qui il devait sortir.

Lorsque l'adolescent croise une véritable soucoupe volante, personne ne le croit, évidemment. Pourtant, la même nuit, un bus remplit d'élèves disparaît mystérieusement avant de réapparaître le lendemain, complètement vide.

Dans le même temps, Zack croise une véritable passionnée par les aliens, qui lui explique que son histoire figure dans une bande dessinée.

Afin d'en savoir plus sur ce qui s'est vraiment passé, les deux adolescents décident d'aller voir l'interieur du bus, et son font rapidement pincer. C'est sur le chemin du retour qu'ils vont se rendre compte que toute la population à mystérieusement disparu. Seul moyen pour obtenir des explications, se rendre chez le dessinateur de la bande dessiné qui semble en savoir beaucoup.

C'est le début d'une grande aventure ou notre équipe de choc va devoir s'armer de courage pour sauver la terre.

L'avantage avec une oeuvre comme Laserhawk, c'est qu'on attend pas grand chose et cela bien avant de commencer à le visionner.

Le héros, incarné par Jason James Richter, n'a aucun charisme et les acteurs jouant ses compagnons ne servent à rien (y comprit la fille). L'adolescent est le seul à prendre des décisions, preuve que tout cela est bien un véhicule pour lui.

Quant à Mark Hamill, il incarne un personnage déclaré fou et enfermé dans un asile que nos héros feront sortir avant qu'il crève rapidement. Par respect pour le héros de Star Wars, je me passerais de commentaire sur sa prestation.

Vu que les responsables ne semblent guère prendre au sérieux leur scénario, Laserhawk en devient un spectacle plutôt sympathique. Certes, c'est très mal joué et niveau réalisation, c'est extrêmement moche. je ne parle pas des effets spéciaux qui sont totalement à la ramasse, mais, encore une fois, le tout en emballé sans aucune prétention et ça passe, pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant.

Il faut préciser que le derniers quart d'heure du film tente de nous faire croire que Jason James Richter et la fille sont en fait des combattants de l'espace (les extraterrestres se sont réincarné dans leurs corps) capable de piloter un vaisseau et de faire la guerre. le sort du monde repose donc entre leur mains et celles d'un dessinateur de BD. Vu que les responsables devaient envisager une suite, la film se termine sur une note annonçant un deuxième épisode, heureusement jamais tourné.

Laserhawk est donc un véritable nanar, bourré d'incoherences (le gamin qui étrangle un mec de trente ans avec plus de force que ce dernier), joué avec les pieds et mal réalisé, mais, comportant suffisamment de second degré pour ne jamais se prendre au sérieux, ce qui est également le cas pour le spectateur pas trop exigeant.