Réalisation : Don Mancini

Année : 2012

Genre : Horreur

L'histoire : Après le décès de sa mère, une jeune fille en chaise roulante est forcée de s'accommoder de sa soeur, de son beau-frère, de sa nièce et de leur nourrice qui viennent faire leurs adieux. Lorsque les meurtres commencent à se multiplier, la jeune handicapée commence à se demander si l'étrange poupée reçue quelques jours auparavant n'aurait pas un rapport avec ces meurtres.

La Critique De Titi70 :

Après quelques années d'absence, revoici la poupée meurtrière Chucky dans un nouvelle épisode que réalise Don Mancini, scénariste officiel de la saga depuis le début et dont c'est le second long métrage après avoir déjà signé la mise en scène du 5ème épisode, Le Fils De Chucky.

Mine de rien, de tout les personnages horrifiques né dans les années 80, la poupée Brave Gars reste le dernière encore en activité, preuve de la ténacité de son responsable.

Pour cette nouvelle aventure, Don Mancini décide d'effectuer un retour au sources. Plus question de continuer dans l'humour trash de La Fiancé De Chucky et de sa suite, ce qui en décevra certain et en réjouira d'autres. Car, c'est justement avec cette formule rajeunissante que le personnage avait pu sortir de la routine et retrouver son prestige d'antant.

Le but avoué de Don Mancini est donc de revenir à une forme plus classique dans la veine du premier opus réalisé à la fin des années 80 par Tom Holland.

Parmi le casting, on retrouve Brad Dourif, toujours fidèle au poste pour incarner le personnage de Charles Lee Ray et prêter sa voix à la poupée démoniaque, mais, également Fiona Dourif, la propre fille du comédien. On peut signaler également les apparitions de Jennifer Tilly qui reprend son personnage de Tiffany et Alex Vincent qui redevient Andy Barclay le temps d'une séquence post générique de fin.

Les plus observateurs (ou les plus de trente ans, ça marche aussi), remarqueront également la participation d'Adolfo Matrinez (devenu depuis A. Martinez) dans le rôle d'un prêtre. Un nom qui ne vous dira probablement pas à grand chose et pourtant, le comedien a surtout joué dans la soap opéra Santa Barbara durant 8 ans (il incarnait Cruz). On lui doit aussi des rôles dans des séries comme La Loi De los Angeles et Profiler.

L'histoire se situe quasi intégralement dans une grande demeure ou vivent Nica, une jeune femme paralytique et sa mère. Un jour, un paquet étrange arrive ne contenant aucune adresse d'expediteur. Une fois ouvert, les deux femmes découvrent qu'il s'agit d'une poupée que la mère de Nica s'empresse de balancer dans la poubelle. Grave erreur qu'elle ne pas tarder à regretter, car, dés la nuit tombée, un cri se fait entendre et la jeune paralytique retrouve sa mère baignant dans son sang.

Le lendemain, les proches de Nica débarquent dans la maison, accompagnés du prêtre qui va présider à la cérémonie funèbre. Immédiatement, sa soeur quelque peu autoritaire lui fait part de son désir de vendre la maison et lui conseille un établissement pour personnes handicapés.

Nica refuse catégoriquement. Sur place se trouve également la famille de la frangine composé de son mari, Ian, de sa fille Alice et de la nounou de cette dernière, la plantureuse Jill.

Lorsque Alice découvre la fameuse poupée Chucky qui avait été envoyé à Nica, elle l'adopte immédiatement et ne s'en sépare plus. Tout le monde ignore que le jouet meurtrier va faire vivre une nuit de cauchemar à toute la famille.

Durant la première partie du long métrage, Don Mancini prend surtout le temps de dépeindre des relations familiales pour le moins tendus gravitant autour de la jeune paralytique. Entre sa soeur Barb qui la hait au plus haut point et s'avère finalement incapable d'aimer vraiment qui que ce soit (elle ne cache aucun mépris pour son mari et il suffit de l'entendre parler à sa fille pour comprendre qu'elle ne l'apprecie guère non plus), Ian, l'époux qui reluque avidement la nounou d'Alice et la fillette qui à totalement perdu le sourire, il y a de quoi faire, même si tout cela s'avère tout de même chargé pour une seule famille.

Ceux qui attendent de voir réellement le personnage de Chucky en action devront donc patienter, celui ci étant au final moins présent à l'instar du premier opus.

Don Mancini en profite, non pas pour garder le mystère sur la poupée, mais, pour mitonner quelques moments bien sadique comme ce repas à base de mort au rat, dont un seul des plats est empoisonné (perso, j'avais parié sur le bon candidat dés le début). Le réalisateur, jouant sur l'aura de son personnage, nous entraîne dans un jeu consistant à savoir quand et ou la poupée frappera.

Exploitant parfaitement le décor de cette grande maison (ou, encore une fois, se situe la majeur partie de l'action) qui devient ainsi le plus redoutable des pièges, le réalisateur réussit son pari de plus se baser sur l'ambiance que les effets chocs.

En outre, Chucky à toujours le mot qui faut, comme dans ce passage ou Alice lui confie avoir peur de l'orage. C'est le premier moment ou on verra véritablement la poupée s'animer et balancer à la gamine terrifiée : "Oui, tu as raison d'avoir peur".

Malgré le fait qu'il fasse le lien avec les épisodes précédents (avec une grosse incohérence par rapport au quatrième épisode) et fasse preuve de qualités certaines, cette nouvelle aventure la poupée tueuse à aussi ses défauts. Si Fiona Dourif s'en sort avec conviction, mais,sans éclat, le rèste du casting n'est guère convaincant.

Autre soucis, un scénario qui peine franchement à convaincre et des meurtres assez classiques, mais, loin d'ètre aussi spectaculaire que ceux auquel la poupée Brave Gars nous à habitué. Petit soucis également avec le personnage d'Alice qui disparaît subitement de l'histoire pour réapparaître. On peut d'ailleurs regretter que Don Mancini ne clôture pas sa saga avec ce dernier épisode (la fin va dans ce sens, mais, la séquence après le générique remet tout en cause).

Au final, si La Malédiction de Chucky n'est pas le pire épisode de la saga (qui reste, pour moi, le troisième), il n'en demeure pas moins un épisode relativement faible, malgré d'indeniable qualités.