Réalisation : Tony Maylam

Année : 1981

Genre : Horreur

L'histoire : Dans un camp de vacances, des adolescents jouent un très mauvais tour au gardien du centre. La "farce" prend une tournure dramatique au point que l'homme finit à l'hôpital, gravement brûlé...Cinq ans plus tard, il revient sur les lieux pour aiguiser sa vengeance.

La Critique De Titi70 :

Au début des années 80, les succès conjugué du premier Halloween et Vendredi 13 ont lancé définitivement la mode du slasher movie. Parmi les premiers à profiter du filon, les frères Weinstein, dont l'un etait jusqu'ici producteur de documents sportifs et musicaux, qui décident de se lancer dans l'aventure du long métrage.

Ecrit par Bob et produit par Harvey, The Burning (retitré en France Carnage) est mise en scène par Tony Maylam, dont le premier avait déja participé à deux projets, sur un concert de Génésis et un document sur les Jeux Olympiques.

Au niveau de la distribution, peu de noms connus hormis ceux d'Holly Hunter et Jason Alexander qui font ici leurs débuts. En consultant la fiche technique du long métrage, on remarque également au montage le nom de Jack Sholder, futur responsable de La Revanche De Freddy et Hidden.

L'influence du premier Vendredi 13 est ici évidente, renforcé par la présence au maquillage de Tom Savini, déja au générique du long métrage de Sean S Cunningham, mais également bien présente au niveau du scénario, et ce dés la première scène.

A la nuit tombée, dans une colonie de vacances, un groupe de gosses décide de se venger d'un des moniteurs en lui faisant une mauvaise blague. L'un des membre de l'équipe pose un faux crane enflamé à coté du lit du bonhomme baptisé Crospy. Sauf que la plaisanterie tourne au drame quand ce dernier s'éveille brutalement et renverse l'objet qui met le feu à la cabane et à lui sous le regard effrayé des enfants.

Malgré les tentatives des medecins, ces derniers ne parviennent pas à sauver le physique de Crospy qui garde son désir de vengeance envers les gosses. Une fois sortit de l'hopital, l'ancien moniteur s'en prend à une prostituée dans une scène rappelant fortement l'ambiance du film Maniac de William Lustig, sortit un an avant, avant d'aller roder pret d'une colonie de vacances ou il ne va pas tarder à exprimer sa colère dans le sang et la tripaille.

Plus qu'une influence, Carnage pourrait apparaitre comme un simple erzatz du film de Sean S Cunningham tant il s'évertue à reprendre les principaux éléments, à savoir une colonie maudite, un tueur sans pitié, et des adolescents stupides.

Pourtant, le long métrage de Tony Maylam vaut bien mieux que cela, surtout à cause du fait qu'il se place d'emblée du coté du tueur.

Le début est ainsi éloquent puisque le film nous montre Crospy, et non ses victimes. De plus, ces derniers apparaissent sous un jour peu favorables, puisque les adolescents sont montré comme particulièrement idiots, obsédé sexuels et dragueur, mais, surtout hypocrite. Il n'y a qu'a voir l'histoire sur Crospy que raconte un des moniteurs et qui transforme plusieurs point de la réalité (on a bien vu que les enfants n'ont pas tenté de sauver Crospy).

Autre bon point du film de Tony Maylam, une ambiance plutot reussi et un tueur qui, mème si il met du temps à demarrer, est tout de mème redoutablement efficace.

Il n'y a qu'a voir la scène très reussi et totalement unique dans le genre ou le tueur surgit d'une barque et massacre d'un coup et de quelques gestes bien précis douze adolescents à l'aide d'une cisaille, dans des gerbes de sang et de tripailles ou le meurtre de la prostituée durant lequel Crospy enfonce le mème intrument dans la ventre de sa victime en tournant legerement.

Encore une fois, Tom Savini effectue un très bon boulot avec Carnage, tout comme le réalisateur.

Très justement réputé auprès des amateurs, le film de Tony Maylam est un très bon long slasher, et le réduire à une simple copie de Vendredi 13 serait une grossière erreur et passer à coté d'un film plus que recommandable