Réalisation : John Carpenter

Année : 2011

Genre : Horreur / Epouvante

L'histoire : En 1966, Kristen, une jeune fille accusée d'avoir mis le feu à une ferme, est internée dans un hôpital psychiatrique. dont elle n'aspire qu'à s'enfuir. Comme si ça ne suffisait pas, l'adolescente va rapidement découvrir que l'endroit est hanté par un esprit maléfique bien décidé à éliminer totues la patientes de l'étage.

La Critique De Titi70 :

Il faut se rendre à l'évidence : Les temps ont changé et la plupart des réalisateurs capable de nous offrir des films devenues cultes dans les années 70 et 80 sont bien en peine d'offrir aujourd'hui le minimum syndicale (je pense notamment à Brian De Palma, qui tente de revenir à des recettes du passé dans l'espoir de retrouver une gloire perdu).

Dans le cas de John Carpenter, c'est peu dire que le retour du bonhomme était attendu. Dix années s'était écoulé depuis Ghost Of Mars, et si ce dernier avait déçu pas mal de monde, les nombreux fans du réalisateur continuait malgré tout à croire en lui.

Après avoir signé deux épisodes de la saga Masters Of Horror (Cigarette Burns et Pro-Life), le réalisateur revient donc en 2011 avec John Carpenter's The Ward (traduit chez nous par The Ward : L'Hopital De la Terreur).

Chose rarissime chez John Carpenter, ce dernier ne signe ni le scénario (confié à Michael & Shawn Rassmussen, déjà responsable de Dark Feed, un film à la sinistre réputation), ni la musique de ce dernier opus. De la à y voir une commande, il n'y a qu'un pas qu'on peut aisément franchir, le réalisateur lui même ayant admis en interview que l'une de ses principale motivations était surtout de pouvoir travailler avec un casting composé en grande partie de jeunes et jolies actrices.

The Ward compte ainsi au casting Amber Heard (révélé par All The Boys For Mandy Lane) , Mamie Gummer (fille de l'actrice Meryl Streep), Lindsy Fonseca (que beaucoup connaissent pour son rôle dans Kick Ass 1 & 2), Jared Harris (vu récemment dans Pompeï de Paul w.s. Anderson) et Danielle Panabaker.

L'histoire se déroule en 1966 et tourne autour de Kristen, une adolescente arreté par la police pour avoir incendié une ferme et enfermée dans un hôpital psychiatrique pour confusion mentale. En effet, la jeune fille semble ne plus se souvenir des évènements ayant précédé son acte.

Elle se retrouve donc dans le service du Dr Stringer et fait rapidement connaissance avec les autres patientes : Sarah, Emily, Zoey et Iris. Toutes ont des caractères très diffèrent et sont soignés pour des pathologies diverses. Mais, Kristen considère dés le début qu'elle n'a pas sa place dans cette endroit et tente à plusieurs reprises de s'enfuir. Chacune de ses tentatives se solde par un échec, mais, l'adolescente est têtue. Il faut dire que l'endroit n'a rien de rassurant, d'autant qu'un fantôme semble hanter les lieux et commence à éliminer une à une les patientes du service. Seul Kristen semble être en mesure de découvrir la vérité.

Dés la première image de The Ward, une évidence s'impose : Le film ne ressemble pas à du John Carpenter et hormis quelques plans et une réalisation maîtrisé (ainsi que l'emploi du cinémascope) , le film pourrait finalement avoir été signé par n'importe quel autre bonhomme sachant tenir correctement une caméra.

Encore une fois, Carpenter semble la uniquement pour faire le job et empocher l'oseille. Il faut dire que le scénario des frères Rassmussen n'a rien de particulièrement original et rappelle sur de nombreux points celui de Fragile, le long métrage signé Jaume Balagero. En vérité, tout repose en grande partie sur la révélation finale

Reste donc les actrices plutôt doué, à l'instar d'Amber Heard qui joue le rôle de la fille rebelle. Pourtant, le film se regarde malgré tout sans déplaisir, mais, ne compte pas parmi les cru recommandable du réalisateur qui déçoit fortement avec cette oeuvre de commande. De la part d'un metteur en scène comme John Carpenter, il est permis d'attendre beaucoup mieux.