Réalisation : Noboru Aikewa

Année : 2002

Genre : Animation

Urotsokidoji 4

L’histoire : Amano Jack et plusieurs autres démons se rendent à Osaka dans le but d’affronter le Chôjin. Mais, ce dernier leur réserve quelques surprises sur le chemin. D’abord, dans une ville dominé par des enfants aux pouvoirs terrifiants, puis sur les lieux même du combat.

La Critique De Titi70 :

Au milieu des années 90, la sortie d’Urotsukidoji (sous titré La Légende Du Démon) fait l’effet d’une véritable bombe, aussi bien au Japon ou le long métrage nait, que partout ailleurs et notamment en France ou la sortie en VHS de l’œuvre (censuré, la durée passant de 2h10 à 1h36) provoquera la colère de plusieurs membres d’associations familiale, reclamant son interdiction pur et simple. Heureusement, ce ne fut pas le cas et la cassette put fierement trôner sur les étagères de quelques vidéoclubs et ainsi passer devant mes petits yeux ébahit d’adolescent.

La raison de ce rejet ? Tout simplement un spectacle trash mélangeant la violence la plus débridé, des scènes gore, un univers fantastique et une bonne dose de sexe à outrance. Bref, un animé montrant des démons fortement membré violant de jeunes collegiennes ou une femme se faisant exploser en plein coït. Du jamais vu à l’époque.

Urotsokidoji marquera la naissance d’un nouveau genre entrainant par la suite des copies à foison (comme Bible Black ou L’Ange Des Ténèbres).

Evidemment, le succès du premier épisode ne peut rester sans suite. Après un second opus réussissant à  supplanter son modèle sur le terrain de l’outrance (une fille se fait violer par un démon en plein saut dans le vide), mais, qui se voit plombé par un scénario bancale partant complètement en vrille, et un troisième à la sinistre réputation, voici le dernier épisode, censé mètre le chapitre final (c’est ce qui est marqué sur la jaquette).

 

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Comme pour les précédents films, ce quatrième opus se présente sous la forme de plusieurs épisodes reunit ensemble, ici trois de 45 minutes chacun. L’histoire tourne autour d’un groupe de démons en route vers Osaka, pour affronter le Chôjin, la créature démoniaque apparu à la fin du premier épisode.

Dans les deux premières parties, Buju, un ètre moitié cybernétique amateur de bonne chair, Amano Jack, l’ètre mi homme mi bète et la jeune et frèle Aemi, que protège Buju, se retrouvent dans une petite ville envahis par le brouillard et devenu le repaire d’enfants aux pouvoirs démoniaques mené par le jeune Eruth et son mystérieux frère.

Dans cette endroit, tout les adultes ont été reduit en esclavage et ceux ou celles qui approche de l’age fatidique sont éliminé, après avoir été engrossé par un démon dans le cas des femmes.

Plutôt que de recourir à la brutalité, Eruth décide de piéger les intrus, ce qui ne sera guère difficile dans le cas de Buju, brute sans cervelle qui se laisse facilement avoir avec de la bonne bouffe et du sexe à foison. Mais, heureusement, Amano veuille. Pendant ce temps, Eruth et son frère ont déjà prévu de se repaître du sang d’Aemi, qui pourrait leur assurer l’immortalité.

On retrouve rapidement, dans ce quatrième épisode, les ingrédients ayant fait le succès de la saga, et une histoire tournant, comme toujours, autour d’une innocente jeune fille pure (elle est choqué par les orgies multiples du royaume) appelé à se faire corrompre.

Bref, un thème courant dans le genre. Pourtant, ici, et mauvaise interprétation de ma part, il faut bien reconnaître que la sauce ne prend pas.

 

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Passe encore que Urotsokidoji 4 soit affublé d’un doublage français absolument minable (c’est souvent le cas) et d’une animation limite (c’est la cas depuis le second épisode, puisque le budget de la saga à été divisé par deux après le succès du premier film), mais, on sent clairement la lassitude. Bref, les responsables n’y croient plus et ça se sent. On se retrouve donc devant un spectacle melangeant mollement le sexe et le gore, mais, qui ne parvient même plus à choquer. On se retrouve donc devant deux épisodes sans saveur et pas franchement excitant.

Pour preuve de ce désaveu, Anemi, la jeune fille pure, parviendra même à s’en sortir saine, sauve et vierge.

Et le constat n’est guère plus rejouissant avec le dernier épisode se déroulant à Osaka ou le Chôjin profite de la haine viscerale d’une princesse envers Amano Jack pour tendre un piège à l’ètre mi homme et mi démon.

Ce dernier se retrouve alors à chevaucher jusqu'à épuisement un démon avant que tout cela se termine par un derniere image en forme de promesse de suite jamais tourné. Pour la fameuse conclusion, on repassera.

Au final, Urotsokidoji 4 apparaît comme l’opus de trop, et l’ultime avatar d’une formule usé jusqu'à la corde, transformant une saga trash en spectacle indore et franchement mauvais.

Pour terminer, vous remarquerez peut ètre que cet article ne comporte aucune photo de scène sanglante ou pornographique, c'est évidemment voulu. Etant donné la nature trash de cet animé, c'est dans le mème ésprit que je préfère ne pas inclure de bande annonce.