Réalisation : Brad Silberling

Année : 2004

Genre : Fantastique

L'histoire : Ils sont trois : Violette, 14 ans, Klaus, 12 ans et Prunille, une petite fille qui mord tout ce qui passe à portée de dents. Désormais orphelins, à la tête d'une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu'à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille. Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l'attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.

La Critique De Titi70 :

A l'origine, Les Désastreuses Aventures Des Orphelins Baudelaire font partie de ces sagas littéraires dont sont friands les adolescents et qui fleurissent dans les rayons des supermarchés, encore plus depuis le succès des Harry Potter (et après, on nous dira que les jeunes ne lisent plus).

Ecrit par Lemony Snicket, l'histoire s'étalle sur treize romans parus entre 1999 et 2006 et raconte les péripéties de trois orphelins face à un membre éloignée de leur famille qui tente de s'emparer de l'héritage de la famille.

Un pitch classique raconté de manière sombre et pessimiste par un narrateur adepte de l'humour noire et décalée.

Autant dire que l'annonce d'une adaptation cinéma des bouquins fit craindre le pire tant le style de l'auteur semblait mal s'accorder avec les traditionnelles codes familiaux du système Américain.

Confié à Brad Silberling, déjà responsable d'une version live de Casper plutôt bien reçu, et produit par Barry Sonnenfeld, à qui on doit La Famille Addams et sa suite, le film met en scène Emily Browning, Liam Aiken, Timothy Spall, Catherine O'Hara, Meryl Streep, Jim Carrey et les participations de Dustin Hoffman (en spectateur), Luis Guzman, et Jude Law (en narrateur toujours à contre jour).

L'histoire reprend la structure des livres originaux, en sachant que les responsables n'adaptent ici que les trois premiers volumes (les autres n'étant tout simplement pas encore écrit au moment du tournage).

On découvre donc l'histoire des trois enfants Baudelaire : Violette, l'ainée, jeune prodige constamment en train d'inventer des objets utiles, chaque idées se traduisant par une manie de la jeune fille à s'attacher les cheveux.

Son frère, Klaus, fait plus figure d'intellectuel et passe son temps à lire des livres. Sa particularité est sa mémoire prodigieuse lui permettant de retenir instantanément tout ce qu'il découvre. La plus jeune, Prunille, est encore un bébé, ce qui ne l'empèche pas de mordre tout ce qui lui passe sous la dent.

Tout ce petit monde vit dans un somptueux manoir jusqu'au jour ou la bâtisse disparaît dans les flammes, emportant également les parents Baudelaire.

Désormais orphelins, les enfants sont immédiatement confiés à leur plus proche parent : Le comte Olaf.

Comédien raté adepte du déguisement et, surtout, individu cupide et sans scrupule, l'homme ne cache pas longtemps ses funestes intention aux orphelins Baudelaire, à savoir s'emparer de l'héritage familiale, cela après avoir éliminé les enfants.

Dans un premier temps, il prend soin de les exploiter avant de mettre en scène un faux accident. Etant parvenu à lui échapper, les enfants sont alors confié à leur Oncle Monty, un passionné des serpents, puis, à leur tante Agrippine. Mais, chaque fois que les choses semblent s'arranger, le Comte Olaf surgit sous un déguisement diffèrent et menace ce bonheur tout neuf. Si les orphelins Baudelaire n'ont aucun mal à l'identifier à chaque fois, les adultes ne voient rien et refuse d'écouter. Comment, dans ces circonstances, parvenir à lui échapper ?

Dés les premières minutes du métrage, le film affiche un ton sombre rendant parfaitement justice à sa source d'origine et qui tranche singulièrement avec les spectacles familiaux habituelles.

Ne lésinant jamais sur la noirceur et prenant son sujet au sérieux sans jamais l'infantiliser, le réalisateur signe une oeuvre unique porté par un casting absolument parfait.

En particulier Jim Carrey, jubilatoire comme jamais dans ce personnage de méchant incontestablement taillé pour lui, c'est bien simple, le comédien est absolument irrésistible dans cet univers sombre et décalé ou pointe l'humour lors de certaines scènes qui confine à l'absurde le plus assumé  (à ce titre, ne manquez pas la chanson du comédien, à pisser de rire et caché lors du génial générique de fin). N'oublions pas non plus Meryl Streep dans un rôle à contre emploi.

Oeuvre complètement unique (aucun film ne ressemble à celui ci), Les Désastreuses Aventures Des Orphelins Baudelaire reste une oeuvre totalement jouissive et qui n'a absolument rien perdu de sa singularité, le tout porté par un Jim Carrey encore une fois mémorable. De quoi faire vivement regretter qu'il n'y ait jamais eut de suite.