Réalisation : John Singleton

Année : 2003

Genre : Action

L'histoire : Radié de la police, Brian O'Conner vit désormais à Miami et survit grace aux courses de voitures. Mais, les flics le rattrapent et lui propose un marché : Les aider à épingler un homme d'affaire vereux en échange d'un casier vierge, l'occasion de renouer des liens avec un ami d'enfance à travers une mission qui s'annonce perilleuse.

La Critique De Titi70 :

Qui dit succès signifie suite, et le premier Fast And Furious n'échappe pas à la règle. Cette dernière s'éffectuera sans la plupart des membres du casting d'origine, dont Vin Diesel partit avec le réalisateur Rob Cohen tourner XXX.

Seul à rempiler, Paul Walker embarque donc pour une nouvelle aventure, ou il partage cette fois l'affiche avec Tyler Gibson. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le rappeur comédien se retrouve à l'affiche de ce second Fast And Furious, puisque c'est John Singleton, le réalisateur de cette nouvelle mouture, qui l'a imposé, l'ayant révélé quelques années avant sur le film Baby Boy.

Pour l'anecdote, Tyler Gibson reviendra d'ailleurs à l'univers des courses automobiles à l'occasion de Courses A La Mort, le remake de Death Race 2000 signé Paul W. S. Anderson.

A l'affiche de 2 Fast 2 Furious, on trouve également James Remar, Eva Mendes, Cole Hauser, Amaury Nolasco, Devon Aoki (qui ne possédait pas le permis au moment du tournage et a du le passer) et Mark Boon Junior.

On retrouve donc Brian O' Conner désormais en cavale et venu se réfugier à Miami, après avoir fait quelques passages dans plusieurs villes ou il gagne de l'argent grâce à des courses de voitures (c'est ce qu'on découvre dans le mini film présent en option sur le DVD de ce second opus, et qui sert à faire le lien entre les deux longs métrages).

C'est après une de ses courses qu'il est arrêté par la police locale. Rapidement, il découvre qu'un de ses anciens supérieurs à fait le voyage avec une proposition. Un casier vierge en échange d'une mission d'infiltration.

Brian O' Conner est chargé de se mettre au service d'un caïd mafieux, nommé Carter Verone, qui recherche des chauffeurs pour une opération clandestine.

Le jeune homme accepte à la condition de pouvoir choisir son coéquipier. Son choix se porte sur Roman Pierce, un ami d'enfance et pilote hors pair. Problème : Ce dernier à rendu responsable Brian de son incarcération, même si ce dernier n'y était absolument pour rien. Les deux hommes vont devoir mettre leurs différents de coté pour une mission qui s'annonce riche en action.

Après un premier épisode très inspiré (pour ne pas dire pompé) sur le film Point Break, les responsables changent de cap ici en empruntant la voie du Buddy Movie. On a donc le flic blanc qui fait équipe avec son ami black contre un méchant trafiquant de drogue. Et, comme dans tout film du genre, le personnage, cette fois incarné par Tyrese Gibson, est responsable des notes d'humour. La dessus, pas de soucis, notre bonhomme en fait des caisses.

A ce titre, le making of présent sur le DVD démontre clairement que le rappeur chanteur ne contentait pas de cabotiner uniquement devant la caméra, il faisait aussi largement en dehors. Il faut voir, l'espace de quelques minutes, Tyrese Gibson en faire des caisses, tandis qu'assis à coté de lui, Paul Walker ne dit pas un mot, mais, affiche un air gêné et évite de tourner la tète.      

L'acteur était sans doute en train de se demander comment il avait pu se fourrer dans cette galère, ce qui explique sans doute pourquoi il semble aussi absent dans ce second épisode.

Je m'en voudrais de ne pas citer le rôle de potiche d'Eva Mendes et, surtout, la prestation minable de Cole Hauser, qui se la joue mafieux du dimanche jusqu'a en devenir hilarant.

Quand à la réalisation de John Singleton, dire qu'elle est à coté de la plaque est encore en dessous de la vérité, tant le bonhomme semble incapable de filmer correctement ses scènes d'actions.

Ce second Fast And Furious est finalement un gros nanar tellement stupide qu'il finit par être franchement drôle , avec son méchant de pacotille et ses clichés, notamment sur la ville de Miami, présenté tel un dépliant, puisque l'endroit est dépeint comme un véritable paradis ou tout le monde fait la fête et vit une existence de folie. Pas de pauvreté à Miami, le seul endroit au monde ou ça n'existe pas. Du moins, d'après les responsables de ce second épisode, on est pas obligé de les croire.