Réalisation : David Allen

Année : 1991

Genre : Horreur

L'histoire : Tandis qu'un groupe de parapsychologues envahit la maison ou se sont déroulés les crimes quelques années plus tot, les Puppet Master sont parvenus à ramener à la vie leur créateur. Mais, ils y ont laissé beaucoup d'energie et ont desperement besoin d'un breuvage pour retrouver la santé, une potion faite avec des morceaux humains...

La Critique De Titi70 :

Retour des poupées démoniaques sur ce blog avec ce second épisode sortit deux ans plus tard. Un nouvel opus tourné suite au succès d'un premier épisode, certes anecdotique, mais qui a rapporté suffisamment d'argent à son producteur, Charles Band, pour justifier une sequelle.

A la barre, on trouve David Allen, responsable des effets spéciaux du premier film, et à qui Charles Band offre ici une chance de réaliser son rève, à savoir tourner son premier long métrage.

Comme pour le premier film, inutile de chercher des noms connus dans le casting, il n'y en pas puisque les stars sont avant tout les poupées en titre.

Pour le reste, ce second épisode se présente comme un remake déguisé du premier film, en racontant l'histoire de psychologues spécialisé dans les phénomènes étranges, envoyé par le gouvernement pour élucider les mystères de la demeure ou se sont déroulés les massacres du premier Puppet Master.

En parallèle, on découvre que les poupées ont ressuscité leur créateur, André Toulon,  et que celui ci élabore une formule pour leur redonner de l'énergie, et accessoirement revenir dans un corps plus présentable et faire renaître son épouse, également décédée.

Ce second Puppet Master fonctionne sur la même formule gagnante que son modèle, mais, s'avere pourtant nettement plus réussi. 

D'abord, les poupées ne se limitent plus à errer dans la grande maison et sortent faire des victimes au dehors, comme ce couple un peu arriéré habitant non loin de la bâtisse, ou ce gosse dans les bois.

On compte d'ailleurs plus de victimes dans ce nouvel opus, même si la plupart des meurtres se déroulent hors champ, à l'exception d'une scène ou un type se fait transpercer le crane. 

L'autre qualité de ce nouvel épisode est d'approfondir le personnage d'André Toulon, créateur des Puppet Master, lors d'un passage en Egypte ou on découvre un marionnettiste raté et sans talent dont la vie va ètre bouleversé suite à une rencontre essentielle, lui donnant accès à la fameuse formule pour donner vie à ses pantins.

Enfin, le réalisateur n'hésite pas à faire sacrifier certaines marionnettes phares (au revoir miss leach et ses sangsues) pour en mettre de nouvelles en valeur, comme ce pantin affublé d'un casque de Dark Vador et dont la main contient un lance flamme.

Au passage, c'est avec ce second épisode que se dessine la particularité des Puppet Master, à savoir de n'avoir pour unique fonction que de servir un maître à qui elle accorderont une confiance absolue. Rien à voir donc avec d'autres avatar du genre comme Chucky, puisqu'ici, les Puppet Master ne tuent que pour obéir à leur maître. Et si ce dernier ne se montrent plus digne de les diriger (en faisant preuve de violence à leur égard, par exemple), les poupées n'hésitent plus à se retourner contre ce maître indigne, en l'éliminant avant de chercher un autre protecteur.

Le final est d'ailleurs assez amusant puisque les poupées se dirigent vers un centre pour jeunes délinquant. Pourquoi un tel endroit ? Tout simplement parce que, même si il y a des témoins de l'éxistence de ces poupées, personne ne croira jamais des individu aussi violents, c'est du moins ce que leur explique leur protecteur.

Pour le reste, Puppet Master 2 contient toujours des acteurs qui jouent mal (mention spécial au type qui louche en se faisant étrangler) des scènes qui ne servent à rien (la fille qui regarde une photo d'elle et son bébé, l'histoire d'amour entre l'heroïne et le beau gosse) et des personnages insipides. Heureusement, le bavardage est plus limité et Dave Payne parvient à signer une oeuvre plus rythmé que son modèle.

Au final, si ce second Puppet Master 2 cumule la plupart des mêmes défauts que son modèle, il s'avère moins ennuyeux et finalement plus fréquentable que ce dernier, si l'on prend pour ce qu'il est, à savoir un nanar rigolo.