Réalisation : Chris Buck & Jennifer Lee

Année : 2013

Genre : Animation

L'histoire : Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel…  En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.

La Critique De Titi70 :

Je dois bien l'avouer, la perspective de voir les studios Disney adapter un conte comme La Reine Des Neiges, écrit par Hans Christian Andersen en 1844, me faisait craindre le pire. Pourquoi ? La raison n'est pas que je considère, à l'instar d'un pasteur Américain, l'empire Disney comme le diable en personne sortant des films gentillet pour mieux initier les enfants à la zoophilie et les rendre homosexuel (comme quoi, mème les hommes d'églises peuvent parfois dire n'importe quoi), mais, plus simplement que La Reine Des Neiges fait partie de mes histoires préféré depuis toujours et que je craignais, de ce fait, de voir se produire une trahison du conte, le coté sombre de ce dernier s'accordant mal avec l'univers rose bonbon de Disney.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Disney envisage d'adapter le conte puisque celui devait faire partie d'un troisième Fantasia envisagé en 2005, puis, finalement annulé.

Pour ne rien arranger, cette adaptation est confié aux responsables du deja pas bien fameux Raiponce, ce qui n'augure, au final, rien de bon.

La Reine des neiges : Photo

Mais, les scénaristes ont fait un choix radicale, evitant ainsi de se confronter de trop pret à leur source, à savoir ne pas tenir compte une seconde du conte d'Andersen. Autant ètre prevenu d'emblée : malgré son titre et le fait qu'il y ait bien un personnage avec des pouvoirs, pouvant faire surgir le froid et la glace, cette version n'a donc strictement rien à voir avec l'histoire d'origine, à tel point qu'on peut mème difficilement parler d'adaptation, ou alors de manière extremement libre.

Exit donc le voyage de la petite Gerda partant à la recherche de son ami, ensorcelé par la cruel reine des neiges, et place à l'histoire de deux petites filles, princesses du royaume d'Arendelle. Deux enfants joyeuses et complices jusqu'au jour ou Elsa, l'ainée, blesse accidentellement sa jeune soeur,  Anna, en faisant usage de ses pouvoirs.

Dés lors, l'enfant passe entre les mains d'un groupe de trolls qui lui efface la mémoire, tandis que les parents prennent des mesures stricts. Elsa se retrouve donc confiné dans sa chambre et se refuse désormais au moindre contact avec sa soeur, qui, bien sur, ne comprend pas cette attitude.

Les années passent, Elsa et Anna deviennent de belles jeunes filles. Vient le moment du couronnement pour l'ainé. Mais, cette dernière, stressé par l'evenement et alors que sa soeur lui déclare vouloir se marier avec un homme qu'elle connait à peine, laisse eclater ses pouvoirs à la stupeur général.

Affolée, Elsa s'enfuit loin dans les montagnes ou elle se construit, grace à ses dons, un somptueux palais de glace.

Pendant ce temps, sa soeur, inquiète, décide de partir à sa recherche, esperant la convaincre de revenir. Une aventure qui va procurer à la jeune fille un peu naïve quelques surprises.

La Reine des neiges : Photo

Au risque de repeter, le rapport avec l'oeuvre de base est ici très lointain. Pour autant, après la deception Le Monde De Ralph (dont le concept, à savoir utiliser l'univers des jeux vidéos en multipliant les references, était abandonné au bout de trente minutes), La Reine Des Neiges est il un bon film ? Oui et non.

Autant prevenir les allergiques aux chansons des oeuvres Disney, ici, vous allez morphler grave. Car, les responsables ont opté pour le choix de la semi comédie musicale. Non, il n'y a pas d'erreur sur le therme, c'est simplement que dans La Reine Des Neiges, il y a beaucoup plus de chansons que dans tout les autres long métrages du studio, sauf qu'elles n'occupent pas la totalité du film et s'alternent avec les dialogues.

On peut, dés lors, se demander pourquoi les responsablent du film n'ont pas fait le choix de faire integralement chanter les personnages su toute la durée du long métrage. Au passage, la formule devient mème parfois redondante au point qu'il me suffisait d'entendre la musique pour deviner que les personnages allaient chanter, avant que ces derniers ne le fassent.

Si le spectacle est plutot plaisant sans ètre naïf (mème la voix de Dany Boon s'accorde bien avec le bonhomme de neige Olaf au point que ce dernier finit mème par devenir amusant et attachant), le scénario souffre quand mème d'une belle incoherence, à vouloir tenter le difficile excercice du twist à l'approche de la fin du long métrage. 

Je prierais donc ceux qui n'ont pas vu le film et souhaite le faire de passer au paragraphe suivant. Voila, si vous ètes dans le cas cité avant et que vous continuez à lire ce qui suit, c'est tant pis pour vous. Passe encore que le prince finisse par montrer son vrai visage, à savoir celui d'un homme ambitieux et ne reculant devant rien pour le pouvoir, mais, faudra qu'on m'explique pourquoi il s'est acharné à sauver Elsa en la ramenant au royaume d'Arendelle, alors qu'il comptait tout simplement l'éliminer. Il lui suffisait de laisser faire les deux hommes de mains, puis, de revenir en déclarant qu'elle était morte et qu'il avait tenté de la sauver. D'ou le fait que, pour ma part, ce twist demeure completement inutile, et semble avoir été rajouté au dernier moment par des scénaristes ne sachant pas comment terminer l'histoire avec deux prétendant.

Malgré cela, La Reine Des Neiges demeure un bon long métrage qui, sans ètre le meilleur du studio, parvient à divertir, ce qui est tout de mème le minimum pour un film estampillé Disney.