Réalisation : Isao Takahata

Année : 2014

Genre : Animation

L'histoire : Dans les temps anciens, au Japon, un brave paysan découvre un jour dans une tige de bambou un minuscule bébé qui lui apparait comme par magie. Il s'agit d'une petite fille qui grandit à vitesse accélé et qu'un seigneur baptise Kaguya. L'enfant devient rapidement une belle jeune femme que les plus grands princes du royaume convoitent, mais, la demoiselle venue de nulle part est elle vraiment déstiné à connaitre le bonheur ?

La Critique De Titi70 :

En terme d'animation japonaise, 2014 restera marqué par les adieux de deux grands noms de l'animation nippone. D'abord Hayao Miyazaki qui nous à offert un ultime chez d'oeuvre en début d'année avec Le Vent Se Lève, puis, aujoud'hui, son complice et rivale, Isao Takahata, qui, suivant les pas de son camarade, à annoncé que Le Conte De la Princesse Kaguya, serait son ultime long métrage.

Adapté d'un conte considéré comme un des textes fondateur de la littérature Japonaise, et baptisé le Coupeur De Bambou,  Le Conte De la Princesse Kaguya se distingue d'abord par sa forme esthétique, puisque tout les personnages sont dessiné au fusain et évolue dans des décors en aquarelle; une technique singulière, mais, particulièrement adapté à ce conte et que maîtrise très justement Isao Takahata.

Le responsable du bouleversant Tombeau Des Lucioles (qui rèste, à mon sens, le plus triste et bouleversant long métrage d'animation qu'il m'est été donné de voir) nous entraine dans une histoire dont l'épilogue n'est pas loin d'être aussi émouvant que le chez d'oeuvre cité plus haut.

Tout commence dans un petit village ou réside un couple de paysans agé et sans histoire. Alors que l'homme est en train de couper des bambous dans la foret voisine, il remarque une étrange lueur. C'est alors qu'apparaît, au creux d'un des arbres, un bébé que recueille immédiatement le brave paysan.

La petite fille grandit à une vitesse phénoménale et attire rapidement la curiosité des enfants du coin qui la baptise "Tige De Bambou". Parmi les gosses se trouve Sutemaru, un jeune homme fort et vigoureux qui prend la fillette sous sa protection. C'est alors que naît entre eux une complicité et de la tendresse.

Mais, la vie de la demoiselle est bouleversé lorsque son père adoptif voit apparaître de l'or et des robes somptueuses, toujours dans la foret. Persuadée qu'il s'agit d'un présage, il se rend à la ville et fait construire un somptueux palais.

Quelques temps plus tard, la jeune fille et ses protecteurs déménagent et changent de vie. Baptisé Kaguya par un seigneur, le demoiselle est contrainte de vivre comme une princesse, alors que son coeur sonne la révolte et réclame Sutemaru et ses anciens camarades. Mais, le destin de Kaguya va mettre à jour une vérité cruelle pour elle et ses proches.

Si, dans beaucoup de contes, le destin de l'héroïne est de vivre heureuse, c'est complètement l'inverse ici, puisque Kaguya est ammené sur terre pour, justement, être malheureuse afin de préférer sa véritable patrie, puisque, évidemment, la jeune fille n'est pas humaine.

J'en ai déja trop dit sur ce qui reste comme une des révélations fondatrices de ce contes, qui interviendra d'ailleurs dans les derniers instants.

On pourra également faire un parallèle avec le dernier Hayao Miyazaki, dans le sens ou ce long métrage et celui d'Isao Takahata aborde chacun le thème de l'amour qui finit par être contrarié, soit à cause d'un décès dans Le Vent Se Lève, ou à cause d'un destin contrarié dans Le Conte De la Princesse Kaguya.

Il suffit, notamment, de prendre la scène de rève dans ce dernier, ou Sutemaru se voit retrouver Kaguya et revit avec elle un bonheur passé, la jeune fille finissant par lui dire qu'ils aurait pu être heureux ensemble. Malheureusement, dans la réalité, le jeune homme est devenu père et une autre compagne est à ses cotés.

Encore une fois, le destin cruelle de la jeune fille est de ne pas ètre heureuse. Il ne faudrait pourtant pas croire que le long métrage d'Isao Takahata est complètement sombre, puisque le réalisateur se permet également quelques notes d'humour, notamment avec la scène ou plusieurs princes viennent apporter des présents à la demoiselle dans l'espoir de l'épouser et finissent tous par laisser apparaitre leur lâcheté.

Au final, Le Conte De la Princesse Kaguya demeure un excellent long métrage, très beau et très profond, porté par des musiques sublimes signé Joe Hisaïachi, et a voir absolument. Assurément, une des grandes oeuvres de 2014.

Je terminerais tout de même en précisant qu'il ne s'agit plus d'un film pour adultes, car, si le long métrage n'est pas violent, sa durée (2h17) et sa complexité en font une oeuvre difficile d'accès pour de jeunes enfants, ce que ne semblent pas avoir comprit certains parents, tel cette maman ayant amené sa fille de 4 ans à la séance ou j'étais, et qui n'a pas cessé de la disputer, la gamine finissant par gigoter à quelques mètres de moi, et cela au bout d'à peine 15 minutes de film.  Il serait temps que certains comprennent enfin qu'animation ne rime pas forcement avec spectacle pour tous. Mais, ça, c'est malheureusement loin d'être gagné.