Réalisation : Anno Saul

Année : 2009

Genre : Fantastique / Drame / Suspense

L'histoire : David, un ancien peintre à succès, cherche un sens à sa vie après s'être rendu responsable de la mort de sa fille de sept ans. Cinq ans plus tard, il découvre une porte qui lui donne une seconde chance, celle de recommencer tout à zéro. Mais ce nouveau départ qui tient du miracle va se transformer en un cauchemar éveillé car dans le passé, les apparences sont trompeuses...

La Critique De Titi70 :

Comme l'ecrit souvent mon camarade Alice In Olivier dans ses chroniques, l'avenir du cinéma, et en particulier du cinéma de genre, ne situe pas forcement aux Etats Unis, mais, plutôt dans dans des pays comme le Japon, la Corée ou même l'Allemagne. Non, la production du pays ne se limite pas à la production de séries comme Alerte Cobra ou Le Destin De Lisa. On y fait des films, et, même, parfois, de très bons films.

C'es notamment le cas de Die Tür, rebaptisé The Door, La Porte Du Passé, histoire de renforcer la parenté avec un des thèmes du film, le voyage dans le temps.

Si son réalisateur, Anno Saul, vient de la télévision, le bonhomme n'en est pas à son premier coup d'essais, puisqu'on lui doit déjà trois autres long métrages. C'est pourtant avec The Door, adapté d'un roman,  qu'il se fera véritablement connaître chez nous, le film bénéficiant d'échos plus que favorables et recevant même le grand prix du Festival fantastique de Gerardmer en 2010.

Si le film bénéficiera d'une exploitation en salle dans son pays, il se verra relégué directement en dvd, sans passer par la case cinéma. Un sort d'autant plus injuste que l'oeuvre aurait facilement pu trouver son public en salle, et incompréhensible en regard de la présence, en tète d'affiche, de Madds Mikelsen, star montante du cinéma depuis quelques années et chouchou de la critique.

A ses coté, on trouve Jessica Schwarz, comédienne Allemande qu'on a pu voir dans Le Parfum et qui, la même année que The Door, incarnera Romy Schneider dans un téléfilm sur la vie de l'actrice.

L'histoire tourne autour du personnage de David, un père de famille présenté d'emblée comme un véritable salopard. Artiste reconnu, l'homme préfère, en effet, aller chez la voisine pour s'envoyer en l'air que jouer avec sa petite fille, Léonie. Cette dernière commets alors l'erreur de s'approcher trop pret de la piscine et finira noyée.

Cinq ans plus tard, David est désormais devenu une loque, incapable de se remettre de la mort de sa fille, et, désormais, séparé de Maja, son ancienne épouse, qui le rend responsable, à raison, de la tragédie.

Après une tentative de suicide raté et une viré dans un bar avec un ami, David erre dans les rues sans but. C'est la qu'il appercoit un papillon et un coin reculé qui l'attire.

Après avoir passé une porte, il se retrouve dans son quartier, cinq ans avant. L'occasion de revenir en arrière, de sauver Léonie et de réparer les erreurs du passé, mais, comme tout voyage dans le temps, David va progressivement se rendre compte que ce bonheur qui lui tend les bras à un prix, d'autant que, dans le passé, les apparences peuvent parfois ètre trompeuses.

Si The Door peut parfois faire penser au film avec Ashton Kutcher, L'Effet Papillon, le film d'Anno Saul s'avère autrement plus réussi que celui des frères Gruber. Pas question, ici, de sacrifier totalement l'histoire au profit d'une romance mielleuse et sucrée.

Si le personnage de David fera l'impossible pour être heureux dans cette nouvelle vie, il ne pourra, pourtant, se résoudre à un ultime sacrifice, au risque de tout remettre en question.

Durant presque une heure, le réalisateur prend le temps de présenter David, sa tragédie, son futur et sa nouvelle vie qui arrive assez rapidement. Pourtant, on sent que quelques chose cloche dans le tableau. Qui est ce voisin qui à l'air d'en savoir beaucoup sur le père de famille et la fonction de cette fameuse porte ? On le découvrira tardivement, au moment même ou les évènements, et même se compliquent lorsqu'arrive la Maja du futur.

Très réussi malgré une réalisation parfois trop fonctionnelle, The Door La Porte Du Passé déroule une intrigue haletante, porté par un Madds Mikkelsen absolument parfait, sans oublier Jessica Schwarz, très juste dans une performance parfois difficile, notamment quand elle doit incarner le même personnage dans deux époques différentes, et dans la même séquence.

Pour ma part, j'aurais juste tendance à regretter une fin que je ne trouve guère logique, étant donné que la femme et la fille font partie du passé, elles ne devraient pas pouvoir traverser dans le futur.

Hormis cela, The Door reste un excellent film qui mérite grandement la découverte, voir même, un jour, une sortie au cinéma. Il est toujours permis de rêver.