Réalisation : James De Monaco

Année : 2013

Genre ; Thriller / Epouvante

L'histoire : Dans une Amérique rongée par une criminalité débridée, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. Une nuit durant, La police ne peut intervenir et les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Une nuit que la famille Sandin n'est pas prète d'oublier.

La Critique De Titi70 :

Alors que sa suite, sous titré Anarchy, déboule le 23 juillet prochain dans nos salles Françaises, voici l'occasion de revenir sur le premier American Nightmare, ou The Purge, son titre original, si vous préférez.

Il s'agit du second long métrage de James De Monaco, quatre ans après Little New York, ou il dépeignait la pègre New Yorkaise.

Pour American Nightmare, le metteur en scène retrouve d'ailleurs son acteur principal, à savoir Ethan Hawke qui tenait également le premier rôle dans le film de 2009.

On peut d'ailleurs dire que le comédien et le réalisateur sont assez proche, James De Monaco ayant également signé le scénario d'Assaut Sur Le Centrale 13, le remake du film de John Carpenter, dont le rôle principal revenait à...Ethan Hawke.

L'idée d'American Nightmare est venu au réalisateur après un accident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Ce dernier se trouve en voiture avec sa femme, lorsqu'un chauffard peu prudent manque de l'emboutir : "Quand nous sommes repartis, ma femme m’a dit : ‘Si seulement on avait droit à un meurtre, une fois par an, je l'éliminerais' Ça m’a choqué. Et ça n’est pas sorti de ma tête", raconte-t-il.

James De Monaco rédige alors un script dépeignant le climat de violence dans lequel son pays semble s'enfoncer. le film est finalement produit par deux personnalités plutôt antagonistes, mais, qui, d'une certaines manière, ont chacun en commun d'avoir leur propre conception du cinéma d'horreur. D'abord, Jason Blum, un choix surprenant vu que le bonhomme et sa société se sont beaucoup plus specialisé dans les histoires surnaturelles, tels Conjuring ou Sinister, sans oublier les films en found footage du type Paranormal Activity. Une saga qui, n'ayont pas peur de le dire, à permis à Blum de se faire des couilles en or, mème si le bonhomme à aussi produit le dernier Rob Zombie en date, The Lord Of Salem.

De l'autre coté, Michael Bay qui, via sa société Platinum Dunes, s'est surtout illustré dans les remakes du type Massacre A La Tronçonneuse ou Hitcher. Deux personnalité, donc, qui se retrouvent sur un film n'ayant rien de surnaturelle, et qui n'est pas un remake. Quand je disais que cela pouvait paraître bizarre.

Au niveau du casting d'American Nightmare, outre Ethan Hawke, on trouve également Lena Headey, Max Burkholder et Chris Mulkey.

Le point de départ du film est plutôt original : En 2022, aux Etats Unis, la criminalité à été quasiment réduite à néant et le chômage n'atteint plus que 1% de la population. Mais cette période de prospérité n'est pas due au hasard, mais, à la purge. Il s'agit d'un système voté par le gouvernement en place dans laquelle, 1 fois par an, la violence est permise durant 12h. Plus de service de police, de pompiers ou d'urgence. Chacun peut donner libre court à ses pulsions meurtrières en toute tranquillité.

L'occasion également de regler quelques comptes, avec votre patron, votre banquier, ou même vos voisins. A quelques heures du démarrage d'une nouvelle soirée de purge, James Sandin, un vendeur de système de protection high tech, rentre chez lui retrouver sa famille. Mais, il est loin de se douter que, cette année, la violence va également s'abattre sur lui et ses proches.

Au niveau du concept, il est plutôt bien exploité et même renforcé par un choix plutôt judicieux, celui de placer l'action uniquement dans l'immense demeure des Sandin. Le réalisateur parvient merveilleusement à maintenir la tension durant une bonne partie du film, tout en exploitant son décors.

Malheureusement, le film souffre également de plusieurs défauts, notamment certaines facilités scénaristique, tel ce gosse à baffer qui accumule les conneries au risque de mettre sa famille en danger, ou le petit ami venu régler des comptes avec le père de sa copine, élément pas franchement essentiel et qui n'influera pas sur la suite des evenements.

Enfin, il faut reconnaître que la dernière partie n'est guère à la hauteur, la soirée virant finalement au jeu de massacre un peu simpliste. En outre, le message martelé par le réalisateur, à savoir que la violence est en chacun de nous, n'est guère nouveau, tout comme cette parabole sur les riches.

American Nightmare n'en est pas moins un bon film, très bien joué, notamment par Ethan Hawke, et ce malgré quelques défauts évoqué plus haut, ainsi qu'un concept qui, je le répète, est original, mais, pas forcement novateur.