Réalisation : Paul Hough

Année : 2012

Genre : Horreur

L'histoire : Un groupe de personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent dans un lieu inconnu, obligé de participer à une course ou chaque participant doit tenter d'arriver au bout, sinon, c'est la mort. Tout les coups sont permis pour survivre, y comprit tuer.

La Critique De Titi70 :

"Le digne successeur de Battle Royale". Voila comment est présenté The Human Race, réalisé par Paul Hough en 2012. Si le nom du réalisateur ne vous dit rien, celui de son père ne doit pas vous ètre inconnu, puisqu'il s'agit du fils de John Hough, responsables de quelques bijoux du cinéma horrifique, que ce soit Les Sévices De Dracula ou La Maison Des Damnées, mais aussi d'un des meilleurs long métrage live des studios Disney, le méconnu Les Yeux De La Foret. 

Certes, la fin de sa carrière le verra se compromettre dans des oeuvres plus douteuses, comme Hurlements 4, mais, il n'en reste pas moins que le bonhomme est loin d'être un manchot derrière une caméra.

Il officie ici d'ailleurs, en tant que producteur, une façon d'assurer la succession avec son fils. Ce dernier bénéficie d'un budget relativement modeste et signe une oeuvre dont la référence est plutôt écrasante. Autant le dire tout de suite, non, The Human Race n'est absolument pas le nouveau Battle Royale, même si son réalisateur fait tout pour y parvenir.

Le concept de départ n'est, d'ailleurs, pas franchement original. Plusieurs personnes qui se connaissent pas se retrouvent dans un lieu inconnu, sans savoir pourquoi et obligé de participer à un jeu sadique. Voila qui nous ramène à des films comme Saw ou Cube. Bref, tout cela sent le déjà vu à plein nez. Pourtant, ce qui est plus intéressant, c'est le jeu en lui même.

Les règles sont simples : Tout les participants doivent courir sur un chemin déterminé. Si ils quittent le parcours, quelque soit la raison, ils mourront, après avoir été prit de tremblement et avoir eu la tète explosé. Même chose si ils se font trop dépasser.

Tout le monde doit donc courir sans s'arreter en espérant survivre, quitte à être responsable de la mort d'autres participants. Rapidement, le jeu vire au massacre ou tout les coups sont permis. En gros, c'est tuer ou être tué.

Dés les premières minutes, Paul Hough tente de brouiller les pistes en montrant la vie d'une jeune femme quelques heures avant qu'elle ne se retrouve dans le jeu et ne meurt. Malheureusement, le réalisateur reste si peu de temps avec son personnage qu'il est impossible d'y adhérer

Puis, Paul Hough passe à d'autres personnes, deux soldats s'étant connu durant une guerre et resté, depuis, des amis proches. On découvre également une jeune femme et un homme, tout deux sourd muet , et qui, vont, eux aussi, se retrouver dans ce jeu.

Encore une fois, le metteur en scène tente de perdre le spectateur, comme le sont les personnages. Lorsque la course commence vraiment, les évènements se précipitent. A partir de la, personne n'est épargné, qu'il s'agisse des personnes âgées, d'une femme enceinte dont le ventre finira par exploser, ou de deux enfants.

The Human Race devient alors un jeu de massacre particulièrement cruel et gore, ou même les deux sourd muet finieront par succomber à la violence, l'homme finissant par apparaître comme un véritable détraqué sexuel.

Pendant ce temps, une voix monocorde énumère des chiffres dans l'ordre décroissant, que tout les participants entendent dans leur tète. 

Être le fils d'un bon réalisateur ne garantie pas forcement d'avoir, soi même du talent, et c'est le cas de Paul Hough; Comme je l'ai déjà dit, le réalisateur fait son maximum pour nous impliquer dans son histoire, jusqu'a utiliser le split screen, c'est à dire un écran qui se divise en plusieurs images montrant des actions différentes au même moment, lors de quelques séquences.  Malheureusement, ça ne fonctionne pas toujours et le réalisateur peine à exploiter son concept jusqu'au bout. 

Il faut dire que le film pâtit également de manque de budget flagrant et d'acteurs extrêmement mauvais, je pense à cette femme incarnant une sourde muette et qui grimace de manière exagéré.

Enfin, le scénario n'évite pas certaines incohérence, comme lorsque la fameuse femme sourde et muette, encore elle, se met tout à coup à parler dans les dernière minutes, sans que ça ait l'air d'étonner l'un des survivant du jeu.

The Human Race se termine d'ailleurs de manière particulièrement maladroite, puisque les responsables de tout cela ne sont autres que des extraterrestres dont le grand plaisir est d'amener des humains sur une planète éloigné dans ce qu'ils appellent L'Arène Aux Humains.

Désolé de vous reveler cette fin qui ne fonctionne absolument pas. Au final, The Human Race est une oeuvre ambitieuse, mais, dont les nombreux défauts n'en font qu'une série Z parfois méchante et jouissive, mais, trop maladroite pour emporter l'adhesion.