Réalisation : Lamberto Bava

Année : 1985

Genre : Horreur

L'histoire : Des personnes recoivent gratuitement une invitation à l'avant première d'un film dans un tout nouveau cinéma. Mais, la séance vire au cauchemar quand ce qui se passe sur l'écran se produit également dans la salle.  

La Critique De Titi70 :

Si le nom de Mario Bava restera assuremment dans la mémoire des cinéphiles grace à son talent, il n'en est pas de mème pour son fils, Lamberto.

Pourtant, lorsque le jeune homme son premier long métrage, Baiser Macabre, en 1980, beaucoup estiment déja la relève assuré dans ce poème nécrophilie racontant la relation amoureuse entre une vieille femme et la tète coupée de son amant, d'autant que Lamberto Bava à été à bonne école puisqu'il commença comme assistant sur les films de son père.

Malheureusement, les films suivants du bonhomme anéantiront tout espoir de le voir reprendre le flambeau et, il devient progressivement évident que Lamberto ne possède absolument pas le talent de son père.

En 1985, un autre cinéaste, Dario Argento, alors en pleine âge d'or, le prend sous son aile. Les deux hommes, bientôt rejoint par  Dardano Sacchetti, proche collaborateur de Lucio Fulci à qui on doit notamment le script de L'Enfer Des Zombies, se lancent dans l'élaboration d'une histoire de possession démoniaque, qu'Argento produit pendant que Lamberto Bava réalise. Les deux hommes prévoient même d'en faire une trilogie en cas de succès. Malheureusement, si un second opus verra bien le jour, de nombreux problèmes empêcheront la mise en chantier d'un dernier épisode qui ne verra jamais le jour. 

A noter qu'on retrouve parmi le casting l'une des filles de Dario Argento, Fiore, dont ce sera une seule apparition au cinéma, avec Phénoména, qu'elle tournera la mème année sous la direction de son père.

Quant à la musique, elle est assuré par Claudio Simonnetti, également un proche d'Argento. Lamberto Bava souhaitant rendre hommage à la musique hard rock de l'époque, qu'il adore, décision est prise d'incorporer dans la bande original des titres de Scorpions ou d'AC/DC.

A noter qu'on retrouve, au casting, une certaine Nicholetta Elmi, dans le rôle de l'ouvreuse. Le nom ne vous dit peut ètre rien, pourtant, la jeune femme à commencé très jeune dans La Baie Sanglante de Mario Bava, lors d'une apparition dans la scène finale, avant d'obtenir des rôles plus importants dans plusieurs films d'horreur Italien des années 70.

Quant à l'histoire, elle est assez simple. De nombreuses personnes d'horizons différents reçoivent une invitation pour une avant première dans un tout nouveau cinéma. Il y a deux amis étudiantes, un couple de riches plus agé, un aveugle et sa compagne, un type un peu loubard avec ses deux nanas, ou deux garçons.

La séance commence calmement et certains découvrent que le film projeté est un long métrage horrifique. S'étant coupé à la joue avant la séance, l'une de spectatrices commence à ressentir une douleur et se précipite au toilettes.

Pendant, sur l'écran, des adolescents sont possédés par des démons, la même chose se produit bientôt dans la salle, une femme ayant été attaquée se change en créature démoniaque, sous les yeux terrifié des spectateurs qui découvrent bientôt qu'il n'existe étrangement aucune sortie à ce bâtiment. Le cauchemar peut alors commencer.

Je ne vais pour dire que Démons fait figure de chez d'oeuvre impérissable du genre. Le film cumule énormément de défauts, notamment un scénario réduit au minimum, des incohérences à la pelle (notamment le final) ou des comédiens totalement naze interpretant des personnages dont la seule fonction est de finir en charpie.

Lamberto Bava se permet toutes les excentricités, y comprit nous offrir le spectacle d'un type à moto traversant la salle de cinéma en scalpant les démons à coup d'épée, ou l'apparition, toujours dans le cinéma, d'un hélicoptère.

Bref, certains trouveront peut ètre Démons ringard et il est certain que le temps n'a pas forcement arrangé les choses. Pourtant, le film de Lamberto Bava possède une énergie intacte et un amour pour le genre qui transparaît grandement dans le résultat finale. Bref, Dario Argento et le réalisateur aime l'horreur et nous le prouve avec cette oeuvre ou ils ont visiblement voulut se faire plaisir. La est tout la différence avec bons nombres d'actuelles réalisé parfois avec talent, mais souvent sans âme.

Si certains éléments du film ont vieillis, Démons possède encore de nombreux atout qui en font toujours une très bonne série B horrifique, notamment des séquences extrêmement gore toujours efficaces et impressionnantes, notamment sur le visuel des fameux démons, et certaines images qui restent marquantes. Je pense à cette scène génial, qu'il est impossible ne pas attribuer à Dario Argento, ou les créatures démoniaques arrivent au dessus de l'escalier sous le halo d'une lumière bleuté, en avançant au ralentit, et les yeux lumineux.

Une image reprise, d'ailleurs, pour l'affiche du film. Bref, Démons procure toujours, malgré ses défauts, beaucoup de plaisir, le tout envelloppé d'une bande original incontournable pour tout les fans de Hard Rock.