Réalisation : Hayao Miyazaki

Année : 1988

Genre : Animation

L'histoire : Un professeur d'université, accompagné de ses deux filles, s'installent à la campagne dans le but de se rapprocher de son épouse hospitalisé. En explorant le jardin, l'une des gamines fait la découverte d'étranges créatures possédant de curieux pouvoirs, et entre dans un monde fantastique au dela de son imagination. Un univers extraordinaire et bien loin du réèl que les deux fillettes vont explorer.

La Critique De Titi70 :

Alors que les rumeurs concernant l'avenir du studio Ghibli ne sont laisse que peu d'éspoir, ses responsables ayant annoncé recemment une pause à la durée indéterminé dans leur production, suite au départ en retraite d'Hayao Miyazaki et aux mauvais scores en salle du dernier Isao Takahata, Le Conte De La Princesse Kaguya, sur lequel le studio fondait pourtant beaucoup d'espoir, (l'occasion de lire des commentaire stupides du genre : "Pas étonnant que les gens aient déserté les salles vu le type d'animation que le film propose"), revenons sur un de leur grand succès, Mon Voisin Totoro.

Nous sommes au début des années 80 et Hayao Miyazaki explique au grand patron du studio de l'époque son idée pour le prochain long métrage. Mais, ce dernier ne se montre pas franchement emballé devant l'exposé du maître, qui lui parle de deux fillettes et d'un monstre.

Sept ans plus tard, Miyazaki revient à la charge avec le nouveau dirigeant. Ce dernier propose alors au réalisateur d'en faire un moyen métrage de 60 min, couplé avec l'autre grande sortie du studio à l'époque, Le Tombeau Des Lucioles d'Isao Takahata.

Finalement, les deux oeuvres sortiront séparément sous la forme de longs métrages.

Pour l'anecdote, Mon Voisin Totoro restera inédit chez nous jusqu'en 1992 ou il commencera à être projeté dans des festivals. Malgré tout, il faudra attendre 1999 pour que film soit, enfin, disponible en vidéo. Quant à la sortie DVD, elle se fera en 2006, soit 18 ans après la première projection du film au Japon.

A noter, également, qu'Hayao Miyazaki offrira une suite dérivé à son film, sous forme de court métrage, en 2003. Relatant une aventure entre la jeune Mei Kusakabe et le chat bus, cette fiction n'est, pour le moment, visible qu'au Japon, dans le musée Ghibli.

L'histoire suit un père de famille et ses deux filles, Satsuki et Mei, qui vient s'installer à la campagne pour se rapprocher de son épouse malade. En explorant le jardin, l'une des deux fillettes fait la connaissance d'une créature étrange, un Totoro, l'équivalent de nos lutins, en plus gros et imposant. le Totoro protège la foret, en compagnie d'une ribambelle d'autres petites créatures qui lui ressemble.

Les deux gamines vont alors faire la connaissance d'autres créatures fantastiques, tels que le Chat-Bus, et vivre une aventure hors norme, notamment quand l'une des fillettes disparaît.

Mon Voisin Totoro se détache de la filmographie d'Hayao Miyazaki par sa simplicité. Le réalisateur signe une oeuvre extrêmement légère, capable d'ètre apprécié par de très jeunes enfants, sans pour autant sombrer dans la niaiserie ou le débilité. 

Il s'agit également d'un film ou le maitre de l'animation Nippone brode une fois de plus sur un thème qui lui est important : L'écologie, à la différence qu'ici, contrairement à beaucoup d'oeuvre du réalisateur, les humains et les créatures vivent en harmonie, et qu'il n'est jamais question de destruction de cette harmonie.

Sur un scénario ne ménageant pas forcement beaucoup de péripéties, Hayao Myiazaki parvient à tenir l'attention du  spectateurs en lui offrant un voyage.

Proche de ses personnages et parfois auto biographique, notamment via les symptômes dont souffre la mère de Satsuki et Mei, cachant une tuberculose dont mourus la mère du réalisateur, Mon Voisin Totoro n'est pas le meilleur film du réalisateur, et on peut aisément préférer des oeuvres plus exigeantes.

C'est mon cas, mais, ce cru du réalisateur reste tout de même parfaitement recommandable et peut aisément s'apprecier si on a gardé une certaine âme d'enfant, ou plus simplement si on veut faire voir à son enfant un bon déssin animé.