Réalisation : Nick Palumbo

Année : 2004

Genre : Horreur

L'histoire : Un photographe de mode est atteint de pulsions meurtrières envers les modèles qu'il rencontre au hasard. La soeur de sa petite amie développe des soupçons prononcés envers cet être cynique et froid, jusqu'à mettre sa jeune vie en péril.

La Critique De Titi70 :

Tout amateur de films extrèmes connait forcément Murder Set Pieces, réalisé par Nick Palumbo en 2004, ne serait ce que de réputation. Car, les titres fait assurémment partie des valeurs sures dans le domaine du cinéma trash à condition de le voir dans son montage d'origine.

A sa sortie dans les bacs vidéos en France, le long métrage se verra en effet expurgé de la plupart de ses scènes ou plans le plus hard. Presque trente minutes de charcutage au total, dont un passage particulièrement gratiné ou le tueur du film poignarde une gamine dans des toilettes.

Personnellement, j'ai vu les deux montages , censuré et intégral. Sous sa première forme, le long métrage ne vaut pas grand chose et s'apparente plus à un téléfilm mal joué et parfois incohérent, pas aidé non plus par un doublage absolument à coté de la plaque. Certes, il rèste quelques moments un peu trash, mais, l'amateur qui découvrira le film ainsi sans connaître l'existence d'une version intégrale se dira que Murder Set Pieces est surtout une oeuvre surestimé et que dans le genre, il existe beaucoup plus gore et sanglant.

Dire que la version intégrale rectifie les choses est un euphémisme. Concentré de fureur à travers un montage alternant des moments de pur folie, dont une image ou le tueur se met à hurler face caméra, la bouche et le corps remplit de sang, le film de Nick Palumbo se permet d'aller très loin dans le genre, au point de s'engouffrer parfois dans le sordide.

Pour l'anecdote, si la plupart des noms du casting ne vous diront rien, certains comédiens connu viennent faire de petits caméo. C'est notamment le cas de Tony Todd en patron de vidéoclub spécialisé dans le porno, Gunnar Hansen ou Cerina Vincent, découverte dans Cabin Fever.

A noter également que le long métrage de Nick Palumbo est sortit dans un dvd trouvable à deux euros dans les solderies, sous le titre Girl Wanted. Mais, attention, il ne s'agit que de la version censurée.

L'histoire de Murder Set Pieces est relativement simple puisqu'on suit un psychopathe d'origine Allemande réfugié en Amérique. Misogyne jusqu'a l'extreme, grand adorateur d'Hitler et du régime Nazi, dont son grand père faisait d'ailleurs partie, le tueur s'attaque uniquement au sexe féminin pour lequel il n'a aucune compassion.

Dans ces conditions, pas étonnant de le voir notre psychopathe frapper une nana au visage en plein acte sexuel jusqu'a totalement lui massacrer la face. Mais, notre homme est également un fervent adepte de la torture psychologique.

Il sort avec des filles avec lesquels il ne couche pas, les rends malheureuse avant de les plaquer en leur disant qu'il ne les aimes pas. les laisser en vie par la suite est aléatoire. 

C'est ainsi qu'il entame une histoire avec Charlotte, une jeune coiffeuse ayant la charge de sa petite soeur, Jade. Dés le départ, cette dernière se méfie du bonhomme. Il faut dire qu'il adopte une attitude un peu douteuse avec elle, allant jusqu'a la photographier devant son école.     

Malgré les mises en gardes de Jade, Charlotte ne veut rien entendre, y comprit quand la fillette apprend la disparition étrange de sa meilleur amie.

Ce n'est finalement qu'assez tard que la gamine décidera à se rendre chez le psychopathe pour une soirée qu'elle ne risque pas d'oublier.

Voulant faire de son film un hommage au Maniac de William Lustig, Le jeune metteur en scène se verra rejeté par ce dernier, qui jugera le film beaucoup trop choquant, et déclarera que le réalisateur devrait en avoir honte. Mais, les problèmes de Nick Palumbo ne s'arrêtent pas la. Son long métrage se verra privé de sortie dans de nombreux pays, et refusé par les responsables de nombreux festival, jugeant le résultat trop extrême.

Ce n’est qu’en 2008 que le jeune metteur en scène parviendra à faire sortir en dvd sa fameuse version intégrale.

La question est de savoir si le film mérite vraiment sa réputation, la réponse est oui et pas qu’un peu.

Nick Palumbo se permet d’aller très loin, notamment en montrant un personnage d’adorateur d’Hitler expliquant à une fillette que ce dernier est un héros, ou avec des images d'archives du 11 septembre. On peut citer également des moments comme celui de la mort d'un gamin de deux ans, Jade, la fameuse petite soeur, se faisant taillader le visage à coups de lame de rasoir ou notre tueur montré en train de dévorer un corps humain.

Pour vous donner une idée, dans Murder Set Pieces, on trouve de la nécrophilie, notamment quand le psychopathe achève sa victime en continuant de s'envoyer en l'air avec elle, des viols, un soupçon de pédophilie vu que le tueur semble fantasmer sur Jade, de la torture, entre autre quand les victimes se retrouvent pendues la tète en bas comme de la viande et s'apprettent à être découpé à la tronçonneuse, et une bonne dose d'immoralité, notamment dans un final tournant royalement le dos au happy end d'ordinaire en vogue.

Bref, le réalisateur cherche à choquer et il y parvient largement. Certains pourront d'ailleurs trouver que cette étalage de violence est entièrement gratuit, et, en effet, Nick Palumbo n'a que cette volonté de mettre mal à l'aise à tout prix, et ne le fait pas dans la finesse, ni dans la profondeur. A ce titre, le choix de faire du tueur un allemand fan du nazisme participe de cette volonté, même si ça n'apporte rien de plus à l'histoire.

Murder Set Pieces n'est pas sans défauts, y comprit dans sa version intégrale. Les comédiens y, d'ailleurs, sont toujours aussi mauvais, y comprit celui incarnant le tueur, à la carrure impressionnante, mais, qui perd pas mal de crédibilité lorsqu'il se met à parler. Pour autant, si vous êtes à la recherche de films bien ch'tarbé et que l'étalage de violence ne vous effraie pas, le film de Nick Palumbo saura assurément vous contenter, du moins, encore une fois, dans sa version intégrale.