Réalisation : Josh Stolberg

Année : 2014

Genre : Comédie

L'histoire : Après l'enterrement de vie de garçon de Doug, Bradley, Ed et Zach se réveillent dans une chambre étrange dans un monde qui l'est encore plus ! Ils réalisent alors qu'ils sont dans un train en direction des Hungover Games. C'est un combat pour leur survie qui s'annonce.

la Critique de Titi70 :

C'est une règle immuable, chaque succès cinématographique doit avoir droit à son détournement. C'est ainsi qu'on trouve des versions pornographiques de La Planète Des Singes, King Kong (ou ce dernier porte une couche culotte) ou mème Titanic, devenu un film de vampire sexy baptisé Titanic 2000 que je reverrais de voir.

Dans le cas de The Hungover Games, les responsables décident de s'attaquer, bien sur à la saga Hunger Games, en particulier le premier épisode, mais aussi à Ted, Avatar, et même au premier Taken, lors d'une séquence complètement gratuite ou le personnage de Liam Neeson est remplacé par Robert Wagner.

A noter présence de Tara Reid, toujours la pour cachetonner dans de mauvais films, et Jamie Kennedy, dont certains se souviennent peut ètre pour son rôle de Randy Merks dans les deux premiers volets de la saga Scream.

Le scénario de base reprend celui de la trilogie Very Bad Trip, avec la mème bande de potes partit faire l'enterrement de vie de garçon de leur ami Doug et qui vont, une nouvelle fois, le perdre après des péripeties suite à une soirée arrosé dont il ne garde aucun souvenir.

Sauf que, cette fois, nos lascars se retrouvent dans le monde d'Hunger...Pardon, d'Hungover Games ou ils vont devoir affronter sous l'oeil de caméra avide de violence des adversaires redoutables tels qu'un Thor homo qui court après son marteau, la peluche Ted, l'indien de Lone Ranger, deux indigènes bleues sortit d'Avatar, un zombie ayant tourné dans la série The Walking Dead ou la redoutable Carrie White. Tout cela en tentant de retrouver des souvenirs parfois surprenant de leur soirée.

A l'image des parodies qui pullulent depuis quelques années, on ne peut pas dire que les responsables d'Hungover Games se soit beaucoup fatigué avec leur scénario. Ce que, à la rigueur, on peut leur pardonner vu qu'il s'agit d'un détournement.

Le problème, c'est que cela s'applique également à l'humour englobant le film. Car, soyons sincère, si on peut sourire à certains moments, jamais on ne se marre une seul fois, la plupart des gags se révélant d'une lourdeur peu commune.

Un exemple ? Nos trois héros vont découvrir qu'ils ont participé à une chaîne humaine baptisé The Human Centipède (voyez la référence) et que, l'un des larrons s'est fait chier (désolé de cette vulgarité, mais, on ne peut pas dire autrement) dans la bouche. On aura ainsi la vision du mec en train de vomir de la merde. Bon appétit si vous êtes à table.

En fait, l'impression qui prédomine, c'est que les responsables semblent vouloir faire l'impossible pour offrir une parodie aussi trash que possible. Encore une fois, c'est surtout vulgaire, mais, pas drôle pour autant. Enfin, le fait de vouloir parodier un maximum de films aboutit parfois à un trop plein de références, parfois extrêmement mal utilisé, ou ne faisant l'objet que d'un gags gratuit et hors sujet.

Je pense, notamment, au détournement très court de Django Unchained, qui se limite à voir un clone de Django assommer un type avant de faire un signe à la caméra en criant "Django est libre !".

Au final, The Hungover Games (qu'on peut également trouver sous le titre The Very Bad Games) n'est qu'un navet pitoyables et absolument pas drôle, mais, qui se montre finalement à l'image de l'humour gras peuplant les comédies américaines actuelles.