Réalisation : Taylor Hackford

Année : 1995

Genre : Drame

dolores

L'histoire : Dans une petite bourgade côtière du Maine, Dolorès Claiborne, une femme forte et indépendante, se retrouve accusé du meurtre de sa patronne, pour qui il travaillait depuis de nombreuses années. Dolores va non seulement devoir faire face à un inspecteur revanchard bien décidé à l'envoyer en prison, mais, également à sa propre fille, Séléna, avec qui elle a toujours entretenu des rapports orageux et un passé difficile que la jeune femme semble avoir oublié et qui s'apprette à refaire surface.

La Critique De Titi70 :

Si le nom de Stephen King est souvent associé, à juste raison, à l’horreur et au fantastique, l’écrivain à également su investir d’autres genres comme le suspense ou le drame.

Faisant partie d’une trilogie consacré aux femmes , Dolorès Claiborne est le second opus de cette trilogie, après Jessie et avant Rose Madder.

En outre, de ces trois bouquins, il s’agit du seul adapté à ce jour. Se présentant comme un long entretien entre le personnage en titre, qui raconte son histoire, et des policiers qui l'interroge, le bouquin représentait à lui un véritable défi d'adaptation pour tout scénariste.

Pas de quoi décourager pour autant les responsables de la société Castle Rock Entertainment qui achète les droits du livre Dolores Claiborne alors qu'ils s'apprettent à sortir une autre adaptation d'un bouquin du King, à savoir Les Evadés, tiré de la nouvelle Rita Et le Pénitencier De Shawshank.

C'est un jeune scénariste, qui n'a alors à son actif qu'un seul autre script pour Le Feu Sur Glace, une comédie romantique dans le milieu du patinage, qui est engagé. Tony Gillroy n'est pas connu à ce moment la, ce qui changera quelques années plus tard, lorsqu'il deviendra scénariste officielle de la saga Jason Bourne, et réalisateur du quatrième épisode.

Pour incarner le personnage en titre, les responsables ne vont guère chercher loin, Stephen King ayant expliqué qu'il avait écrit son roman en pensant à la comédienne Kathy Bates. De fait, celle ci se montre ravie de retrouver l'univers du romancier, cinq ans après avoir été révélé dans une autre adaptation, celle de Misery.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'actrice se montre particulièrement bien entouré, puisque figure également au casting Jennifer Jason Leigh, Christopher Plummer, David Stathairn, et John C. Reilly.

Guère compliqué non plus pour trouver un réalisateur, beaucoup se battant pour mettre en image un scénario que tous jugent excellent. C'est finalement Taylor Hackford qui est désigné.

L'histoire se déroule dans une petite bourgade côtière du Maine. C'est la que vit depuis toujours Dolores Claiborne, une femme de caractère qui travaille depuis des années comme employée pour une riche veuve excentrique, Vera Donovan.

Malgré le caractère difficile et capricieux de sa patronne, Dolores s'est toujours montré comme une personne de confiance. Pourtant, un matin, le facteur la découvre brandissant un rouleau à pâtisserie, prête à achever Vera qui gît presque morte dans l'escalier.

Aussitôt arrêtée, Dolores Claiborne se voit interrogé par le détective John McKey, un fin limier ayant toujours résolu les affaires qui lui étaient confié à l'exception d'une : Le meurtre d'un homme qui s'avérait être...Le mari de Dolores. Autant dire que le policier voit cette nouvelle affaire comme une occasion de prendre sa revanche.

Pendant ce temps, à New York, Séléna St George, une brillante journaliste, reçoit un curieux méssage anonyme l'informant de l'affaire impliquant sa mère, Dolores. Immédiatement, elle décide de partir pour le Maine sans se douter que ce séjour va être pour elle un plongeon dans un passé difficile qu'elle semble avoir oubliée.

Avant tout, cette version cinéma de Dolores Claiborne propose une analyse des rapports familiaux parfois difficile, doublé de beau portraits de femmes brisé par un drame.

Car si Séléna à oublié, pour ne pas dire occulté, son passé, le fait que la jeune femme semble au final aussi mal dans sa peau traduit le fait qu'il reste des traces indélébiles.

Quant à sa mère, elle demeure une femme courageuse à l'existence parfois difficile et qui a dut se battre, parfois en faisant des choix pas toujorus simple, pour le bien ètre de son enfant.

Constat social sur la difficulté d'èxister en tant que femme dans une société qui leur facilite rarement la tache, Dolorès Claiborne demeure un très grand long métrage, porté par une réalisation sans faille, un scénario en béton et des interprètes totalement investit, notamment Kathy Bates, parfaite en femme forte et Jennifer Jason Leigh, magnifique en être brisée cachant sa souffrance sous son ignorance.

Comment ne pas citer également Christopher Plummer, démoniaque en flic prêt à tout pour boucler une affaire, comme interroger violemment une gamine encre traumatisée.

Encore une fois, Dolores Claiborne fait partie des oeuvres essentielles à voir pour tout amoureux de l'univers de Stephen King.