Réalisation : Peter Berg

Année : 2004

Genre : Action / Comédie

bienvenue dans la jungle

L'histoire : Afin de régler ses dettes à un mafieux, un chasseur de primes accepte de partir pour la jungle amazonienne pour lui ramener son fils. Mission a priori facile, du moins, jusqu'a ce que cette aventure se transforme en chasse dont le butin est une statuette inca à la valeur inestimable.

La Critique De Titi70 :

Nous sommes en 2002, et Dwayne Johnson alias The Rock vient d'être révélé race au film de Chuck Russell, Le Roi Scorpion. Durant le tournage, le producteur Kevin Misher, qui officie sur le film, et l'acteur ont développé des liens d'amitiés, à tel point que les deux hommes envisagent immédiatement de retravailler ensemble.

Ayant eut entre les mains un scénario d'aventure se déroulant dans la jungle Amazoniene, Kevin Misher en parle immédiatement à The Rock qui se montre enthousiaste.

C'est ainsi qu'un an plus tard sort Bienvenue Dans La Jungle, réalisé par Peter Berg, révélé quelques années plus tot par le film Very Bad Trip et qui tourne alors son second long métrage en tant que metteur en scène. Pour donner les répliques à The Rock, les responsables ne vont pas chercher bien loin en choisissant Seann William Scott puisque ce dernier sort tout juste d'une autre comédie d'action ayant pas mal marché à l'époque, Le Gardien Du Manuscrit Sacré.

Pour compléter le casting de Bienvenue Dans La Jungle, on trouve également Rosario Dawson, Christopher Walken et Ewem Bremer. A noter également l'apparition éclair d'Arnold Schwarzenegger qui vient passer en quelque sorte le relais à son poulain avant de se retirer des écrans pour quelques années, au profit d'une carrière politique. 

The Rock incarne Beck, un dur à cuire travaillant pour un mafieux prénommé Walker. L'employé espère ainsi pouvoir éponger ses dettes et réaliser son plus grand rêve : Ouvrir un restaurant. 

Mais, son patron lui impose une dernière mission : Retrouver son fils,Travis caché en pleine jungle Amazonienne. Si Beck effectue correctement son travail, il sera libre.

L'homme retrouve rapidement le gamin, mais, se heurte rapidement à Hatcher, un magnat local. Travis s'étant mit en quête d'une vieille statue réputé introuvable, Beck se voit contraint de le suivre, aidé par la belle Mariana. Une expédition mouvementé s'annonce dans ce milieu hostile.

Franchement, il y a de quoi se demander ce que des acteurs comme Christopher Walker ou Rosario Dawson sont venu foutre dans cette galère. Le premier, qui avait fait part à une époque de sa lassitude à toujours jouer des personnages de méchants, se contente de nous sortir sans conviction son numéro de mafieux habituel, tandis que la seconde est peut être la seule à croire un minimum à ce scénario improbable.

Mais, le pire est sans doute le prestation complètement autre de The Rock. Avec ce film, le bonhomme semble avoir envie de nous prouver qu'il est un véritable acteur, capable d'émotion, et pas uniquement une machine à donner des coups.

Sauf que confronté à l'insupportable, et je pèse mes mots, Seann William Scott, difficile de rester stoïque. Si ce dernier a déjà une capacité naturelle à vous ruiner un film en quelques secondes, il est ici totalement en roue libre et encore plus saoulant que d'ordinaire, ce qui n'est pas peu dire.

En résulte un film que ne fonctionne jamais à tout les niveaux, que ce soit du point de vue du scénario ou de son duo en titre. Enchaînant les gags navrants en se prenant très au sérieux, joué par des acteurs qui s'emmerde, comme Christopher Walken, ou qui ont de hautes prétentions, comme The Rock.

Bienvenue Dans La Jungle est un film que l'on pourrait haïr très facilement si sa connerie poussé au maximum ne le rendait pas aussi involontairement drôle, à l'instar de cette scène ou The Rock se prend des coups sans arrêt pendant qu'il explique qu'il ne veut pas battre. On a aussi ce passage ou Rosario Dawson lui explique que l'eau de la rivière contient des créatures qui peuvent s'attaquer au partie génitales de ceux qui consomme ou se baigne dans cette eau. C'est ainsi qu'on a droit à cette phrase digne de Shakespeare balancé par un The Rock qui roule des yeux : "Touche pas à mon pissou".

Au final, le long métrage de Peter Berg est un gros nanar, qui, comme le dirait mon camarade Alice In Olivier, est tellement nul qu'il finit par en devenir génial. Allez comprendre.