Réalisation : Jonathan English

Année : 2011

Genre : Action

le sang des templiers

L'histoire : En 1215, le roi d'Angleterre a été contraint de signer un document assurant la libérté du peuple. Furieux d'y avoir été forcé, il lève une armée et commence à piller le pays. Mais, un dernier obstacle se dresse sur sa route : Le chateau de Rochester defendu par une poignée de chevaliers.

La Critique De Titi70 :

Le nom de Jonathan English ne doit pas vous dire grand chose et c'est tout à fait normal, En effet, le bonhomme n'a réalisé que deux autres long métrages jamais sortit chez nous, avant de se retrouver à la barre du film Le Sang Des Templiers.

Une traduction française particulièrement inadapté étant donné que ce film ne présente reèllement qu'un seul templiers. Mieux vaut donc utiliser le titre original, Ironclade, qui signifie littéralement Bouclier De Fer.

Si le réalisateur est donc peu connu, ce dernier à pourtant réussi à réunir un beau casting d'acteurs confirmés: James Purefoy, Charles Dance, Paul Giamatti, Kate Mara, Brian Cox, Derek Jacobi et Jason Flemyng, le tout pour une oeuvre médiéval et historique violente et assez reussi, qui sera d'ailleurs nominé au Festival fantastique de Neuchatel en 2011.

L'histoire se déroule en 1215, en Angleterre. Le pays vit alors sous le règne du tyrannique roi Jean, qui impose un régime de terreur. Face à cette dictature barbare, les Barons du pays se réunissent, appuyés par l'église auquel est rattaché l'ordre des templiers. Ils finissent par forcer le souverain à signer un traité stipulant la libérté pour tout citoyen du pays.

Mais, le roi Jean n'est pas du genre à se laisser dicter sa conduite, encore moins par une poignée d'hommes et un texte limitant son pouvoir de monarque. Il recrute donc des mercenaires venues d'Ecosse et du Danemark et commence à écumer le pays. L'objectif est double : Récupérer sa légitimité tout en punissant ceux qui l'ont forcés à signer le traité.

C'est ainsi qu'il revient dans uns de ses châteaux ou viennent de trouver refuge deux templiers. S'appercevant de leurs présences, il en fait immédiatement capturer un et lui fait arracher la langue. Le second parvient à sauver son camarade et prend la fuite, mais, son ami mourra quelques heures plus tard de ses blessures.

La sauveteur se nomme Thomas Wallace. C'est un valeureux combattant, habile tacticien, mais, également un homme étrange ayant fait voeu de silence.

Revenu auprès de l'Atcheveque Langton, Thomas apprend que le Pape à décidé de soutenir le roi Jean et que les heures sont comptés. Il faut à tout prix stopper le monarque fou. Une seule solution : Se réfugier au château de Rochester, lieu stratégique d'ou le monarque pourra asservir le pays, et protéger l'édifice coûte que coûte.

Accompagné du Baron d'Albany et de quelques hommes valeureux ainsi que d'un jeune écuyer, Thomas Wallace s'embarque pour la plus dangereuse des missions.

Après un début posant la situation initial, le réalisateur installe son histoire dans un château d'ou se passera la majorité de l'action, faisant ainsi d'Ironclade un film de siège.

C'est d'ailleurs en passant devant le véritable domaine de Rochester que Jonathan English eut l'idée de ce long métrage. Comme je l'ai dit, Le Sang Des Templiers est une oeuvre violente, le réalisateur ne lésinant pas sur la barbarie lors des nombreux combats, ultra rapide et  souvent filmé caméra à l'épaule.

La sang gicle joyeusement tandis que des membres sont arrachés et des tètes tranchés. On ne pourra pas reprocher à Jonathan English de livrer un film aseptisé et autant dire que les personnes trop fragile sont priés d'aller voir ailleurs.

Pour autant, on peut le dire, si le réalisateur livre un film correct, Ironclade doit beaucoup à ses comédiens et en particuliers James Purefoy, charismatique en diable dans la peau de ce combattant étrange dont on devine un passé difficile et qui conservera son mystère jusqu'au bout. Son personnage, Thomas Wallace, devra non seulement faire preuve de courage dans la bataille, mais, aussi moralement, à cause de la présence d'Isabelle, la jeune femme du maître des lieux, pour qui il éprouve une attirance réciproque.

En outre, ce qui donne au personnage son coté unique, c'est que le réalisateur n'en fait jamais un héros avide de violence. Thomas Wallace se bat par obligation et pour une cause, mais, comme il le dit lui même : "Il n'y a aucune gloire à tuer un homme".

Dommage finalement que James Purefoy ait tendance à éclipser quelque peu les autres comédiens, ceux ci se montrant tout de même à la hauteur, à l'exception peut être d'un Paul Giamati qui en fait parfois trop, notamment lors de l'assaut du donjon.

Il n'empèche que Le Sang Des Templiers rèste une oeuvre réussi. Un film médiéval pas forcement parfait, mais, qui possède suffisamment de qualité pour demeurer appréciable.