Réalisation : Goro Miyazaki

Année : 2012

Genre : Animation

la colline aux coquelicots

L'histoire : Dans le Japon des années 60, à l'aube d'une nouvelle ère, Uri et Shan, deux jeune lycéens, vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

La Critique De Titi70 :

Si l'on cite souvent le travail d'Hayao Miyazaki, on connait beaucoup moins celui de Goro Miyazaki, son fils, également réalisateur de long métrages d'animation. Il faut dire que son premier essais, Les Contes De Terremer, sortit en 2006, était particulièrement brouillon trop marqué par l'influence de son père, sans en posséder les qualités.

Mais, Goro Miyazaki décide de persister et nous revient donc six ans plus tard avec La Colline Aux Coquelicots, toujours distribué par le studio fondé par son père. D'ailleurs, on retrouvera le réalisateur sous peu puisque le réalisateur vient de créer une série animé baptisé Ronya, Fille De Brigand, actuellement diffusé au Japon et adapté d'un roman pour enfant. Un projet sous la bannière de la société Ghibli, dont le dirigeants ont donc décidé de se recentrer dans d'autres médiums, comme la création pour la production télévisuelle.

Pour en revenir à La Colline Aux Coquelicots, le film est adapté d'un manga du début des années 80. A noter qu'Hayao Miyazaki officie bien sur ce long métrage, mais, en tant que scénariste.

L'histoire se déroule en 1963, alors que le Japon s'apprette à accueillir les Jeux Olympiques.se déroulant à Tokyo. A Yokohama, petite ville portuaire, vit Umi, une jeune lycéenne.

Tout les matins, la demoiselle fait hisser des drapeaux de signalisations en mémoire de son père, mort en mer durant la guerre de Corée. De Sa maison, Umi ne peut le voir, mais, un jeune homme dont le père est conducteur de bateaux à repéré les signaux.

Le garçon, nommé Shun, profite d'ètre dans la même école que la demoiselle pour lui faire parvenir un message. Les deux adolescents finissent par se rencontrer et tombent rapidement amoureux. Mais, la situation se complique quand le garçon découvre qu'il a le même géniteur qu'Umi. A moins que le destin s'en mêle, les deux amoureux sont condamné à ignorer jusqu'au bout leur sentiments.

Toute cette histoire se déroule avec, en toile de fond, l'ambiance secouant le "quartier Latin", nom donné au foyer des étudiants mâles.

En parlant d'histoire, c'est justement le principal point faible de ce long métrage, tant l'histoire amoureuse semble aboutir à un argument digne d'une sitcom mielleuse, avant que le final ne ramène les choses de manière finalement plus émouvante.

Mais, La Colline Aux Coquelicots n'est reste pas moins un long métrage tout de même réussi, essentiellement parce qu'il parvient à faire plonger dans l'esprit d'insouciance et de liberté des années 60, sans jamais sombrer dans la nostalgie, tout en nous racontant une histoire qui s'avère, au final, très belle. 

On regrettera simplement que les personnages ne soient finalement pas plus développées. Le personnage d'Umi, par exemple. Jeune fille sérieuse et qui passe son temps à s'occuper des autres. Notamment les locataires de la pension familiale.

Alors que le réalisateur nous montre à plusieurs reprises que la gentillesse de la jeune fille est parfois exploité par ses proches, comme lorsqu'elle demande à son jeune frère d'aller faire une course et que celui ci refuse car il va manquer son émission à la télé, rendant ainsi la présence de Umi quasi indispensable à la bonne tenue de la maison, les retards successifs qu'elle aura par la suite en fréquentant Shun ne lui seront jamais reprochés.

Il faut dire que ses proches ne se soucient finalement guère d'elle. Personne n'ira s'inquieter plus que cela lorsqu'Umi rentre morose dans sa maison et va immédiatement se coucher, ce qui n'est guère dans ses habitudes.

Si La Colline Au Coquelicots ressemble parfois à un film d'Hayao Miyazaki, il n'en possède jamais la complexité, et encore l'imagination ou même le talent. Malgré son coté simpliste, ce long métrage du fils, Goro, s'avère tout de mème sympathique, mème si le studio à produit de bien meilleurs films que celui ci.