Réalisation : Brian De Palma

Année : 1969

Genre : Comédie Dramatique

Greetings

L'histoire :  Tandis qu'à la télévision, le président Américain justifie l'engagement américain de son pays dans la guerre au Vietnam, une bande d'amis cherche un moyen de se faire réformer devant le recruteur. En attendant la décision finale, chacun s'occupe de différentes manières.

La Critique De Titi70 :

« Le film reflète ce qui nous obsédait dans les années soixante : les filles – on était en pleine révolution sexuelle ; l'appel – tout le monde cherchait à se faire réformer pour ne pas aller au Vietnam ; et bien sûr l'assassinat de John Kennedy. J'y ai ajouté mon obsession pour le voyeurisme qu'incarnait le personnage joué par De Niro. ».

C'est par ces mots que Brian De Palma définit Greetings, son second long métrage après Murder A La Mod. Contrairement à ce dernier, qui passe totalement inaperçu à l'époque, cette seconde tentative se solda par un jolie succès puisque le film reçu l'Ours d'Argent au Festial De Berlin l'année de la sortie du long métrage.

Autant le dire, le résultat s'apparente plus à une sorte de brouillon dans lequel Brian De Palma à balancé en vrac tout les sujets propres à la société Américaine de l'époque, qu'ils soit politique ou autre. Le film ne ressemble pas vraiment à un long métrage, hormis sa durée, puisqu'il est constitué entièrement de personnages se parlant entre eux de thèmes divers, quant ils ne s'exprime pas directement face caméra.

La première scène montre ainsi une bande d'amis, dans laquelle on trouve Robert De Niro dans son premier rôle, répeter entre eux longuement d'eventuels raisons pour ne pas ètre engagé dans l'armée. 

Sans véritable scénario, Greetings reflète surtout les prises de positions de Brian De Palma durant cette période. Car, le réalisateur, tout comme son camarade Oliver Stone, est farouchement opposé à l'idée d'une guerre au Vietnam, ce qui explique la teneur de son long métrage.

Mais, le réalisateur s'en prend également à une certaine mentalité Américaine, comme dans cette scène satirique ou un vendeur de journaux hurle : "Lisez le journal Le rat, il vous dira tout, comment se procurer une arme, comment avorter, comment éviter de faire l'armée, comment sortir si vous êtes déjà dehors, comment gruger dans le métro, ou voler la nourriture, comment être prit en charge par la sécu."

Vous l'aurez comprit, Greetings fait aujourd'hui plus office de curiosité filmique, une oeuvre tourné à l'arrache et reflétant la mentalité d'une époque dont le coté amateur en fait tout de même une oeuvre relativement anecdotique, en dehors des vrais visionneurs de péloches rarissimes.