Réalisation : Ciarán Foy

Année : 2012

Genre : Horreur

Citadel

L'histoire : Un jeune père de famille, agoraphobe suite à l'agression de sa femme, s'associe avec un prêtre afin de sauver sa fille des griffes d'une bande de sauvages tordus et ultra-violents. Pour se libérer de ses peurs, il va devoir affronter ses démons et pénétrer dans le lieu qui l'effraie le plus au monde, une immense tour baptisé La Citadelle.

La Critique de Titi70 :

Pour un jeune metteur en scène, il y a plusieurs façons d'envisager un premier long métrage. On peut faire appel à l'imagination, mais, aussi se servir de sa propre expérience. C'est le cas de l'Anglais Ciarán Foy.

Agressé sans raison alors qu'il n'a que dix huit ans par des voyous, le jeune homme devient par la suite agoraphobe. De cette évènement tragique, Ciarán Foy décide, un jour, de se lancer dans une forme de thérapie, qui prendra finalement la forme d'un long métrage.

Ce premier essais, baptisé Citadel, fera par la suite le tour de nombreux festivals, ou sa réputation élogieuse ne cessera d'evoluer. Un buzz à double tranchant, tant l'emballement de certains journalistes et festivaliers pour des long métrages peut parfois s'averer très exagéré. Alors, Citadel est il une baudruche surestimé ou un bon film d'horreur sortant des sentiers battus. Après vérification, j'aurais plutôt tendance à opter pour la seconde option, même si le long métrage à également ses défauts.

Au niveau du casting, aucun comédien connu, à l'exception peut être d'Aneurin Barnard, comédien Anglais qui avait notamment joué le personnage de l'écuyer Guy dans le film   dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.

L'histoire se déroule dans une banlieue grise, sale et sans âme. C'est la que se trouvent Tommy et sa compagne, sortant d'un appartement. Tandis que le jeune homme est descendu jusqu'a sa voiture, sa copine enceinte l'attend. Mais, lorsque Tommy revient par l'ascenceur, il assiste, impuissant car bloqué dans la cabine, à l'agression sauvage de celle qu'il aime par des individus à capuches.

La jeune femme finira dans un coma dont elle ne sortira pas, tandis que les médecins parviendront à sauver l'enfant de Tommy.

Plusieurs mois plus tard, on retrouve le jeune homme, totalement agoraphobe, et qui ne désir qu'une chose : Quitter cette banlieue qui ne lui inspire que de la terreur. Après l'enterrement de sa compagne, un prêtre s'approche de lui et explique en peu de mots que sa fille est en danger.

Après avoir réussi à garder sa fille auprès de lui, Tommy finit par se faire agresser par les mêmes individus à capuches qui lui prennent son bébé. Une seul solution pour la retrouver, pénétrer dans la tour abritant ces sinistres personnages, mais, pour cela, Tommy va devoir abandonner sa peur.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec son sujet, Ciarán Foy prend un énorme risque, celui de sombrer dans la caricature.

Pourtant, le réalisateur s'en tire plutôt bien, bien aidé par de très bons comédiens et démontre un certain talent pour poser une ambiance devenant progressivement cauchemardesque, cumulant dans la dernière partie se déroulant intégralement dans une tour.

Mais, comme je l'ecrivais plus haut, Citadel à aussi ses défauts, notamment certains passages trop prévisibles, comme la mort d'une jeune femme ayant des sentiments pour Tommy.

Malgré tout, Ciarán Foy parvient à signer un film d'horreur particulièrement réussi, sans forcement tomber dans la caricature ou le gore. Car, l'une des forces du cinéastes est de ne jamais oublier qu'il réalise avant tout une fiction, même si basé sur des bribes de réalité, et non un documentaire dénonçant quoi que ce soit. Certains trouveront ainsi que le réalisateur manque peut être de courage, mais, je trouve que cette option permet d'eviter des pièges tendus par un tel sujet.

En tout cas, Citadel est une oeuvre suffisamment forte pour plaire aux amateurs de bons films horrifiques, en particulier ceux qui apprécient le cinéma de genre des années 70, un temps ou les metteur en scènes avait à coeur de raconter une histoire englobant des éléments horrifiques et non sur de se reposer sur des effets speciaux en oubliant leur scénario.