Réalisation : Rob Zombie

Année : 2012

Genre : Horreur

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L'histoire : Une jeune animatrice radio reçoit un étrange vinyl provenant d'une source inconnue. Dés son premier passage, le son contenu dans ce disque reveille des forces démoniaques et manipulatrices agissant sur les femmes et en particulier la jeune animatrice dont l'existence bascule dans le cauchemar.

La Critique De Titi70 :

On rèste dans les productions Blumhouse Pictures avec un film, non seulement produit par Jason Blum, mais, aussi Oren Peli. Et, ce qui est certains, c'est que si les gars doivent enquiller les Paranormal Activity foireux, mais, rentable, pour pouvoir permettre à des réalisateurs comme Rob Zombie de nous offrir des oeuvres aussi barré, folles, glauques et hors des sentiers battus comme The Lords Of Salem, je les encourage vivement.

Avec ce film, le réalisateur nous offre surtout une expérience complètement unique, qui ne manquera pas diviser les opinions. Ce qui est sur, c'est qu' la vision du long métrage, il est facile de comprendre que pourquoi ce nouvel opus de Rob Zombie s'est vue écarté des salles de cinéma, après un bide aux États Unis.    

Que les choses soient clairs, si vous avez trouvé La Maison Des Mille Morts, Devil's Reject, le remake d'Halloween et sa suite singulière, ce n'est rien en comparaison du choc qui vous attend ici. 

Au niveau du casting, le réalisateur retrouve son épouse à la ville, Sheri Moon Zombie, mais, aussi, des comédiens fétiches comme Sid Haig, Ken Foree, Dee Wallace Stone ou Bruce Davison et Michael Berryman, sans oublier María Conchita Alonso et Meg Foster.

Voulu comme un hommage à des classique du film de possession comme L'Exorciste ou sur le satanisme du style Rosemary's Baby, The Lords Of Salem raconte l'histoire d'Heïdi, une animatrice radio extrêmement populaire grâce à son émission mélangeant le hard rock et l'humour, qu'elle anime la nuit avec Herman Jackson et Whitey Salvador.

La jeune femme vit dans un appartement en compagnie de son chien, une existence routinière et calme, jusqu'au jour ou quelqu'un semble s'ètre installé sur le même palier que son appartement.

Le soir suivant, elle reçoit un paquet contenant un vinyle d'un nouveau groupe, Les Seigneurs. Lorsqu'elle l'écoute, Heïdi ressent une étrange sensation et se trouve envahit par des images violentes de messes noires.

L'animatrice voit son existence basculer progressivement dans un cauchemar sans fin. The Lords Of Salem pourrait se définir comme un film raconté de manière linéaire parasité par des flots d'images morbides, glauques et violentes, le tout dans une ambiance qui rappelle les années 70.

Le calvaire vécu par Heidï se déroule sur plusieurs jours, et fait l'objet d'un décompte. Rob Zombie prend sont temps pour installer son histoire et ses personnages, comme Withey Salvador, le meilleur ami de la jeune femme également amoureux d'elle et qui apparaît finalement comme une sorte d'alter égo du réalisateur, avec le même look et une certaine ressemblance physique.

Plus que l'Exorciste, c'est surtout à Rosemary's Baby auquel on pense à la vision de The Lords Of Salem, tant l'ombre du chez d'oeuvre de Roman Polanski semble planer sur le film de Rob Zombie.

Pour autant, le réalisateur semble tenter une sorte de mélange entre le trash et le coté intimiste. Jamais à cours d'idées folles, comme lors de cette scène ou Sheri Moon Zombie se fait arracher les entrailles par des adepte d'une secte, la méthode employé par le réalisateur sur ce film à aussi ses limites.

Si on ne peut reprocher à Rob Zombie son efficacité à poser une ambiance rapidement effrayante, comme l'est cette fameuse mélodie seulement doté de trois notes et dont la simple écoute suffit à coller la chair de poule, le réalisateur s'emmèle souvent les pieds dans le tapis en manquant de cohérence.

Il sacrifie ainsi des personnes ou certaines idée qui ne sont au final qu'à peine esquissé et ne mènent à rien. Prenons le personnage de Withey Salvador, qui est littéralement sous exploité et disparaît soudainement de l'intrigue pour revenir plus tard, sans aucune logique. On peut parler aussi de ce passage formidable ou toute les femmes écoutant la radio se figent, comme envoûtées, en entendant le morceaux macabre des Seigneurs. Une scène délicieusement sombre, mais, qui ne mène à rien, puisque juste la pour montrer que la musique agit sur les femmes, alors que les réactions d'Heïdi suffisait à le faire comprendre.

Enfin, le personnage de Bruce Davison, écrivain porté sur l'occulte qui va mener une pseudo enquête et ensuite tenter d'aider la jeune femme ne sert à rien, ce qui demeure regrettable tant le comédien offre une prestation tout à fait satisfaisante.

Difficile de décrire véritablement le sentiment qu'offre The Lords Of Salem, tant l'expérience que propose le film de Rob Zombie se vit finalement plus qu'elle ne se raconte.

Pour ma part, j'en ressort tout de même avec un sentiment mitigé, l'impression d'avoir vu une oeuvre qui aurait été mutilé au montage et à laquelle il manque des passages importants. Rob Zombie a le mérite d'offrir quelque chose de diffèrent, et sortant des sentiers battus, mais, oublie que ça ne le dispense pas de garder une certaine cohérence narrative. Bref, comme je l'ai dit plus haut, l'expérience offert par The Lords Of Salem vaut le détour, mais, ne plaira pas à tout le monde.