Réalisation : Álex de la Iglesia

Année : 2014

Genre : Horreur / Epouvante / Comédie

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L'histoire : En plein jour, un groupe d’hommes braque un magasin d’or de Madrid avant de partir en direction de la France. Mais arrivé près de la frontière, se trouve le village de Zugarramurdi, ou vit une famille de sorcières, bien décidées à user de leurs pouvoirs maléfiques pour se venger des hommes…

La Critique De Titi70 :

Halloween étant notamment la fête des sorcières, quoi de mieux que d'aller faire un tour du coté de Zugarramurdi, véritable village espagnol dont le nom est également d'origine basque. Un lieu surtout connu grâce à ses grottes, lieu de réunion des sorcières au 17 ème siècles. Des femmes, des hommes et même des enfants auraient été brûlés vives en cette période ou l'inquisition était reine.

Que l'histoire soit réelle ou non, difficile de ne pas reconnaître qu'il y a de quoi inspirer beaucoup de réalisateurs, dont Alex De La Iglesia.

Le réalisateur espagnol s'en empare donc pour en tirer un long métrage dont il a le secret, mélangeant l'horreur à la comédie, le tout dans un rythme effréné et sur un scénario jouant sur les inégalités entre les hommes et les femmes, avec une bonne pointe d'humour noir. 

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Au niveau du casting, on trouve notamment plusieurs comédiens fétiches du cinéastes, comme Carmen Maura, qui retrouve le réalisateur pour la troisième fois après Mes Chers Voisins et 800 Balles, mais aussi Carlos Areces et Carolina Bang, déja au générique de Ballada Trieste, le précédent long métrage du cinéaste. Viennent également s'ajouter Santiago Segura (grimé en femme) et Macarena Gómez.  

L'histoire des Sorcières de Zugarramurdi commence à Porta Del Sol, en pleine foire ou les passants peuvent croiser des personnes déguisés. C'est parmi ses gens que se trouve José, grimé en Jésus avec sa croix sur le dos. Un attirail qui va lui servir à braquer une banque en compagnie de ses complices, également déguisé, dont son jeune fils, Sergio.

Car, José est surtout un homme à bout, au chômage et en instance de divorce d'avec son ancienne compagne, Silvia. mais, plus grave que tout, l'homme risque de perdre totalement la garde de son gosse, qu'il aime plus que tout.

C'est ce qui l'a poussé à se lancer dans ce braquage qui vire rapidement à la course poursuite en pleine ville, à bord d'un taxi conduit par un brave chauffeur qui finit par se rallier à l'équipe.

Le groupe compte traverser la frontière Espagnol et arriver en France ou ils seront intouchable. Mais, à mi chemin de cette frontière se trouve un village nommé Zuggaramurdi, à la sinistre réputation.

Mais, José et ses camarades ignorent que Silvia s'est lancée à leur poursuite, elle même suivis par deux flics un peu demeurés. Tous vont se retrouver dans une aventure complètement folle qui va les marquer à jamais.

Ce résumé assez général est illustré dans un long métrage totalement barré, ou le réalisateur ne s'autorise aucune pause. Fidèle à son envie de brocarder les relations hommes/femmes, Alex De la Iglesia s'en donne à cœur joie, faisant du personnage de José et ses complices des vrais machos ambulant. Mais, se dégage surtout au fil du métrage l'image d'individus totalement irresponsables, notamment le père de famille, complètement immature tandis que Sylvia est présentée comme une femme castratrice et déterminée.

La première scène nous montre donc José effectuer son cambriolage déguisé en Jésus, couronne d'épine incluse, tandis qu'un autre type, caché dans un costume de Bob L'Eponge se fait tabasser en pleine rue.

Le groupe est conduit par un chauffeur de taxi qui finit par abandonner une existence ou il est dominé par son épouse pour se joindre à l'équipe. Quant aux sorcières, elles s'agit surtout de membres d'une même familles qui finiront par inviter des centaines de personnes, toutes également sorcières, pour une fête inoubliable dominé par une énorme créature aux seins pendent et très vorace.

En vérité, il est difficile de décrire précisément un spectacle aussi fou que celui des Sorcières de Zugarramurdi, un film rentre dedans, à l'humour subversif et une oeuvre complètement barré.

Même si le résultat n'est pas forcement parfait, tant le scénario donne parfois l'impression de partir dans tout les sens en brocardant à tord et à travers des personnages secondaires qui ne servent, au final, pas à grand chose, comme ce duo de flic idiot travaillant depuis des années ensemble et dont l'un finit par avouer son amour à son camarade, Les Sorcières de  Zugarramurdi offre une grande bouffée d'air frais dans un cinéma généralement beaucoup plus consensuel. Pour terminer, je dois bien l'avouer, malgré ses imperfections, ce nouveau Alex De la Iglesia reste un véritable coup de cœur.