Réalisation : Jeremy Power Regimbal

Année : 2012

Genre : Suspense / Thriller

euoevb

L'histoire : Dans l'éspoir de surmonter le décès de leur fille, un couple décide d'aller passer quelques temps dans leur maison de vacances perdu au milieu de la campagne. Mais, la présence d'une autre famille va progressivement transformer ce séjour en cauchemar.

La Critique De Titi70 :

Il y a toujours quelque chose de gênant à découvrir un film et se rendre compte, à la moitié du long métrage, qu'on a déja déja tout vu de ce qu'il propose. C'est ce que j'ai ressentit à la vision de Réplicas, réalisé par Jeremy Power Regimbal en 2012.

In There Skin, de son titre original, est surtout un projet porté par l'un des comédiens principaux, Josh Close, qui signe également le scénario. L'auteur comédien, vu notamment dans L'Exorcisme D'Emily Rose de Scott Derrickson ou Diary Of The Dead de Georges Roméro, s'est, à l'évidence, inspiré de nombreuses oeuvres antérieurs pour ce long métrage qui s'inscrit donc dans le genre très à la mode du home invasion.

Outre l'acteur scénariste, on trouve également Selma Blair, James D'Arcy ou Rachel Miner. A noter que Replicas est sortit chez nous directement en dvd, après un passage par de nombreux festivals comme le Paris International Fantastic Film Festival, autrement dit le P.I.F.F.F ou il reçu plusieurs nominations.

L'histoire tourne autour de Mark et Mary Hughes, un couple au bord de la rupture après le décès accidentelle de leur petite fille. Tout deux souffre en silence sans parvenir à communiquer. Dans l'espoir de se reconstruire, Mark emmène son épouse et son fils dans la maison familiale pour un séjour ou il espère pouvoir ressouder son couple.

Mais, la vie calme et paisible est rapidement troublé par la présence d'une autre famille au comportement étrange, les Sakowski. Tout commence lorsque Mark les trouvent au petit matin déposant du bois devant sa porte. 

Résolu à faire preuve de civilité, il tente d'ètre aimable et choisit de les inviter à venir passer l'après midi, au grand désespoir de Mary. Si les premières heures en leur présence se passent sans problèmes, le comportement de ces invités, qui disent s'appeler Bobby et Jane, finit par mettre mal à l'aise Mark et Mary.

Au cours de la soirée, le couple finit par chasser ses voisins de plus en plus envahissant. Mais, Bobby et Jane ne comptent pas en rester la, et n'ont qu'une idée en tète : Ressembler au maximum aux membres de la famille Hughes, persuadé qu'il s'agit de personnes absolument parfaites, quitte à les prendre en otage et leur faire vivre un cauchemar.

Dans un premier temps, le réalisateur prend son temps pour dépeindre le couple de héros, en particulier Mark, homme rongé par la culpabilité de n'avoir pas su protéger sa famille, père absent qui voit son couple son couple se désagreger et utilise tout les moyens, même les plus désespéré, pour garder Mary et sont ils auprès de lui.

Le déroulement du long métrage révélera la profondeur des sentiments qui le ronge, mais, aussi son manque total d'espoir et de confiance en lui. De son coté, Mary est une femme qui ne semble complètement coupé de tout sentiment amoureux envers son époux, qu'elle accuse du drame sans vraiment le lui dire. Le personnage semble même totalement dans le dépression. Bref, un couple brisé incapable d'envisager un quelconque bonheur

A l'inverse, Bobby et Jane semble prêt à tout pour avoir un peu de bonheur, même si ça doit passer par des actes répréhensibles. Comme je le disait en début de chronique, le long métrage fonctionne sur une formule établi dont il ne s'éloigne jamais et c'est la ou se situe le problème, car, Réplicas arrive après de nombreux autres long métrages racontant peu ou prou la même histoire.

Pourtant, le film de Jeremy Power Regimbal ne manque pas d'atouts, notamment des personnages auquel on s'attache rapidement, porté par de très bons comédiens, notamment Selma Blair ou Josh Close, dont le jeu en apparence fade colle parfaitement avec le rôle de Mark, un homme ordinaire et détruit très loin de l'image d'un quelconque héros. De leurs coté, James D'Arcy et Rachel Miner campe un couple totalement effrayant, très mal assortit, sauf dans la folie. Dommage que les deux gosses ne soit pas aussi juste dans leur interprétation.

Le réalisateur parvient à installer progressivement une ambiance riche en tension, notamment dans la scène du diner ou l'on sent que tout peut s'envenimer rapidement.

Mais, encore une fois, malgré les qualités de ce film, son déroulement ne propose rien de plus que ce qui a déjà été vu, et certains éléments se devinent à des kilomètres, comme lorsque le fils de Bobby et Jane demande au gosse du couple Hughes ou est son chien. Il est évident que le toutou va finir par se faire tuer et c'est ce qui arrive.  

Il y a aussi le personnage du frère de Mark qui déboule dans la maison pour rapidement se faire tuer, sans que la scène ne serve finalement à grand chose, sauf à montrer que Bobby est fou, au cas ou le spectateur n'ait pas encore deviné.

Enfin, si le réalisateur parvient à maîtriser la première partie, celle ou la famille Hughes est prise en otage reste tout de même assez sage, malgré leur meurtre dont j'ai parlé plus haut, le réalisateur tentant de jouer sur un éventuel moment menaçant ou Mary et Mark vont se rebeller et prendre les choses en mains, le tout à coup de musique stridente lorsqu'ils emmènent leur enfant se coucher, sans que jamais ça n'arrive vraiment.

Bref, Réplicas n'est pas un mauvais film, mais, ses défauts et son impression de déjà vu en font tout de même une oeuvre assez anecdotique. Josh, la prochaine fois, donne plus de personnalité à ton scénario plutôt que de te contenter de copier sur tes petits camarades.