Réalisation : Richard Shenkman

Année : 2013

Genre : Horreur

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L'histoire : Emily Watson est aveugle depuis l'accident qui a tué sa mère. La veille d'Halloween, son père la laisse seule chez elle le temps d'une soirée. Plongée dans l'obscurité, la jeune fille tente de se rassurer, mais un intrus débarque dans la maison...

La Critique De Titi70 :

Richard Shenkman fait partie de ces réalisateurs dont chaque longs métrages se voit condamné à sortir directement chez nous dans les bacs et cela depuis 2007, année de la sortie de son troisième long métrage, The Man From Earth.

Après avoir filmé l'affrontement de ce brave Abraham Lincoln avec des zombies, Richard Shenkman s'attaque cette fois au genre dit du Home Invasion, nouvelle vache à lait des producteurs de Direct to DVD, après les succès de nombreuses grosses productions comme  .

Évidemment, avec un budget serré et un temps de tournage réduit à une douzaine de jours, le réalisateur de Mischief Night ne peut se permettre d'avoir les mêmes prétentions que ses collègues oeuvrant pour les gros studios.

Pas de star au générique, mais, les fans de la série Profiler, diffusé à la fin des années 90, seront ravis de retrouver la comédienne principale, Ally Walker. Inutile de se réjouir trop vite pour autant, l'actrice se contentant d'une simple apparition et pour trois petites scènes seulement.

Tout le contraire de Daniel Hugues Kelly, comédien ayant essentiellement fait sa carrière à la télévision, mais, que l'on à pu voir tout de même au cinéma dans quelques long métrages comme Cujo de Lewis Teague ou Traquée de Ridley Scott. A signaler également la participation éclair de Charlie O'Connell, vu notamment dans la série Sliders.

L'histoire se déroule quasi-intégralement dans une grande maison ou, dés la première scène, une jeune femme et son amant sont assassiné par un individu vétu d'un ciré jaune et d'un masque.

9 ans plus tard, on découvre l'histoire d'Emily Watson, une jeune adolescente devenue aveugle après avoir été témoin de la mort de sa mère. Je le dis tout de suite : Non, ce n'est pas la femme tuée au début du film, puisque la mère d'Emily a disparue dans un accident de voiture.

Toujours est il que l'adolescente est devenue aveugle après cela, une cécité due en grande partie au traumatisme causée par l'accident. Alors que la jeune fille s'apprette à passer la soirée seule après avoir arrangée pour son père un rendez vous galant,  elle ignore qu'elle vit dans une maison ou s'est produit un crime et que les tueurs comptent bien profiter de la fête d'Halloween pour continuer le travail.

Durant tout le long métrage, Richard Shenkman s'amuse à brouiller les pistes, commençant son film comme un slasher traditionnel avant de bifurquer vers le home invasion tout en donnant à son long métrage un look digne des années 90, époque ou fleurissaient les copie de Scream et consorts, auxquelles le réalisateur tente visiblement de rendre également hommage. 

Malgré des comédiens offrant le meilleur d'eux même, dont Noel Coet, plutôt crédible en jeune aveugle, le résultat n'apporte aucune donnée nouvelle dans le genre, Richard Shenkman se contentant de marcher sur les traces des succès de ses confrères, n'hésitant pas à transformer, dans les dernières minutes, son héroïne en adolescente vengeresse tailladant l'un des tueurs à la tronçonneuse.

Hormis cette scène, il faut bien reconnaître que Mischief Night est un film assez sage, avare en terme d'action et peu surprenant pour qui connaît le genre. Mais, le plus gros problème vient du fait que le réalisateur tente d'apporter des rebondissements inutiles qui ne font qu'alourdir une intrigue très simpliste qui n'en demandait pas tant.

Déjà, l'interet de la première scène pour la suite est quasi nulle, tout comme la sous intrigue avec la mère d'Emily Watson ou le fait que l'adolescente demande à partir au ski avec son petit copain.

Des détails censé encore plus brouiller les pistes, mais, qui ne servent finalement qu'à boucher des trous, à l'image de sa fin ridicule.

Si Mischief Night reste une oeuvre qui se regarde d'un oeil distrait, mais, se suit sans déplaisir, ça reste un long métrage complètement anecdotique, qui ne propose rien qu'on ait déjà vu ailleurs, et en mieux. Bref, un petit navet qu'on oubliera vite.