Réalisation : David Schmoeller

Année : 1988

Genre : Horreur

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L'histoire : Au 16 ème Siècle, un homme possédé est enterré vivant au-dessous d'un monastère. De nos jours, l'arrivée d'une jeune femme parmi les moines va reveiller les forces démoniaques.

La Critique de Titi70 :

Si vous suivez ce blog depuis un certain temps, le nom de David Schmoeller ne doit pas vous ètre inconnu puisque j'avais déja évoqué ici son premier long métrage,  

Un an avant de signer le premier , le réalisateur tourne Catacombs, sous titré Les Couloirs De L'Enfer lors de sa sortie en vidéo.

Il s'agit une nouvelle fois d'une production Charles Band, tourné à moindre cout et avec un casting d'inconnu. Une oeuvre méconnu du réalisateur, qui surfe cette fois sur le thème de la posséssion démoniaque.

L'histoire se déroule integralement dans un monastère, et commence au 16 ème siècle, alors que des prètres tentent d'exorciser un homme, sans grand succès. Alors que le diable semble gagner du terrain, l'un des prètres n'a d'autre solution que de l'enterrer en posant un objet magique sous les ruines.

De nos jours, Elisabeth Magrino, une jeune institutrice, arrive dans le monastère à l'invitation du père superieur. Evidemment, sa présence en ce lieu ne va pas plaire à tout le monde, en particulier le très coincé père Magnus.

Mais, la jeune femme va, malgré elle, reveiller le diable qui va tenter d'étendre son règne de terreur sur le monastère. Seul un jeune curé, venu veiller un moine mourrant, semble ètre en mesure de le vaincre, mais, sa foi sera t elle assez puissante ?

Etrange film que Catacombs dans le sens ou on y trouve du bon et du mauvais, en sachant que le film flirte parfois avec le nanar, prouvant, si il en était besoin, que le sujet de la posséssion démoniaque peut parfois se révéler casse gueule.

Tout commence de manière plutot engageante avec une première scène plutot reussi dans les recoins du monastère, avec un acteur jouant le possédé de manière très convaincante.

Le réalisateur ne perd guère de temps par la suite à reveiller le diable qui s'empresse de faire une première victime en la personne d'un moine qui se trouvait sur les lieux. Un meurtre qui finit de manière amusante, puisque le diable, après avoir enseveli l'homme sous un monceau de terre, fait voler une croix qui vient se planter au sommet de ce qui est désormais une tombe.

Malheureusement, le réalisateur à du mal à maintenir de la coherence sur la durée, pas aidé par un scénario qui se révèle de plus en plus brouillon à mesure que le film avance. Car, le diable prend ensuite son temps pour se manifester, laissant la place à des querelles peu interessante entres moines, avec, au coeur des problèmes, la présence de la jeune femme dans le monastère.

Heureusement, on a droit à quelques scènes de meurtres, dont une completement "what the fuck ?" ou le diable entre dans le corps d'une représentation du christ qui s'anime, enlève les clous qui le retiennent sur la croix et s'en vient poignarder un prètre. Une scène purement nanardesque.

La fin verra la posséssion de la journaliste, et le combat du jeune prètre contre le diable. Malgré des longueurs et des maladresses, il faut reconnaitre que Catacombs, Les Couloirs De L'Enfer est une oeuvre plutot bien joué et qui fonctionne. A condition de ne pas trop tenir compte d'un titre Français quelque peu exagéré en regard du produit, ça rèste une série B sympathique et une curiosité à découvrir.