Réalisation : Scott Derrickson

Année : 2014

Genre : Horreur / Policier

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L'histoire : Deux policiers du Bronx de New York sont appelés sur plusieurs affaires, notamment une femme ayant jeté son bébé dans le box des lions d'un zoo. Progressivement, les deux flics découvrent que ces affaires ont un rapport entre elles. Mais, l'enquète va également confronter l'un des deux au mal absolu.

La Critique de Titi70 :

En 2001 sort aux Etats Unis le livre Beware The Night, écrit par Ralph Sarchie et Lisa Collier Cool. Il s'agit d'un ouvrage ou le premier relate plusieurs de ses enquête en tant que policier au sud du Bronx de New York. Parmi ses histoires se trouvent plusieurs cas de possessions démoniaque qui, d'après Ralph Sarchie, aura changé sa vision du monde et convertir celui qui se disait jusque la até en catholique pratiquant. Bref, notre homme à vu Jésus et il en est aujourd'hui très fière.

Treize ans plus tard, c'est Scott Stewart qui prend en charge la réalisation de l'histoire de ce policier au cinéma. Rien d'étonnant à ce que le metteur en scène se retrouve attaché à ce projet, puisqu'il s'est toujours définit comme un catholique convaincu. De plus, rappelons que le thème de l'exorcisme et de la possession n'est guère nouveau pour lui, puisqu'il avait signé en 2005 le film L'Exorcisme D'Emily Rose.

Pourtant, le réalisateur choisit de s'éloigner de sa source d'origine en ne reprenant aucune des affaires traité dans le livre, préférant des évènements fictifs, ce qui poussera les responsables à changer le titre du film, ce dernier devant au départ s'appeler comme le livre.

Au niveau du casting, après que Mark Walhberg ait, un temps, été envisagé, c'est finalement Eric Bana qui endosse les habits du flic Ralph Sarchie, tandis qu'Edgar Ramirez lui donne la réplique dans le rôle du prêtre Mendoza. Ils sont notamment entouré de Sean Harris, Olivia Munn, Dorian Missick et Chris Coy.

L'histoire tourne donc autour d'un policier du Bronx, Ralph Sarchie. Un dur à cuire affecté aux patrouilles de nuit. Au cours de sa vie professionnelle, l'homme en a vu des horreurs, mais, en quelques jours, ses certitudes vacilles.

C'est d'abord un bébé que Sarchie retrouve dans une poubelle et qui meurt dans ses bras, puis, le flic est appelé dans une maison ou un homme vient de battre mortellement sa femme. C'est ensuite dans un zoo qu'il se rend, ou une femme vient de jeter son enfant dans la cage des lions.

Au cours de son enquête, le policier découvre que ces affaires ont un lien entre elles, à savoir trois soldats ayant travaillé ensemble en Irak.

Un soir, Ralph Sarchie retrouve Mendoza, un prêtre, qui lui explique qu'il va devoir combattre le mal absolu en la personne d'un des soldat possédé, mais, pour cela, le policier va devoir retrouver sa foi, et le temps presse, car, sa famille est en danger.

Délivre Nous Du Mal s'inscrit dans la veine déjà creusé par Scott Stewart avec son précédent long métrage, Sinister, ou le réalisateur mélangeait le polar, via une enquète mené par le personnage centrale, et l'épouvante qui prenait progressivement le pas.

On retrouve le même fonctionnement ici; ou l'on suit Ralph Sarchie, policier efficace et réputé depuis le jour il a réussit à arrêter un pédophile notoire, mais, également, un mari et père absent.

Car, aussi coriace soit il, le flic à aussi sa part d'ombre, faite de regret et de culpabilité, et c'est cette dernière qui le coupe progressivement de ceux qu'il aime. De son coté, Mendoza, le prètre, n'est finalement guère différent puisque lui aussi, vit sous le poids des remords depuis le jour ou il a entretenu une liaison avec une femme après avoir délivré sa petite fille du diable lors d'un exorcisme.

A travers ces deux personnages, on retrouve des éléments déjà présent dans Sinister, notamment ce goût pour les personnage de père de famille prit dans le doute, ou qui voit leur certitudes vaciller face à des évènements qui échappe à leurs logiques.

L'un des mérite de Délivre Nous Du Mal est de ne pas chercher forcement à s'appuyer en premier sur les effets spéciaux, ou sur l'imagerie traditionnelle dévolue au films de possession démoniaque; Le réalisateur préfère se reposer sur une ambiance qu'il maîtrise et sur deux personnages fort, magistralement interprété par Eric Bana et Edgar Ramirez. Les deux acteurs croient à leurs rôles et, du coup, nous aussi.

Seul problème : un scénario qui, contrairement à Sinister, peine véritablement à convaincre, surtout dans son mélange maladroit entre une enquète dont le début s'éternise quelque peu, et le coté surnaturelle. On regrettera également une fin bancale et beaucoup trop guimauve, ce qui déçoit d'autant plus que Scott Derrickson était pourtant parvenu à boucler son précédent long métrage sur une dernière scène beaucoup moins consensuel.

Au final, Délivre Nous Du Mal est un film efficace, bien joué, et plutôt réussi. Malheureusement, le film est également assez inoffensif et, malgré ses qualités, s'oublie tout de même relativement rapidement.