Réalisation : Eli Roth

Année : 2004

Genre : Horreur

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L'histoire : Des adolescents louent une cabane dans la forêt pour y fêter la fin de leurs études et profiter des derniers jours de liberté avant d'entrer dans le monde du travail. Mais la fiesta tourne au cauchemar quand un ermite infecté par un mystérieux virus fait son apparition. Les cinq jeunes gens vont devoir faire face à un terrible virus qui dévore les chairs de ses victimes...

La Critique De Titi70 :

Nous sommes au début des années 2000, Eli Roth, jeune passionné de cinéma de genre, décide de se lancer dans la création de son premier long métrage, sous le parrainage de David Lynch, dont il a produit plusieurs court métrages.

Il reprends un scénario développé en 1995, et qui lui fut inspiré d'une maladie de peau dont il souffrait étant adolescent et qui lui laissait des saignements sur la peau, Cabin Fever est né.

 

Comme beaucoup de jeunes cinéastes s'attelant à leur première réalisation, Eli Roth décide d'inclure dans son long métrage un maximum de références aux oeuvres qu'il aime.

L'histoire reprend donc la structure du Evil Dead de Sam Raimi avec sa bande d'adolescents partit passer un week end à la campagne, dans un chalet abandonné. Sauf que, sur place, ils ne vont pas y croiser des démons, zombies ou autre créatures surnaturelles, mais, des habitants plutôt pittoresques, on peut même dire une belle brochettes de plouc, et surtout un homme contaminé par une étrange maladie de peau, qui va progressivement les infecter les uns après les autres.

Autant l'admettre franchement, la première fois que j'ai vu Cabin Fever, lors de sa sortie en vidéo au début des années 2000, je l'ai totalement détesté, et vu l'acceuil dans le tableau de notes de Mad Movies, ou un seul journaliste tentait de prendre la défense du film, ainsi que les divers commentaires que j'ai pu lire, je suis loin d'ètre le seul.

A l'instar d'autres oeuvres haïs en leur temps, Cabin Fever à finit par devenir, au fur et à mesure, un objet de curiosité, bien aidé par l'aura positive et grandissante de son metteur en scène.

Le film, qui compte désormais ses fans, à même bénéficié de deux suites sur lesquelles je reviendrais dans de prochaines chroniques.

Ayant décidé de revoir le long métrage pour les besoins de cette article, je peux donc vous livrer ici mon avis définitif. Cabin Fever n'a rien d'un chez d'oeuvre et comporte de nombreux défauts, la plupart étant commune aux première long métrages.

Je pense surtout à un trop plein de références, souvent gratuites, qui nuisent a la cohésion du film, à l'instar de cette scène ou, sans aucune raison valable, un gamin un peu attardé se met à faire des figures martiales, ou cette autre scène ou le héros voit, l'espace de quelques secondes, un lapin géant dans une chambre d'hopital.

Pour autant, Cabin Fever possède en contrepartie de nombreuses qualités, comme des personnages d'adolescents plus attachants que la moyenne,  et un refus des conventions, rendant progressivement le déroulement assez sombre, à l'instar des liens entre cette bande d'amis qui se brisent littéralement quand la peur survient.

Au final, ce premier essais d'Eli Roth demeure imparfait, mais, finalement attachant, et possède suffisamment d'interet pour justifier un visionnage, ne serais ce que par curiosité.