Réalisation : Jaume Balagero

Année : 2014

Genre : Horreur

L'histoire : Quelques heures après les terribles événements qui ont ravagé le vieil immeuble de Barcelone, une équipe de militaire parvient à s'introduire dans la batiment et à récuperer la journaliste Angela Vidal. Pour éviter une nouvelle propagation du virus, les autorités décident d'envoyer tout le monde sur un bateau, au large de l'océan, ou se trouve un laboratoire médical secret. Un endroit isolé ou le mal va pouvoir refaire surface.

La Critique De Titi70 :

C’est repartit pour un nouvel opus de la franchise Rec, le quatrième et aussi le dernier, selon l’engagement des deux réalisateurs.

Après Rec 3, Génésis signé Paco Plazza, un opus censé ètre une prequelle du premier épisode, c’est à Jaume Balagero, l’autre co réalisateur des deux premiers opus de la saga, que revient l’honneur de clôturer l’histoire.  

Le metteur en scène, révélé en 1999 avec La Secte Sans Nom, à su depuis se construire une filmographie particulièrement intéressante au point qu’il figure désormais parmi les réalisateur important du genre.

On pouvait donc esperer que ce Rec 4 : Apocalypse allait parvenir à redresser une franchise en total perte de vitesse après un opus 3 particulièrement maladroit et qui avait surtout du mal à rester cohérent avec l’univers de la saga. Malheureusement, ce nouvel épisode se révèle quelque part pire que son prédécesseur.

L’histoire reprend peu après les évènements de Rec 2. On suit une équipe de soldat d’élite qui pénètrent dans l’immeuble pour y poser des bombes afin de détruire définitivement le bâtiment. C est alors qu’il découvre une survivante, Ángela Vidal, la fameuse journaliste venue faire un reportage ou elle suivait des pompiers dans le premier film.

Afin d’éviter une nouvelle propagation du virus meurtrier, la jeune femme et les soldats se retrouvent sur un bateau au large des mers, commandé par un homme dont la retraite se profile après ce dernier voyage.

Sur le rafiot se trouve également un laboratoire ou des scientifiques effectuent des tests sur la journaliste et d’autres spécimens. Parmi eux, un singe particulièrement agressif qui parvient à s’échapper et attaque le cuistot du bateau. Le cauchemar recommence alors pour tout les passagers.

A une époque, les deux réalisateurs étaient parvenus à susciter une certaines impatience chez les fans, notamment en évoquant un quatrième épisode se déroulant cette fois en plein cœur de la ville,  décision judicieuse après deux épisode en huis clos.

C’est dire la déception lorsqu’on découvre que la majeur partie de l’action de Rec 4 : Apocalypse se déroule …Sur un bateau, donc, encore dans un lieu fermée.

Décision des producteurs voulant continuer à exploiter les ingredients de la franchise sans oser en changer la forme ? Fort possible, ce qui expliquerait le total abandon dont semble faire preuve Jaume Balagero. Comme pour le précédent opus, le réalisateur choisit d'abandonner l'aspect Found Footage, ce qui s'avère judicieux tant le procédé semble avoir été exploiter au maximum dans Rec 1 & 2. Mais, ce qui frappe surtout avec ce quatrième épisode, c'est l'abandon totale du réalisateur Espagnol qui semble désormais se contrefoutre de l’univers qu’il a pourtant créé avec Paco Plazza.

Totalement en pilotage automatique, Balagero ne semble avoir acceptée le boulot que pour payer les factures. Car, jamais, aucun de ses films n’a été aussi impersonnel et dénué d'idées au niveau de la mise en scène et du scénario.

Il n’est d’ailleurs pas le seul dans ce cas, puisque même Manuela Velasco, de retour dans le rôle d'Ángela Vidal, est ici particulièrement agaçante. Il faut dire que son personnage fait désormais office de potiche.

Rec 4 : Apocalypse ne vole guère plus haut qu’un quelconque épisode de la franchise filmique Resident Evil, on y retrouve d’ailleurs la même fainéantise, ce qui s’avère particulièrement triste dans le cas de Rec.

Mal joué, réalisé platement et n’apportant strictement rien aux deux premiers films, Rec 4 n’est, au final, qu’un navet ou les soi disant réponses qu’on devait nous fournir sont remplacé par un gag aussi honteux que le reste du long métrage. A l’évidence, les responsables ont troqué leur sincérités des débuts et leur envie de bien faire contre de la fainéantise et une grosse envie de pognon.